—  24 octobre 2016
Canada and European Union relations concept with diagonally merged flags

Canada and European Union relations concept with diagonally merged flags

« Premier accord conclu entre l’UE et l’une des principales puissances économiques mondiales, le CETA offre à l’Europe l’opportunité de continuer à peser économiquement et culturellement dans le monde de demain. Ayons confiance en nos atouts car développer le commerce international avec nos partenaires, c’est promouvoir l’emploi et donner des opportunités à nos entreprises !» a estimé Michel DANTIN.

Cet accord très ambitieux permettra aux entreprises européennes de s’émanciper des coûts importants des barrières tarifaires et non-tarifaires et de faciliter leur accès aux marchés publics canadiens. La zone euro-canadienne deviendra de facto un des plus grands marchés économiques au monde grâce à une accélération des échanges de 25% et une croissance du PIB européen de 12 milliards d’euros.

« Pour les marchés agricoles, l’équilibre est toujours difficile à trouver entre les secteurs compétitifs à l’international en demande de nouveaux marchés pour exporter et ceux qui, de nature sensible méritent d’être protégés. À ce titre, le CETA peut servir d’exemple, souligne Michel DANTIN, « c’est un accord équilibré qui ne brade pas les intérêts des secteurs agricoles pour ceux de l’industrie. Au contraire, -ajoute-t-il- cet accord constitue un renouveau des négociations commerciales, avec la reconnaissance du système français, et aujourd’hui européen, des indications géographiques qui n’ont jamais aussi bien été protégées dans un accord commercial. C’est une vraie réussite pour l’Union Européenne» s’est réjoui le député européen.

Alors que la procédure de ratification rencontre des difficultés du fait de la résistance de la Wallonie, le député européen a souhaité revenir sur la campagne de désinformation menée depuis des mois : « Ne soyons pas naïfs, ce type d’accord est le fruit d’un compromis et il contient des points très positifs et des points moins satisfaisants pour l’Union Européenne, mais avant tout il vise à aménager la mondialisation. Il est néanmoins très important de déconstruire les arguments faciles fondés sur la peur des citoyens d’une mondialisation sauvage. Certains ONG et partis politiques ont mené depuis des mois une véritable cabale, qui a empêché les citoyens d’avoir un débat apaisé sur cet accord qui, ne l’oublions pas, vise à renforcer les liens présents entre l’UE et le Canada, une grande démocratie proche de nos valeurs ».

« Le CETA sera en outre un test supplémentaire pour l’Union européenne, car si les État Membres n’approuvent pas cet accord, c’est toute la politique commerciale européenne qui sera mise en péril. Dans un monde en constante globalisation, l’Union européenne doit trouver des alliés de taille, permettant de faire face aux géants grandissants des pays tiers. » a conclu Michel DANTIN.