—  11 octobre 2017

Le 4 octobre dernier, le Parlement européen s’est prononcé contre sur la proposition de la Commission européenne concernant les critères de définition des perturbateurs endocriniens. À une courte majorité, 14 voix, les Députés ont décidé d’user de leur droit d’objection. Ayant soutenu la proposition de la Commission, je regrette ce résultat. Je m’en explique.

Les perturbateurs endocriniens sont des molécules qui agissent sur l’équilibre hormonal des hommes et des espèces animales ou végétales. Elles peuvent avoir des effets indésirables sur la santé en altérant certaines fonctions, comme la croissance ou le système reproductif. Le Parlement et le Conseil, faute d’un accord politique, ont chargé la Commission de proposer des critères de définition, en se réservant le droit d’y objecter. Après plus d’un an de négociations, la Commission est finalement parvenue à réunir une majorité de 21 États membres autour d’un projet de texte, notamment grâce au ralliement de la France et du Ministre à l’environnement Nicolas Hulot.

C’est ce projet auquel une majorité de gauche du Parlement européen s’est opposée.

S’ils sont imparfaits, l’adoption de ces critères aurait permis de franchir une première étape clé pour la santé des citoyens en adoptant la législation la plus protectrice au monde sur les perturbateurs endocriniens. Plusieurs arguments motivent cette position :

  • Les critères intérimaires actuellement en vigueur sont moins protecteurs: basés sur la définition de l’OMS, ils sont à la fois trop complexes et trop abstraits pour être appliqués en pratique
  • L’adoption des critères proposés par la Commission renforcerait la santé des citoyens : la définition des perturbateurs endocriniens est le point de départ. La connaissance scientifique est en perpétuelle évolution, il s’agira de prendre en compte ces évolutions
  • Ces critères de définition reflètent l’état de la science le plus avancé dans le monde: ils sont élaborés par les agences scientifiques européennes et les agences sanitaires des États membres
  • Nous avons besoin de critères de définition claires et stables pour avancer dans la recherche et le développement de produits alternatifs: en l’absence de définition, impossible d’évaluer si des produits alternatifs tomberont ou non dans le champ des perturbateurs endocriniens à l’avenir

Pour ces raisons, je regrette le rejet du Parlement européen et appelle la Commission à présenter au plus vite une nouvelle proposition.

 

—  3 octobre 2017

« Il est fondamental que les membres de la commission de l’Agriculture se fassent entendre clairement lors de ce vote, il s’agit d’un enjeu capital pour l’avenir de l’agriculture européenne dont tout le monde n’a pas conscience », ont déclaré Angélique Delahaye et Michel Dantin, députés européens LR-PPE, en amont du vote relatif à la révision de la directive sur les énergies renouvelables, ce soir en commission de l’Agriculture au Parlement européen.

La Commission européenne propose de réduire progressivement les biocarburants de première génération de 7% à 3,8% dans les transports, après les avoir encouragés à hauteur de 10% dès 2001. « Cette proposition est inacceptable et est loin de faire l’unanimité. La problématique des biocarburants doit être appréhendée dans une logique d’économie circulaire » ont indiqué les députés.

« L’Europe est dépendante à 70% des importations de protéines végétales de pays tiers dont les modes de productions sont peu scrupuleux de l’environnement. Les biocarburants durables sont des coproduits des cultures européennes de protéines de haute qualité, ils sont indispensables pour la mise en place d’un plan protéine viable au niveau européen. L’Union européenne a donc un double intérêt à soutenir ces cultures ! » a indiqué  Angélique Delahaye, à l’initiative de la plateforme sur les énergies verte au Parlement européen réunissant des députés suivant de près ce dossier.

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—  14 septembre 2017

« Le Parlement européen fait de la gestion active et durable des forêts un des piliers de la politique climatique de l’Union. C’est une excellente nouvelle pour la France, grand pays forestier, et pour notre filière bois ! », s’est réjoui Michel Dantin, député européen, suite à l’adoption de la position du Parlement sur la révision de la directive LULUCF, aujourd’hui en session plénière.

