—  14 juin 2018

A moins d’un an des élections européennes de 2019, retrouvez le bilan des actions des députés européens de la délégation française du Groupe PPE depuis mai 2014.


Investissements dans des secteurs stratégiques grâce au Plan Juncker, sécurité renforcée avec la création du Corps européen de garde-côtes et garde-frontières Frontex, Europe de la défense, défense de l’agriculture de la ruralité, commerce mondial, lutte contre la concurrence déloyale en Europe et à l’international…Chaque jour, nous agissons pour une Europe qui vous protège !

—  14 juin 2018
franceinfo Radio France

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Huile de palme : « La France fait sourire par sa tentation à rajouter ceintures et bretelles à toute réglementation »

Treize raffineries et dépôts de carburants sont le théâtre de manifestations par les agriculteurs à l’appel de la FNSEA, en opposition à l’importation d’huile de palme en France.

Une plantation de palmiers à huile en Idonésie (ADEK BERRY / AFP)

De l’huile de palme va être importée cet été à la raffinerie de La Mède(Bouches-du-Rhône), en vertu d’un accord signé entre le groupe Total et le gouvernement précédent. Une situation qui provoque la colère de la FNSEA : les militants du syndicat agricole manifestaient devant 13 dépôts de carburants en France lundi 11 juin. À La Mède, un blocage a été finalement levé lundi à la mi-journée.

Sur franceinfo, le député européen Michel Dantin a dénoncé l’hypocrisie de l’État français. « Ce qui est paradoxal dans la position du gouvernement français, c’est qu’il est le premier à combattre la déforestation dans les accords internationaux, or on sait bien que la production d’huile de palme est la cause de la déforestation », a-t-il déploré.

« La France fait sourire en Europe par sa tentation naturelle à rajouter ceintures et bretelles à toute réglementation » a ajouté Michel Dantin, membre de la commission agriculture au Parlement européen. Celui-ci se trouve face à un « blocage » car « la France en particulier s’oppose à la non-introduction de l’huile de palme en Europe », a expliqué Michel Dantin.

(suite…)

—  11 juin 2018

« Défendrez-vous l’agriculture française ou l’huile de palme importée Monsieur le Ministre ? », a déclaré Michel Dantin, Député européen, en amont de la dernière série de négociations interinstitutionnelles qui se déroulera cette semaine au sujet de la révision de la directive sur les énergies renouvelables.

Parlement européen, Conseil des Ministres et Commission se réunissent à Strasbourg pour les dernières négociations de trilogue, afin de trouver un accord global sur le texte, notamment sur l’épineuse question des biocarburants issus de culture. En France, FNSEA et JA ont entamé dimanche le blocage des raffineries qui importent de l’huile de palme pour produire du biodiesel.

« Alors la France et l’Europe disposent d’un fort potentiel en matières de cultures protéiques, qui permettent à la fois de produire des huiles végétales et de répondre au déficit européen en protéines animales, le gouvernement français et Nicolas Hulot défendent l’importation d’huile de palme de pays tiers, c’est incompréhensible, a réagi l’Eurodéputé. « Au Parlement européen, nous nous sommes prononcés pour l’interdiction de l’huile de palme dans la production des biocarburants ».

« Où sont passés les bonnes intentions du Ministre à l’environnement et le modèle d’agriculture responsable qu’il prône ? Les agriculteurs français doivent se conformer à des normes de production toujours plus strictes, mais ce sont les produits importés des pays tiers répondant à des normes de qualités inférieures qui sont favorisés sur notre marché, a regretté Michel Dantin. « Ce double discours et cette absence de réciprocité sont intenables », a-t-il ajouté.

« J’attends du gouvernement qu’il clarifie sa position sur l’huile de palme et qu’il protège enfin notre agriculture », a conclu Michel Dantin.

