—  3 octobre 2017

« Il est fondamental que les membres de la commission de l’Agriculture se fassent entendre clairement lors de ce vote, il s’agit d’un enjeu capital pour l’avenir de l’agriculture européenne dont tout le monde n’a pas conscience », ont déclaré Angélique Delahaye et Michel Dantin, députés européens LR-PPE, en amont du vote relatif à la révision de la directive sur les énergies renouvelables, ce soir en commission de l’Agriculture au Parlement européen.

La Commission européenne propose de réduire progressivement les biocarburants de première génération de 7% à 3,8% dans les transports, après les avoir encouragés à hauteur de 10% dès 2001. « Cette proposition est inacceptable et est loin de faire l’unanimité. La problématique des biocarburants doit être appréhendée dans une logique d’économie circulaire » ont indiqué les députés.

« L’Europe est dépendante à 70% des importations de protéines végétales de pays tiers dont les modes de productions sont peu scrupuleux de l’environnement. Les biocarburants durables sont des coproduits des cultures européennes de protéines de haute qualité, ils sont indispensables pour la mise en place d’un plan protéine viable au niveau européen. L’Union européenne a donc un double intérêt à soutenir ces cultures ! » a indiqué  Angélique Delahaye, à l’initiative de la plateforme sur les énergies verte au Parlement européen réunissant des députés suivant de près ce dossier.

« La Commission a fait une erreur stratégique en basant sa proposition sur des « fake news » relayées dans l’opinion publique par une minorité vocale. Nous devons en effet sortir de la polémique de l’huile de palme, en l’abandonnant progressivement. Mais nous n’avons pas à rougir des vertus de nos productions agricoles européennes ! » a réagi Michel Dantin. « En introduisant une nouvelle catégorie de biocarburants issus de cultures « hautement durables », nous valorisons les investissements réalisés dans nos territoires ruraux et assurons une réelle décarbonation des transports. Sans ces biocarburants, nous pouvons d’ores et déjà tirer un trait sur l’Accord de Paris », a-t-il ajouté.

Suite au vote de ce soir, les commissions de l’Environnement et de l’Industrie devront intégrer l’avis de la commission de l’Agriculture dans leurs travaux. Le vote final en séance Plénière est prévu pour le mois de décembre, commenceront alors les négociations en trilogue avec le Conseil et la Commission.