La directive LULUCF vise la prise en compte des émissions et des absorptions de gaz à effet de serre résultant de l’utilisation des terres, du changement d’affectation des terres et de la foresterie. Elle constitue l’un des trois piliers du cadre d’action de l’Union européenne pour le climat et l’énergie à l’horizon 2030.

« Le potentiel des forêts européennes à la réalisation de l’Accord de Paris est extraordinaire, grâce à la capacité d’absorption du CO2 des arbres. Encore faut-il s’autoriser à exploiter nos ressources. J’entends par là, à faire donner aux forêts le meilleur d’elles-mêmes, dans le plein respect du développement durable et de la croissance de notre patrimoine forestier sur le long terme », a complété l’eurodéputé.

« La proposition respecte la compétence nationale en matière forestière et permet aux États membres de mettre en œuvre des politiques ambitieuses, adaptées aux ressources locales. C’est ma conception d’une Europe efficace. Celle qui fixe les règles du jeu et qui fait confiance aux acteurs légitimes à tous les niveaux », a conclu Michel Dantin.

—  1 septembre 2017

Retrouvez mon intervention sur les enjeux et perspectives du secteur de l’apiculture dans l’Union. Dans le cadre d’un rapport d’initiative, je vais proposer des orientations pour relever les défis majeurs auxquels le secteur fait face : surmortalité des abeilles, multiplication des maladies et parasites, baisse de la production de miel, concurrence des pays tiers ou encore lutte contre la fraude au miel frelaté.  Je milite pour une meilleure formation des apiculteurs à la protection des abeilles, un investissement et une coordination des travaux de recherche au niveau européen sur les pollinisateurs, le développement de traitements efficaces contre les différents risques sanitaires, à commencer par la lutte contre le Varroa, et pour le doublement du budget européen en faveur des Programmes apicoles nationaux.

 

—  1 septembre 2017

En juin dernier, javais sollicité l’attention du Ministre de la transition écologique et solidaire au sujet de la prédation du loup. Vous trouverez ci-dessous la réponse du Ministre Nicolas HULOT.

Courrier au Ministre HULOT Nicolas – Prédation du loup

Réponse du Ministre Réponse du Ministre HULOT sur prédation du loup, 10.08.2017

—  21 juillet 2017

 

 « La décision d’augmenter le quota de prélèvement de loups en France va dans le bon sens, mais elle est loin d’offrir, à elle seule, les garanties nécessaires à la poursuite de cette activité dans des conditions sereines et durables » a réagi Michel Dantin, Député européen du Sud-Est, suite à la publication du décret du gouvernement autorisant le prélèvement de 40 loups pour l’exercice 2017-2018.

Depuis plusieurs années, la filière de l’élevage est confrontée à une forte augmentation des attaques de loups sur les troupeaux, qui menace la pérennité de l’activité et ses nombreuses filières en aval. Les régions montagneuses, notamment le sud-est de la France, sont les premières concernées par les attaques de loups. En cinq ans, le nombre de bêtes tuées a plus que doublé, passant à près de 9000 en 2017. Le nombre d’exploitations ovines est passé de 95 000 en 2010 à 70 000 en 2016.
« Fin mai, j’avais interpellé le Ministre à l’environnement par courrier pour demander l’abatage de 2 loups supplémentaires – et obtenu gain de cause – alors que le quota était déjà épuisé au moment où les éleveurs partaient en alpage », a rappelé Michel Dantin.

« Les éleveurs attendent à présent des solutions pérennes et des moyens efficaces pour assurer la protection de leurs troupeaux sur le long terme. L’abattage de loups est une mesure d’urgence à l’impact limité », a expliqué l’eurodéputé, « j’appelle le gouvernement à tout mettre en œuvre pour obtenir la révision de la Convention de Berne et le déclassement du loup en tant qu’espèce strictement protégée », a-t-il ajouté.
La Convention de Berne a été signée en 1979 et ratifiée par la France en 1990. Elle vise à assurer conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe. L’agro-pastoralisme – l’élevage en prairies – permet notamment de répondre à ces objectifs en participant à la préservation des paysages et de la biodiversité.
« Aujourd’hui, ce sont les éleveurs qui sont menacés d’extinction. On constate déjà un fort recul de l’installation des jeunes professionnels, alors que l’élevage est une activité structurante dans ces territoires ruraux en perte de vitesse. Il est source de dynamisme économique et de tourisme », a conclu Michel Dantin.