Retrouvez mon intervention sur Franceinfo dans « blocage des agriculteurs » à partir 15:11:45 jusqu’à 15:17:16

—  11 juin 2018

« Près de vingt ans après son entrée en vigueur, la révision de la directive eau potable est nécessaire pour aligner les paramètres de qualité aux progrès de la science et aux substances émergentes. La priorité de cette directive est bien de garantir la santé publique liée à la consommation d’eau potable », a déclaré Michel Dantin, rapporteur pour le Parlement européen sur la révision de la directive sur l’eau destinée à la consommation humaine.

Ce texte est présenté ce matin en commission de l’Environnement du Parlement européen.

« Cette révision est aussi l’occasion de réaffirmer des droits pour les citoyens européens en matière d’eau. Je plaide pour un renforcement de la transparence et de l’information au public sur la qualité de l’eau desservie. Les consommateurs doivent avoir accès à des informations clés et compréhensibles par tous. La qualité et le prix de l’eau ou la consommation du ménage sont des éléments qui devraient apparaitre sur la facture d’eau partout en Europe. Ces informations sont de nature à sensibiliser les citoyens sur le coût du service d’eau et l’importance d’une consommation raisonnée pour économiser cette ressource », a ajouté le député.

« Je propose enfin d’affirmer un principe de solidarité. L’eau potable demeure une ressource essentielle à la vie. Nous nous devons d’assurer l’accès à l’eau pour les groupes vulnérables et marginalisés qui n’ont pas ou ont un accès restreint à l’eau potable. Cette solidarité doit être une responsabilité collective de l’Union, des États, des autorités locales et des citoyens », a conclu Michel Dantin.

—  4 juin 2018

Michel Dantin (PPE): « Attention à ne pas signer à terme l’arrêt de mort de la PAC »

Le député européen (LR, PPE) regrette que « la France n’ait pas pris clairement position pour défendre le budget de la Politique agricole commune »;

Isabelle Marchais, L’Opinion, 1 June 2018,

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La Commission européenne présente vendredi ses propositions législatives de réforme de la politique agricole commune pour la période de programmation budgétaire 2021-2027, dans lesquelles elle devrait recommander de décentraliser au maximum les prises de décision. De quoi inquiéter les agriculteurs français, déjà fortement préoccupés par la réduction du budget de la PAC et du montant des aides directes annoncée le 2 mai.

Pourquoi avoir parlé de « hold-up organisé » à propos des orientations de la Commission pour le budget post 2020 de la PAC ?

Dans les premières analyses qui étaient sorties, la Commission évaluait la baisse du soutien direct au revenu des agriculteurs à 3,9 % en euros courants. J’ai aussitôt réagi en disant que la diminution, en euros constants, serait en fait beaucoup plus importante, de 15 % en 2027 pour les paiements directs, et de 25 % pour le second pilier, celui du développement rural. Depuis, de nouvelles informations sont sorties de la Commission, confirmant ces chiffres. Il ne faut pas oublier qu’en France, les aides directes représentent 47 % en moyenne du revenu des agriculteurs. Or, à l’inverse des mesures de développement rural, les pays ne pourront pas compenser la baisse des aides européennes puisqu’il n’y a pas de cofinancement possible sur le premier pilier. Toute réduction sera donc une perte sèche pour les agriculteurs.

(suite…)

—  18 mai 2018
A retrouver en ligne sur https://www.euractiv.fr/ Le retour des loups passe mal auprès des éleveurs

Le retour des loups inquiète surtout en France et en Allemagne. [Shutterstock]

 

Eleveurs et eurodéputés se sont réunis à Bruxelles pour dénoncer la politique européenne vis-à-vis des loups et réclamer une nouvelle stratégie. La position de la Commission européenne,  très acquise à la cause des grands carnivores, contrarie les éleveurs.

Élus nationaux, eurodéputés et représentants des chasseurs et éleveurs se sont réunis au Parlement européen, le 15 mai, pour parler de loups. Les institutions européennes, Commission en tête, sont souvent accusées d’adopter une position dogmatique sur les grands mammifères, s’inquiétant davantage du bien-être des loups que de celui des élevages, quitte à mettre l’animal au-dessus de l’humain selon les anti-loups.

