—  16 octobre 2017
—  13 octobre 2017

« Avec l’accord obtenu sur le règlement Omnibus, le Parlement européen a réussi à imposer un bilan de santé de la Politique Agricole Commune : révision profonde du régime des organisations de producteurs et du droit de la concurrence européen, développement des outils de gestion des risques et amélioration de certains aspects du verdissement » a déclaré Michel DANTIN, membre de l’équipe de négociation et négociateur sur l’Organisation Commune des Marchés.

Dans le cadre du trilogue final, le Parlement européen, le Conseil et la Commission ont parvenu à un accord final sur le chapitre agricole du règlement Omnibus. Cet accord provisoire doit encore être validé par chaque institution selon leur procédure interne.

« Alors que le Président de la République vient tout juste de tirer un premier bilan des Etats Généraux de l’Agriculture, je me bats depuis un an et demi contre les ayatollahs du droit de la concurrence de la Commission européenne et les chantres du statut quo parmi les Etats membres » a ajouté le député européen.

«  Avec cet accord, les lignes ont enfin bougé ! Ce texte vise à créer un droit individuel au contrat écrit pour les agriculteurs et autoriser la négociation de clauses contractuelles de partage de la valeur ajoutée entre les acteurs de la chaine d’approvisionnement. Mais surtout, nous obtenons une clarification de l’application du droit de la concurrence au secteur agricole avec le renforcement des pouvoirs des organisations de producteurs qui pourront maintenant planifier la production et négocier les volumes et les prix en dérogation au droit de la concurrence. » a conclu Michel DANTIN.

—  3 octobre 2017

« Il est fondamental que les membres de la commission de l’Agriculture se fassent entendre clairement lors de ce vote, il s’agit d’un enjeu capital pour l’avenir de l’agriculture européenne dont tout le monde n’a pas conscience », ont déclaré Angélique Delahaye et Michel Dantin, députés européens LR-PPE, en amont du vote relatif à la révision de la directive sur les énergies renouvelables, ce soir en commission de l’Agriculture au Parlement européen.

La Commission européenne propose de réduire progressivement les biocarburants de première génération de 7% à 3,8% dans les transports, après les avoir encouragés à hauteur de 10% dès 2001. « Cette proposition est inacceptable et est loin de faire l’unanimité. La problématique des biocarburants doit être appréhendée dans une logique d’économie circulaire » ont indiqué les députés.

« L’Europe est dépendante à 70% des importations de protéines végétales de pays tiers dont les modes de productions sont peu scrupuleux de l’environnement. Les biocarburants durables sont des coproduits des cultures européennes de protéines de haute qualité, ils sont indispensables pour la mise en place d’un plan protéine viable au niveau européen. L’Union européenne a donc un double intérêt à soutenir ces cultures ! » a indiqué  Angélique Delahaye, à l’initiative de la plateforme sur les énergies verte au Parlement européen réunissant des députés suivant de près ce dossier.

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—  25 septembre 2017

L’agenda agricole national est aujourd’hui dominé par la tenue des États Généraux, organisés à la suite de l’élection du Président de la République. Le Ministre promet de rééquilibrer le partage de la valeur entre les acteurs de la chaîne, renforcer la structuration des filières et souhaite prendre une initiative européenne pour réformer le droit de la concurrence. Cette grande messe française de l’agro-alimentaire et de l’agriculture est importante tant les relations au sein de la chaîne sont devenues difficiles, elle n’en est pas moins déconnecté et franco-française. Effectivement, l’agitation médiatique et communicationnelle en oublie parfois la sphère européenne, où est conçu le cadre de la politique agricole française : la Politique Agricole Commune. C’est cette vérité que j’ai souhaité rappeler lors de mon intervention la semaine dernière devant l’atelier n°7 des États Généraux de l’Alimentation.

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—  14 septembre 2017

« Le Parlement européen fait de la gestion active et durable des forêts un des piliers de la politique climatique de l’Union. C’est une excellente nouvelle pour la France, grand pays forestier, et pour notre filière bois ! », s’est réjoui Michel Dantin, député européen, suite à l’adoption de la position du Parlement sur la révision de la directive LULUCF, aujourd’hui en session plénière.