—  4 juillet 2017

—  29 juin 2017
—  23 juin 2017

Je souhaite la bienvenue à tous les participants de la 6ème édition de la Semaine européenne des abeilles que j’organise avec ma collègue Mariya Gabriel du 26 au 28 juin. #BeeWeek

Retrouvez l’intégralité du programme #EU4Bees en ligne sur le site: http://www.beeweek.eu/ ou la page European Week of Bees and Pollination

—  15 juin 2017

Mise en œuvre du verdissement de la PAC, j’explique mon vote en session plénière du Parlement européen au sujet des surfaces d’intérêt écologique. Je souhaite que nous accompagnions les agriculteurs vers une agriculture durable. Pour cela, les chefs d’exploitation doivent retrouver leur capacité d’entreprise et d’innovation sur le terrain.

—  9 juin 2017

Face à la situation extrême dans laquelle se trouvent les éleveurs suite à l’épuisement du quota de prélèvement de loups, j’ai interpellé, avec mes collègues de la délégation française du groupe PPE, le Ministre à l’environnement Nicolas HULOT et le Ministre à l’agriculture Jacques MEZARD pour qu’ils se saisissent du dossier sans attendre et propose des solutions concrètes aux éleveurs partis en alpage. Relire mon courrier : MEZARD Jacques – Prédation du loup  HULOT Nicolas – Prédation du loup

Réaction du Ministre : à la suite de mon courrier sur la prédation du loup, réaction encourageante du nouveau Ministre à l’agriculture Jacques Mézard pour les éleveurs : 2 tirs de défense sont autorisés jusqu’au 30 juin. De plus, le quota de prélèvement est relevé à 40 loups pour 2017/18.

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—  2 juin 2017

Hier, le Président Trump a décidé de se retirer de l’Accord de Paris. Je le regrette profondément.

Cet accord historique, porté par la France, réuni l’ensemble des pays du monde autour d’un objectif commun : limiter la hausse des températures à 2°C. L’impact des activités humaines sur le réchauffement climatique fait aujourd’hui consensus dans la communauté scientifique. Il y a urgence à agir. La coopération et la confiance mutuelle entre nations du monde sont donc des prérogatives essentielles à cette démarche commune.

Par sa décision, le Président des États-Unis franchit une nouvelle étape dans l’isolement de son pays. Il expose les citoyens américains et toute la communauté internationale aux risques des dérèglements climatiques.

Pour l’heure, beaucoup d’incertitudes planent sur les modalités de retrait d’un État partie à l’Accord, et sur ses conséquences à moyen et long terme. Les États-Unis demeurent le deuxième plus gros émetteur de gaz à effet de serre.

Ne perdons pas espoir pour autant !

Saisissons d’abord les opportunités. La France et l’Union européenne doivent être les chefs de file de la transition vers une économie bas-carbone. Nous devons poursuivre nos efforts pour investir dans la recherche & l’innovation, développer les technologies qui feront le monde de demain, adopter des modes de vie plus respectueux de l’environnement. L’économie verte et bleue recèle un potentiel de croissance et d’emplois extraordinaires.

Protégeons aussi nos entreprises d’une concurrence déloyale. Les efforts « environnementaux » ne devraient pas pénaliser les acteurs européens face aux partenaires américains. L’Union européenne doit mettre en place les instruments de défense commerciale adaptés.

Je m’engage, en tant que membre des commissions de l’agriculture et de l’environnement du parlement européen, à poursuivre les objectifs de l’Accord de Paris.

 

—  2 juin 2017

L’intégration d’énergies renouvelables dans les transports est un enjeu clé pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris. Or, la Commission veut mettre un terme aux biocarburants de première génération (fabriqués à partir de produits agricoles, ex. sucre de betterave, maïs, blé) dans son projet de révision de la Directive énergies renouvelables. Je m’y oppose ! Nous tirons de nombreux bénéfices à la production de biocarburants issus de cultures européennes, tant en termes agricole, climatique et environnementale.

