—  12 décembre 2017

Mercredi 29 novembre, je suis intervenu lors de la présentation par le Commissaire Phil HOGAN de la Communication de la Commission européenne sur le futur de l’alimentation et de l’agriculture. Ces orientations politiques devraient être suivies de propositions législatives dans le cadre de la réforme du Cadre Financier Pluriannuel.

Je considère que ces premières annonces vont dans la bonne direction, puisqu’elles prônent une Politique Agricole Commune véritablement économique, fondée sur le maintien des paiements directs, l’amélioration des outils de gestion de risques, un soutien accru aux investissements, à l’innovation et aux nouvelles technologies. Autant d’orientations que nous avions appelées de nos vœux dans la position du PPE adoptée le 4 septembre dernier. Je partage la volonté du Commissaire d’améliorer le verdissement de la PAC en le rapprochant des réalités locales. Néanmoins, il sera nécessaire de regarder plus en détails le contenu et l’impact concret du nouveau système de coopération entre l’Union européenne et les États membres en ce qui concerne le premier pilier de la PAC, afin de veiller à qu’une telle proposition ne conduise pas à une renationalisation de la politique agricole. Il s’agit de la première étape d’un long processus de réforme de la PAC pour la période post-2020. Les annonces de ce soir feront l’objet de travaux au Parlement européen, où nous prendrons toute notre part de manière constructive et ouverte. Néanmoins, nous devons nous interroger : Est-ce pertinent de proposer une telle réforme alors que les conséquences du Brexit ne sont pas encore connues et à la veille de la fin du mandat du Parlement européen et de la Commission européenne ?