« Ce n’est pas vrai », a répliqué Karmenu Vella, commissaire européen à l’environnement, qui assure que la Commission suit de près le dossier, sans position manichéenne. « Nous ne pouvons pas sortir une baguette magique et effacer tous les problèmes liés au loup. »

Pour lui, les problèmes se posent avant tout dans des zones où les grands prédateurs ont disparu pendant des années, et où les éleveurs ont donc abandonné leurs pratiques de protection et de prévention. Il a également souligné la possibilité des Etats de mettre en place des mesures de gestion des populations.

Il a aussi assuré l’assemblée de la volonté de la Commission de tout faire pour promouvoir des solutions locales, et aider les éleveurs à gérer la présence du loup, faisant référence à des dizaines de projets en ce sens, notamment dans le cadre du programme LIFE.

Des propos mal accepté dans une salle qui s’est furieusement opposée à lui quand il a proposé de se servir de cette présence pour promouvoir le tourisme local, par exemple. Il a fini par quitter la salle sous les huées. (suite…)

—  16 mai 2018

La dernière loi de finances a été saignante pour les agences de l’eau avec 20% de leur budget prélevé au profit de l’Etat et d’autres opérateurs. A l’origine de cette ponction, Bercy aurait estimé que les agences sont assez riches pour payer le prix. On en parle dans cette nouvelle émission.

243 millions d’euros au profit de l’Agence française pour la biodiversité (AFB), 37 millions d’euros pour l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), sans compter les 200 millions d’euros affectés aux caisses de l’Etat. Les agences de l’eau ont perdu une belle somme avec la dernière loi de finances votée à l’automne 2017 ! Ces établissements publics, qui sont à la fois sous tutelle du ministère de l’Environnement et de celui des Finances, vont dorénavant consacrer 20% de leur budget aux caisses de l’Etat et à ces deux opérateurs de l’environnement.

Perturbation du programme d’investissements des agences

De quoi perturber leur programme d’investissement pour la préservation de l’eau. La feuille de route des six agences est en effet fixée par des programmes d’actions de six ans, qui définissent leurs priorités, les modalités financières ainsi que les modalités d’intervention. Pour leur 10ème programme qui s’achève cette année, les agences ont par exemple estimé leurs dépenses à 13,3 milliards d’euros pour mener leur mission de distribution et d’épuration de l’eau, assurer la qualité des eaux et des milieux aquatiques et la préservation et la restauration de la biodiversité, compétences qui leur ont été ajoutées suite à la loi de reconquête de la biodiversité en 2016. Malgré la multiplicité des interventions des agences, curatives et préventives, et malgré que 2027 sera la dernière échéance pour la réalisation des objectifs de la directive cadre sur l’eau pour laquelle la France n’a pour le moment pas justifié de bons résultats, Bercy a décidé de puiser dans leurs caisses au prétexte que les agences « thésaurisent ».

De l’argent qui dort que l’Etat n’apprécie pas ? Reste que cette ponction budgétaire pourrait ébranler tout un système. Le principe tant vanté de « l’eau paye l’eau » est-il sur le point de s’effondrer en France ? Quel impact cette diminution budgétaire aura-t-elle sur le renouvellement des réseaux ? La qualité des eaux ? Les usagers en paieront-ils aussi le prix ?

Pour en parler, Marie Jo Sader reçoit sur ce nouveau plateau Actu-Environnement :

Bernard Barraqué
Directeur de recherche émérite au CNRS, spécialiste de la ressource en eau et de sa gestion
Michel Dantin
Député européen du Parti populaire européen, maire de Chambéry et ancien président du comité de bassin Rhône-Méditerranée
—  11 mai 2018

Mardi 15 mai, je suis à l’initiative d’une conférence interparlementaire sur la prédation du Loup avec mon collègue José Bové et 8 autres Députés européens de France, d’Italie, d’Allemagne, d’Espagne et des Pays-Bas.

En présence du Commissaire européen à l’environnement Karmenu Vella, ce grand débat inédit rassemblera 80 parlementaires européens et nationaux pour échanger sur la gestion du loup en Europe et les conséquences de la prédation sur les élevages. Plus de 45 parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat seront présents.