En France, premier pays producteur européen, seul 1% des terres arables est consacré aux biocarburants. En 10 ans, on constate qu’il n’y a pas eu de concurrence avec la production alimentaire ou de hausse du prix des denrées. C’est par contre une source de diversification et un complément de revenu essentiel pour les agriculteurs européens. Cette activité permet aussi de produire des protéines animales – car c’est un coproduit – dont l’Europe est dépendante à 70% des importations de l’extérieur.

Rappelons enfin que les investisseurs de la première génération sont les mêmes qui investiront dans les biocarburants avancés. Je m’engage donc, aux côtés de mes collègues du groupe PPE, à défendre les investissements des agriculteurs européens et de la filière et les nombreux emplois directs, dans le cadre des négociations au Parlement et au Conseil.

—  6 avril 2017
—  5 avril 2017

Suite à l’adoption des recommandations de la commission d’enquête sur les émissions des véhicules #EMIS en session plénière du Parlement européen, retrouvez ma réaction dans le communiqué de presse de la délégation française du PPE et dans l’article de l’Actu Environnement.

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—  24 mars 2017

À une époque où l’agriculture emploie environ 44% de l’eau prélevée en Europe et où le changement climatique accroît les stress hydriques (sécheresses et inondations), l’approvisionnement en eau de qualité en quantité suffisante est un facteur clé de compétitivité pour les agriculteurs. Pourtant, l’agriculture est à l’origine d’altération de la qualité de l’eau en Europe. L’irrigation intensive, les pesticides et les engrais ont un impact négatif sur 90% des bassins hydrographiques.

Si la Politique Agricole Commune, avec les mesures de développement rural, et la Directive Cadre sur l’Eau ont pour objectif d’améliorer l’état des cours d’eau, il n’en demeure pas moins que les écarts de mise en œuvre entravent la réalisation des objectifs.

En tant que Président du groupe de travail « eau et agriculture » du Parlement européen, j’ai ainsi souhaité réunir les acteurs de l’eau et de l’agriculture au niveau européen dans le cadre d’un débat mardi 21 mars. Invitées à intervenir, les directions générales de l’agriculture et de l’environnement de la Commission, l’ONG WWF, la fédération européenne des agriculteurs Copa-Cogeca, et celle des entreprises de l’eau Eureau, ont ainsi souligné l’importance de la responsabilisation des acteurs locaux sur la qualité de l’eau et la nécessité d’investir dans la recherche de solutions innovantes.

Retrouvez l’intégralité des documents de la réunion ici : http://ebcd.org/event/sustainable-management-water-agriculture-addressing-pressure-agriculture-achieve-goals-wfd/

 

—  14 mars 2017

Adoption à une large majorité du rapport mercure en session plénière du parlement européen : 663 voix pour, 8 contre, 28 abstentions ! En tant que Rapporteur pour le groupe PPE, je me félicite de cette réforme ambitieuse qui place le continent européen en tête de la lutte contre la pollution aux métaux lourds dans le monde.

Le nouveau texte prévoit notamment de restreindre le commerce du mercure et de réduire la teneur en mercure de certains produits. Concernant les amalgames dentaires, seules les formes encapsulées sont autorisées garantissant à la fois la santé des patients et des praticiens. Les dentistes devront également s’équiper de séparateurs d’amalgame pour éviter tout rejet dans l’environnement. Pour les populations à risque (enfants, femmes enceintes), l’utilisation des amalgames est interdite, sauf avis médical contraire. Enfin, je me suis battu avec collègues du groupe PPE pour obtenir le stockage des déchets de mercure à l’état le plus sûre, c’est-à-dire après un processus de stabilisation.

Face à la pollution aux métaux lourds, le règlement mercure est l’exemple d’une Europe efficace qui protège ses citoyens. Retrouvez mon intervention

 

—  3 février 2017

J’ai organisé le 1er février, une conférence sur le thème de la gouvernance de l’eau, en tant que Président du groupe de travail « Gestion de l’eau et agriculture » du Parlement européen. Problématique au cœur du changement climatique, la politique européenne de l’eau est un instrument clé pour assurer l’approvisionnement en eau de qualité en quantité suffisante pour les décennies à venir. Autour d’experts, responsables politiques et acteurs du secteur, cet événement vise à débattre des solutions de bonne gouvernance pour améliorer la qualité de l’eau en Europe.

 

—  25 janvier 2017

« La créosote est un produit de conservation du bois indispensable. La filière française du bois, qui représente 450 000 emplois en France, serait durement affectée par une interdiction de cette substance », a déclaré Michel Dantin, suite à l’annonce du ministère à l’environnement affichant l’intention de donner un avis défavorable à la créosote en France.

Au titre de la directive 98/8/CE, la créosote est enregistrée comme produit biocide depuis 2011 et doit faire l’objet d’une autorisation de mise sur le marché dans chacun des États membres.

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—  25 janvier 2017

Retrouvez mon intervention en session plénière du Parlement européen sur les corridors transeuropéens. Ces grands axes de transport connectent les pays européens entre eux et renforcent le fonctionnement du marché intérieur grâce à un réseau logistique efficace. Lors du débat, j’ai notamment rappelé l’importance d’engager une politique de décarbonisation des transports, condition sine qua non à la réalisation de l’Accord de Paris et l’amélioration de la qualité de l’air pour les citoyens européens.

—  24 janvier 2017

Aujourd’hui la commission du Commerce international (INTA) du Parlement européen a voté en faveur de l’Accord Économique et Commercial Global avec le Canada (CETA). Le Parlement européen se prononcera définitivement sur le cet accord commercial le 15 février prochain en session Plénière à Strasbourg. Il s’agit donc d’une première étape en vue de l’adoption.

« Nous nous félicitons de ce vote. Après plusieurs années de négociation et de débat, le CETA respecte les lignes rouges fixées par le Parlement européen. Cela concerne en premier lieu les normes de sécurité alimentaire européennes, puisque les importations de produits agricoles canadiens dans l’Union européenne devront se plier à nos exigences, mais il offre aussi d’immenses opportunités pour les producteurs européens qui souhaitent développer leur marché à l’international », ont commenté les députés Angélique DELAHAYE et Michel DANTIN, tous deux membres de la commission Agriculture (AGRI) du Parlement européen.

« Le CETA apportera aussi la protection de 143 indications géographiques (IG) européennes, dont 42 françaises, pour la plupart déjà présentes sur le marché canadien. Cela est un net progrès par rapport à la situation actuelle. Par ailleurs, le CETA prévoit une clause de révision permettant d’étendre la liste des IG protégées au Canada », a insisté Angélique DELAHAYE.

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—  18 janvier 2017

« Les loups sont aux portes de Paris, combien de temps faudra-t-il encore attendre avant que la Ministre de l’environnement, Ségolène Royal, prenne toute la mesure du problème du loup en France ? » s’est interrogé Michel Dantin, député européen de la circonscription du Sud-est. « Les éleveurs crient depuis déjà des années leur impuissance face à la multiplication des attaques de loup, notamment dans les zones montagneuses », a-t-il ajouté.

Présent dans 66 départements de métropole, la dispersion du loup sur le territoire s’accélère, faisant monter la gronde des éleveurs et des populations rurales qui voient leur activité et leur sécurité menacées. En cinq ans, le nombre de victimes a plus que doublé, passant à près de 9000 en 2015.

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—  12 janvier 2017

20202_shutterstock_70646686« Le mercure est un métal lourd très toxique qui représente une menace pour la santé des hommes et pour l’environnement. Aujourd’hui, nous donnons un tour de vis supplémentaire à son utilisation en Europe et nous encouragerons les acteurs économiques à investir dans les alternatives sans mercure » s’est félicité Michel Dantin, Rapporteur pour le Groupe PPE sur la révision du règlement mercure et la ratification à la Convention de Minamata, votée aujourd’hui en commission de l’Environnement et de la santé publique au Parlement européen.

La révision du règlement, dont les règles actuelles datent de 2008, a pour objectif d’encadrer l’utilisation du mercure sur l’ensemble du cycle de vie, de l’extraction minière à la gestion et au stockage des déchets, en passant par le commerce du mercure et la fabrication des produits contenant du mercure ou les procédés industriels.