Les temps forts de la conférence :

Un discours du Commissaire européen à l’environnement Karmenu VELLA
Trois panels de discussions thématiques avec des experts
• Dont un panel consacré à la clarification du droit européen en matière de protection du loup, notamment au regard des obligations qui découlent de la convention de Berne et des flexibilités accordées par la Directive Habitat
Un débat interparlementaire avec 80 membres du Parlement européen et de Parlements nationaux ou régionaux, en présence du Directeur de la DG Environnement de la Commission européenne, en charge de la directive Habitat
• La conférence sera disponible en direct en webstreaming

Retrouvez l’affiche et l’agenda de la conférence:

Draft agenda – interparliamentary conference on wolf predation – 15 May (009)


A venir : lien webstreaming pour suivre en direct le débat et revoir la vidéo

—  11 mai 2018

Le Canis Lupus est une espèce strictement protégée au titre de l’annexe IV de la directive européenne Habitat (1992), qui elle-même met en œuvre la Convention de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe a été signée en 1979 et ratifié par la France en 1990. Depuis les années 1990, le loup s’est réintroduit sur le continent européen. Sa population est estimée à 18 000 spécimens, dont 360 spécimens en France selon le comptage officiel de l’ONCFS.

Depuis le milieu des années 2000, la filière de l’élevage est confrontée à une forte augmentation des attaques de loups sur les troupeaux, qui menace la pérennité de l’activité et les nombreuses filières en aval. Les régions montagneuses, notamment le sud-est de la France, sont particulièrement concernées par les attaques de loups. En dix ans, le nombre de bêtes tuées en France est passé de 2500 en 2007 à 12 000 en 2017. Ce chiffre ne cesse de croître d’année en année. Le nombre d’exploitations ovines est passé de 95 000 en 2010 à 70 000 en 2016. En 2017, le coût de la politique loup et des indemnisations aux éleveurs en France a atteint 25 millions d’euros.

En dépit de la nécessaire protection du loup dans le cadre du droit européen, des mesures d’adaptation sont jugées nécessaires pour réduire les conséquences de la prédation du loup et assurer une meilleure protection des activités des hommes dans les territoires ruraux et montagneux.

Pour bien comprendre, voici quelques infographies : Infographies loup, Le Monde, « Entre loups et éleveurs, une cohabitation difficile » 19.02.2018

—  16 avril 2018

Retrouvez mon entretien dans agrapresse.fr sur ma mission au Brésil – les problèmes sanitaires sont réels (traçabilité & identification) mais c’est l’arbre qui cache la forêt. Le danger majeur reste l’impact du potentiel de production brésilien sur l’agriculture européenne.

UE/Mercosur : l’eurodéputé Michel Dantin plus préoccupé par le potentiel de production de viande que par le problème sanitaire du Brésil

(suite…)

—  16 avril 2018
—  16 avril 2018

Retrouvez dans www.wikiagri.fr notre entretien commun avec Eric ANDRIEU sur mission d’audit parlementaire que nous avons mené au Brésil dans contexte des négociations : traçabilité & identification ne sont pas garanties pour viande.

Non, la viande brésilienne ne répond pas aux critères des consommateurs européens

 

—  16 avril 2018

Retrouvez ci-dessous ma réaction dans www.euractiv.fr sur la proposition sur les pratiques commerciales déloyales – dans-le-secteur-agroalimentaire –

Une nouvelle étape est franchie en faveur du rééquilibrage et l’assainissement des relations entre les producteurs, les industriels et les distributeurs ! 