« Le recours aux amalgames dentaires sera limité aux seules formes encapsulées et interdit pour les enfants, les femmes enceintes ou allaitantes. Autre pierre angulaire de ce texte, les déchets de mercure devront être stabilisés à l’état le plus sûr, avant d’être stockés de manière permanente en sites protégés », a expliqué Michel Dantin. 

« L’Union européenne envoie un message fort au reste du monde », a ajouté l’eurodéputé, en vue de la ratification à la Convention de Minamata, l’accord international sur le mercure. « En intégrant dans notre droit les règles les plus ambitieuses, nous marquons un pas important vers l’élimination progressive du mercure et encourageons les autres pays à aller dans ce sens » a-t-il conclu.

—  12 décembre 2016

La politique européenne de l’eau délivre des résultats. En plus de 40 ans, la qualité des eaux de baignade et côtière, de l’eau potable, de l’eau douce ou des eaux résiduaires, s’est nettement améliorée dans l’Union. Fort d’un cadre de gouvernance autour des bassins hydrographiques, le dispositif législatif de l’Union couvre le grand cycle de l’eau.

Pourtant, L’union accuse des retards de mise en œuvre dans les Etats membres et des écarts d’interprétation qui ralentissent l’atteinte du bon état de l’eau. D’autres défis freinent cet objectif, le changement climatique et l’intensification des activités humaines en tête. Considérant que l’eau est la ressource stratégique de demain, nous devons, en Europe, réapprendre à l’économiser.
Dans mon discours devant les représentants européens des territoires au Comité des Régions, je plaide donc pour l’intégration des principes de l’économie circulaire à la gestion de l’eau, pour une clarification des termes de la législation et pour une approche multisectorielle de la politique de l’eau, afin de mieux prendre en compte l’impact des secteurs de l’économie, notamment de l’agriculture, l’industrie et la santé.

Retrouver l’intégralité de mon discours en cliquant sur le lien ci-après :discours-michel-dantin-du-1er-decembre-au-comite-des-regions

—  9 novembre 2016

Retrouvez mon intervention sur l’importance de l’eau dans l’économie circulaire, lors d’un débat en commission de l’environnement du Parlement européen avec le Vice-Président de la Commission européenne Jyrki Katainen.

Comme pour les autres ressources, je considère que l’action de l’Union en faveur de l’eau doit être guidée par les principes de l’économie circulaire : réduire les usages, réutiliser et recycler.

La réutilisation des eaux usées est un exemple concret du potentiel de l’économie circulaire en Europe, elle permettra de limiter les prélèvements tout en assurant un approvisionnement en eau de qualité et en quantité suffisante pour l’ensemble des secteurs de l’économie.

Le soutient de l’Union à la recherche de solutions et technologies innovantes doit nous permettre d’assurer cette transition.

—  7 novembre 2016

J’ai participé lundi 24 octobre à la conférence organisée par la Présidence slovaque de l’Union européenne sur le thème de l’eau et l’agriculture. Confrontés aux défis de l’amélioration de la qualité de l’eau en Europe et d’une agriculture durable capable de répondre aux besoins d’une population en constante augmentation, cette conférence a eu pour objectif de réunir les décideurs politiques, représentants nationaux, membres de collectivités territoriales et experts, afin d’échanger sur l’impact des activités agricoles sur l’eau, et les solutions pour y remédier.

Au terme de cette journée, j’ai adressé un message clair : l’ensemble des acteurs locaux concernés – agriculteurs, entreprises, autorités locales, associations – doivent être impliqués au portage de solutions exemplaires et réplicables sur le tout territoire. Les nouvelles technologies permettront aux agriculteurs de réduire leur empreinte environnementale tout en garantissant la compétitivité et la résilience de l’agriculture européenne sur le long terme.

L’eau est une ressource rare essentielle à la vie, relevons le défi de l’innovation !

 

—  14 octobre 2016

20202_shutterstock_70646686« Le Parlement européen est à l’avant-garde de la protection des citoyens contre les effets néfastes du mercure sur la santé et l’environnement », s’est félicité Michel Dantin, rapporteur pour le Groupe PPE sur la révision du Règlement mercure et la ratification de la Convention internationale de Minamata.

« L’UE doit montrer l’exemple, en privilégiant une utilisation raisonnée du mercure et en promouvant les technologies alternatives. Mais nous devons accompagner nos entreprises dans cette voie, pas les sanctionner », a souligné l’eurodéputé. « Je regrette certaines postures idéologiques du rapporteur du Groupe GUE/GNL, qui vont contre la réduction de la pollution au mercure dans le monde », a-t-il insisté.

La révision du règlement mercure vise à aligner le droit européen sur la Convention de Minamata. Il encadre notamment la production et le commerce du mercure et des produits contenant du mercure, ou encore l’utilisation des procédés industriels.

« Je me réjouis tout particulièrement que le Parlement ait opté pour la stabilisation des déchets à l’état le moins dangereux, avant un stockage permanent selon des règles strictes, et pour une interdiction des amalgames dentaires à terme, sauf avis médical contraire » a conclu Michel Dantin.

Prochaine étape : le Parlement européen s’engagera dans les négociations avec le Conseil dès la fin de l’année, avant une adoption du texte et une ratification de la Convention début 2017.

—  4 octobre 2016

« Ségolène Royal fanfaronne à Strasbourg sur le climat pour attirer les caméras mais refuse de s’expliquer devant notre commission d’enquête, ce n’est pas une attitude cohérente », a déclaré Françoise Grossetête, membre de la commission d’enquête sur les émissions des véhicules (EMIS) du Parlement européen et Vice-présidente du Groupe PPE, alors que la Ministre française de l’environnement est à Strasbourg pour assister au vote final du Parlement européen portant sur la ratification de l’accord de Paris par l’UE.

Mise en place suite au scandale Volkswagen, la commission EMIS a demandé à  auditionner Mme Royal le lundi 3 octobre, mais a reçu une fin de non-recevoir. Ségolène Royal a préféré proposer son Secrétaire d’État chargé des transports, Alain Vidalies, pour une audition courant novembre.

« Voici un acte méprisant pour les travaux que nous menons au nom des citoyens français et européens. Les questions auxquelles Ségolène Royal refuse de répondre vont bien au-delà du simple sujet des transports et relèvent parfaitement de ses attributions ! », a précisé Franck Proust, membre de la Commission EMIS.

 « La Ministre de l’environnement joue un double jeu. Elle a décidé l’ouverture de la commission Royal pour le contrôle des émissions en France, mais esquive l’audition des Parlementaires européens à Strasbourg. Je le regrette », a ajouté Michel Dantin, membre suppléant de la Commission EMIS.

 

—  13 septembre 2016

Les députés européens ont adopté aujourd’hui leur position sur la stratégie macro-régionale alpine (SUERA), dont l’objectif est de mieux articuler la répartition des fonds structurels européens et des financements nationaux et régionaux entre sept pays européens, dont cinq États membres de l’Union européenne et 48 régions, afin de renforcer la cohésion économique, sociale et territoriale du massif alpin.

« Les stratégies macro-régionales apportent une véritable valeur ajoutée européenne en permettant de coordonner les initiatives de villes et de régions issues de différents pays et qui partagent un massif, un fleuve ou encore un bassin maritime. Sans créer de bureaucratie inutile, elles constituent un instrument privilégié au service des territoires pour répondre à certains défis communs qui dépassent les frontières nationales », a expliqué Marc Joulaud, député européen (LR, PPE, Fr), membre de la commission du Développement régional au Parlement européen.

« La montagne crée trop souvent des barrières supplémentaires au travail en commun ! Avec cette nouvelle stratégie, elle unira les citoyens alpins pour relever plusieurs défis, notamment en termes d’interconnexions en matière de transports et de couverture numérique, d’innovation et d’adaptation au changement climatique. Cette stratégie doit rester un outil utilisé par les villes et les régions alpines qui souhaitent développer ensemble des projets concrets, un territoire équilibré et répondre aux aspirations des populations locales », a déclaré Michel Dantin, député européen (LR, PPE, Fr) et maire de Chambéry. (suite…)