Bruxelles s’attaque aux pratiques commerciales déloyales dans l’agroalimentaire

—  27 mars 2018

—  15 mars 2018

Retrouvez mon passage dans « La faute à l’Europe » du 10 et 11 mars sur les thèmes :

  • Protectionnisme américain : une guerre perdue d’avance ?
  • Emmanuel Macron et les agriculteurs : des inquiétudes et des ambiguités
  • Fraude à l’étiquetage : les viticulteurs prêts à casser la barrique
  • L’Italie fait tousser l’Europe

 

 

—  8 mars 2018

« Fort de mon expérience sur le sujet de l’eau et de la confiance accordée par mon groupe, je suis très heureux et fier d’avoir été nommé rapporteur pour le Parlement européen sur la révision de la directive eau potable. C’est un texte fondateur de la politique européenne dans le domaine de l’eau qui a fait de l’Europe un leader mondial en la matière! » a déclaré Michel Dantin (LR, PPE, Fr)

« La directive eau potable est un pilier sanitaire au service de la protection des citoyens européens. Sa réforme permettra d’adapter le texte de 1998 aux défis du 21e siècle, pour prendre en compte les enjeux climatiques, environnementaux ou énergétiques de l’Union, mais aussi l’appel des citoyens pour un meilleur accès à l’eau potable pour les populations vulnérables et marginalisées.

C’est aussi l’occasion de répondre aux limites du cadre législatif actuel, en renforçant la gestion des risques de contaminants dans l’eau en amont, ainsi qu’en améliorant la qualité et la performance des réseaux de distributions de l’eau ».

« Nous allons nous mettre au travail dès aujourd’hui pour boucler ce dossier avant la fin des élections européennes, en mai 2019 », a conclu le député.

—  8 mars 2018

Retrouvez mon interview Grande distribution: «Quand il s’agit de contourner les règles, l’imagination humaine est sans limite» dans L’Opinion du 8.03.2018, par Emmanuelle DUCROS. Copyright 2018 L’Opinion All Rights Reserved

—  1 mars 2018

« Dans la continuité de ses travaux, le Parlement européen fait preuve de leadership en matière de protection des abeilles et se place à la hauteur de l’enjeu », a déclaré Michel Dantin, Président de la Semaine européenne des abeilles (EU BeeWeek), à la veille d’un vote d’un rapport sur le sujet en mini session plénière au Parlement européen.

« Le déclin des abeilles atteint des niveaux records en Europe et appelle à une approche coordonnée pour répondre aux multiples facteurs de mortalité des pollinisateurs », a déclaré l’eurodéputé, fortement impliqué sur ce rapport en commission de l’agriculture.

« Les initiatives locales en faveur des abeilles foisonnent mais les objectifs politiques européens et nationaux demeurent largement en dessous des attentes. Les budgets sont aujourd’hui ridicules. S’appuyant sur les travaux de la BeeWeek depuis 2012, ce rapport d’initiative propose des solutions concrètes pour répondre aux défis principaux de la filière de l’apiculture, en particulier sur la santé des abeilles, les programmes de recherche, la protection des produits de la ruche, l’étiquetage ou la lutte contre le miel frelaté ».

« Il est urgent de passer aux actes ! J’en appelle à la Commission européenne et aux États membres pour se saisir de ces propositions et présenter des objectifs politiques ambitieux pour le secteur de l’apiculture ».

—  19 février 2018

« Sans surprise, le gouvernement français confirme son entêtement et reste sourd aux appels des éleveurs et du monde rural. Des mois de consultation avec les organisations professionnelles qui n’ont pour résultat que la continuité d’une politique qui a été désastreuse pour tout le monde » a réagit Michel Dantin, Député européen du Sud-Est, à la suite de la publication du Plan loup 2018-2023.

« En cinq ans, le loup a fait plusieurs dizaines de milliers de victimes, un chiffre qui ne cesse de croitre. Les mesures de protection des troupeaux demeurent largement inefficaces. Pourtant, le gouvernement prévoit d’augmenter la population de loups de 360 à 500 spécimens sur le territoire. Nous devons nous attendre à des dommages collatéraux dès le printemps prochain ! », a alerté Michel Dantin.

« Cette politique est dépassée car le loup n’est plus menacé d’extinction aujourd’hui. En revanche, la population de loup et le niveau de dégâts enregistré par les éleveurs n’ont plus rien à voir avec ceux du début des années 2000. Les méthodes doivent donc évoluer comme l’autorise le droit européen. Rappelons que cette politique a un coût substantiel pour le contribuable : plus de 25 millions d’euros l’an dernier en moyens de protection et indemnisation des éleveurs. L’idéologie a pris le pas sur le réalisme ! », a-t-il ajouté.

« Mobilisé pour faire évoluer le cadre juridique européen, je suis à l’initiative d’une réunion interparlementaire le 15 mai prochain à Bruxelles, afin d’évoquer cette question en présence de députés européens, de parlementaires nationaux et du Commissaire européen à l’environnement Karmenu Vella », a conclu Michel Dantin.

—  6 février 2018

« La commission spéciale glyphosate est un tambour pour faire du bruit, certainement pas pour améliorer la santé des citoyens européens », a déclaré Michel Dantin, Député européen.

Mardi 6 février, les députés européens se prononceront en session plénière du parlement sur l’instauration d’une commission spéciale concernant la procédure d’autorisation des pesticides, en réponse aux inquiétudes suite à la ré-autorisation du glyphosate pour cinq ans.

« Les promoteurs de cette commission spéciale ont un train de retard car la Commission européenne va proposer au printemps des règles révisées de la procédure d’autorisation des pesticides dans l’UE », rappelle Michel Dantin.

« Les conclusions d’une telle commission n’interviendraient pas avant la fin 2018, en décalage total avec notre travail parlementaire », a-t-il ajouté.

La Commission a lancé une consultation publique le 23 janvier dernier sur « la transparence et la durabilité de l’évaluation des risques de l’Union dans la chaîne alimentaire », qui sera suivie d’une proposition législative en mai 2018.

(suite…)

—  1 février 2018

Retrouvez ma dernière lettre d’information parlementaire N°16 – janvier 2018

—  25 janvier 2018

« À quoi servent les consultations avec les organisations professionnelles si on ne les écoute pas ? L’indifférence du gouvernement aux problématiques des éleveurs dans le cadre du plan loup 2018-2023 est injustifiable », a déclaré Michel Dantin, Député européen du Sud-Est, première région touchée par la prédation du loup sur les élevages.

Le gouvernement prévoit d’augmenter la population de loups de 350 à 500 spécimens en France et de plafonner le quota de retraits autorisés à 40 loups par an. Pourtant, on enregistre plus de 12 000 ovins victimes du loup en 2017, un chiffre qui a doublé en 5 ans.

« Le loup est strictement protégé depuis plus de 30 ans et n’est plus menacé d’extinction. En revanche, les conséquences de la prédation menacent toute une filière, qui joue un rôle structurant dans beaucoup de territoires ruraux. Comment expliquer cet entêtement qui a coûté 25 millions d’euros au contribuable l’an dernier en moyens de protection et indemnisation des éleveurs ? J’ai peur que l’idéologie n’ait pris le pas sur le réalisme, dans la gestion de ce dossier au gouvernement », a-t-il regretté.

« Au travers des éleveurs, c’est tout le monde rural qui se sent abandonné », a souligné Michel Dantin.

« Mobilisé pour faire évoluer le cadre juridique européen, je suis à l’initiative d’une réunion interparlementaire le 15 mai prochain à Bruxelles, afin d’évoquer cette question en présence de députés européens, de parlementaires nationaux et du Commissaire européen à l’environnement Karmenu Vella », a-t-il conclu.

—  22 novembre 2017

« L’accord sur la partie agricole du règlement Omnibus constitue un véritable bilan de santé de la Politique Agricole Commune. En obtenant l’accord du Conseil des ministres agricoles sur sa position, le Parlement opère un tour de force en imposant à la Commission et aux États membres un changement total de logiciel en ce qui concerne les relations au sein de la chaîne d’approvisionnement alimentaire et la gestion des risques » a déclaré Michel Dantin (LR, Sud-est), membre de l’équipe de négociation et négociateur sur l’Organisation Commune des Marchés » a déclaré Michel Dantin (LR, Sud-est).

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—  22 novembre 2017

Et si la Politique agricole commune redevenait attrayante ?

Antoine JEANDEY, www.wikiagri.fr, 22.11.2017

Que d’encre coule sans cesse pour critiquer la Pac ! Pourtant, l’unique politique de l’Europe commune à tous ses Etats-membres n’a pas toujours été si décriée. Et, sous l’impulsion notamment du député européen Michel Dantin, elle pourrait retrouver ses attraits… Dès 2018 !

Et si l’omnibus faisait sortir du train-train quotidien ? On appelle ainsi « omnibus » l’ensemble des mesures rectificatives que l’on apporte au milieu d’une législature européenne. Il est donc courant qu’il y ait un volet agricole dedans, la Pac étant la seule politique commune à tous les Etats. Pour autant, dans la majorité des cas, il ne s’agit que de petites rectifications à la marge. Jusqu’à présent, une seule fois, en 2002, il y a eu un véritable « mid term review », une révision à mi-parcours.

Or, en 2018, il y aura à nouveau un bilan de santé de la Pac, acté ce mercredi 22 novembre en commission de l’Agriculture du Parlement européen.

S’il n’a échappé à personne des dysfonctionnements dans la Pac actuelle, on n’espérait pas de changements majeurs avant la fin de la législature. Or c’était sans compter sans le travail de trois députés européens, qui ont considéré que certaines mesures correctives ne pouvaient attendre encore plusieurs années, d’autant que la législature en cours pourrait se prolonger du fait du Brexit. Il fallait même faire d’autant plus vite que de nouvelles élections européennes ont lieu en 2019, avec obligatoirement es changements, des temps d’adaptation, et qui sait peut-être même l’envie de moins considérer l’agriculture.

Ces trois députés européens travaillent sur le sujet depuis un an et demi. Ils ont axés leurs travaux à partir de deux rapports parlementaires publiés par leurs consoeurs (du groupe PPE) l’Irlandaise Mairead McGuinness et la Française Angélique Delahaye. Ces trois députés, ce sont l’Italien socialiste Paolo De Castro, l’Allemand Albert Dess et le Français Michel Dantin, ces deux derniers du groupe PPE.

Leur rapport est en trois parties. Il s’agit, primo de renforcer l’organisation des producteurs et leurs positions sur la chaine d’approvisionnement alimentaire, deuxio d’améliorer les relations au sein de la chaine d’approvisionnement alimentaire (et d’organiser un juste retour de la valeur ajoutée de l’amont à l’aval avec la promotion du contrat écrit), et tertio enfin de clarifier les dérogations au droit à la concurrence lorsqu’elles sont demandées par des organisations agricoles. (suite…)

—  15 novembre 2017

« La Commission européenne s’entête à maintenir une protection stricte de loup sans tenir compte des impacts sur l’élevage et la vie des territoires ruraux. Aujourd’hui, les éleveurs ne disposent d’aucun moyen de protection efficace face à la prédation du loup », a réagi Michel Dantin dans le cadre du débat en session plénière du Parlement européen sur le Plan d’action pour le milieu naturel, la population et l’économie de la Commission européenne.

Le Plan d’action pour le milieu naturel, la population et l’économie a été publié par la Commission le 27 avril 2017. Il comprend quinze actions à mener d’ici 2019 afin d’améliorer rapidement la mise en œuvre des directives « Oiseaux » et « Habitats », politiques phares de l’Union pour la protection de la nature.

 « Pas une semaine sans une attaque de loups en France. Près de 10 000 ovins ont été victimes du loup l’an dernier, deux fois plus qu’il y a 5 ans. Les éleveurs sont aujourd’hui confrontés au phénomène ‘’d’habituation’’ des loups à la présence de l’homme qui n’hésitent plus à attaquer les troupeaux en pleine journée ou à proximité des habitations. C’est grave ! », a complété Michel Dantin. « La vision idyllique du loup relève d’une approche urbaine bien loin de la vie réelle des agriculteurs », a t-il ajouté.

 « La Commission européenne est tenue par le mandat de la Convention de Berne, ratifiée par les États membres. J’appelle une fois encore le gouvernement français à mener une action diplomatique afin d’engager une majorité d’États membres en faveur de la révision de la Convention de Berne », a conclu l’Eurodéputé.

La Convention de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe a été signée en 1979 et ratifiée par la France en 1990.  La directive européenne Habitat (1992) a inscrit le Canis Lupus dans son annexe IV comme espèce strictement protégée.

(suite…)

—  24 octobre 2017

« Au-devant d’un vote à haut risque pour l’agriculture européenne, nous voulons que les positions de chacun soient claires. Une directive mettant fin à la production de biocarburants durables, coproduits de cultures européennes de protéines, sur la base d’un modèle ILUC dont la légitimité scientifique est remise en question, est pour nous inacceptable », ont commenté les députés européens Angélique Delahaye et Michel Dantin, en amont du vote de la commission de l’Environnement du Parlement européen, ce soir, sur la proposition de la Commission européenne de refonte de la directive énergies renouvelables.

« Faisant fi des positions du Groupe PPE et du secteur agricole, le rapporteur Bas Eickhout mène un combat militant où tous les moyens sont bons. Il a d’ailleurs pris soin de retarder le vote en commission des Transports, où il travaille également comme rapporteur sur ce dossier, pour éviter une position hostile à la sienne » précisent les deux eurodéputés français.

« Le rapporteur écologiste Bas Eickhout est resté sourd à l’avis de la commission de l’Agriculture, voté il y a deux semaines, et s’obstine dans des considérations idéologiques et scientifiquement non-fondées », affirme Angélique Delahaye, à l’initiative de la plateforme sur les énergies verte au Parlement européen, réunissant des députés suivant de près ce dossier. « Il est consternant de voir que la plupart des députés de la commission de l’Environnement se font les avocats des logiques écologistes binaires voulant opposer agriculture alimentaire contre agriculture énergétique alors qu’elles vont ensemble ! », a ajouté l’eurodéputée.

« Cette tentative de passage en force dessert la crédibilité de la commission de l’Environnement et de son rapporteur. Nous avons déposé, au nom du Groupe PPE, des amendements de compromis alternatifs qui prennent en compte les rapports de force réels au sein du Parlement. Les biocarburants européens, issus de cultures hautement durables, ont un avenir et nous entendons le défendre avec force lors de la session plénière de décembre », a conclu Michel Dantin.

—  16 octobre 2017
—  13 octobre 2017

« Avec l’accord obtenu sur le règlement Omnibus, le Parlement européen a réussi à imposer un bilan de santé de la Politique Agricole Commune : révision profonde du régime des organisations de producteurs et du droit de la concurrence européen, développement des outils de gestion des risques et amélioration de certains aspects du verdissement » a déclaré Michel DANTIN, membre de l’équipe de négociation et négociateur sur l’Organisation Commune des Marchés.

Dans le cadre du trilogue final, le Parlement européen, le Conseil et la Commission ont parvenu à un accord final sur le chapitre agricole du règlement Omnibus. Cet accord provisoire doit encore être validé par chaque institution selon leur procédure interne.

« Alors que le Président de la République vient tout juste de tirer un premier bilan des Etats Généraux de l’Agriculture, je me bats depuis un an et demi contre les ayatollahs du droit de la concurrence de la Commission européenne et les chantres du statut quo parmi les Etats membres » a ajouté le député européen.

«  Avec cet accord, les lignes ont enfin bougé ! Ce texte vise à créer un droit individuel au contrat écrit pour les agriculteurs et autoriser la négociation de clauses contractuelles de partage de la valeur ajoutée entre les acteurs de la chaine d’approvisionnement. Mais surtout, nous obtenons une clarification de l’application du droit de la concurrence au secteur agricole avec le renforcement des pouvoirs des organisations de producteurs qui pourront maintenant planifier la production et négocier les volumes et les prix en dérogation au droit de la concurrence. » a conclu Michel DANTIN.