La directive LULUCF vise la prise en compte des émissions et des absorptions de gaz à effet de serre résultant de l’utilisation des terres, du changement d’affectation des terres et de la foresterie. Elle constitue l’un des trois piliers du cadre d’action de l’Union européenne pour le climat et l’énergie à l’horizon 2030.

« Le potentiel des forêts européennes à la réalisation de l’Accord de Paris est extraordinaire, grâce à la capacité d’absorption du CO2 des arbres. Encore faut-il s’autoriser à exploiter nos ressources. J’entends par là, à faire donner aux forêts le meilleur d’elles-mêmes, dans le plein respect du développement durable et de la croissance de notre patrimoine forestier sur le long terme », a complété l’eurodéputé.

« La proposition respecte la compétence nationale en matière forestière et permet aux États membres de mettre en œuvre des politiques ambitieuses, adaptées aux ressources locales. C’est ma conception d’une Europe efficace. Celle qui fixe les règles du jeu et qui fait confiance aux acteurs légitimes à tous les niveaux », a conclu Michel Dantin.

—  11 septembre 2017

Discours de Michel DANTIN co-président du groupe de travail sur la position du PPE sur le futur de la PAC : Pour une agriculture européenne forte, durable et innovante

Copenhague, 4 septembre 2017 – Assemblée politique du PPE

 

Monsieur le Président, Cher Joseph,

Monsieur le Ministre fédéral, Cher Christian,

Mesdames et Messieurs Membres de l’Assemblée Politique,

Je tiens tout d’abord à remercier le Président Joseph DAUL de l’honneur qu’il m’a fait en me confiant la co-présidence de ce groupe de travail. Je tiens également à remercier Christian SCHMIDT pour sa confiance dans ce processus. Enfin je tiens à remercier tous ceux qui ont participé ou qui nous ont accompagnés dans  ce travail collectif, auquel ont contribué une trentaine d’expert,  qui vous est soumis aujourd’hui

La politique agricole commune est la première des politiques européennes. Au cours des 50 dernières années, elle a été le cœur de l’intégration européenne et elle doit le rester. Aujourd’hui le secteur agricole  emploie 44 millions d’européens et dégage 130 milliards d’euros d’exportations par an. Pour autant nombre de paysans ne tirent pas de leur activité un revenu décent.

Au fil de ses évolutions, la PAC a fait de l’Europe un leader mondial agricole en établissant les critères alimentaires, sanitaires, environnementaux et  climatiques les plus ambitieux au monde.

Nous devons le répéter, crise après crise, à celles et ceux qui malgré tout doute.

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—  11 septembre 2017

L’Union européenne dispose d’un mécanisme d’alerte rapide en matière de sécurité alimentaire, mais il ne semble pas avoir bien fonctionné. Les eurodéputés souhaitent que le système soit plus strict pour éviter que ce genre de problème ne réapparaisse.

—  1 septembre 2017

Retrouvez mon intervention sur les enjeux et perspectives du secteur de l’apiculture dans l’Union. Dans le cadre d’un rapport d’initiative, je vais proposer des orientations pour relever les défis majeurs auxquels le secteur fait face : surmortalité des abeilles, multiplication des maladies et parasites, baisse de la production de miel, concurrence des pays tiers ou encore lutte contre la fraude au miel frelaté.  Je milite pour une meilleure formation des apiculteurs à la protection des abeilles, un investissement et une coordination des travaux de recherche au niveau européen sur les pollinisateurs, le développement de traitements efficaces contre les différents risques sanitaires, à commencer par la lutte contre le Varroa, et pour le doublement du budget européen en faveur des Programmes apicoles nationaux.

 

—  1 septembre 2017

En juin dernier, javais sollicité l’attention du Ministre de la transition écologique et solidaire au sujet de la prédation du loup. Vous trouverez ci-dessous la réponse du Ministre Nicolas HULOT.

Courrier au Ministre HULOT Nicolas – Prédation du loup

Réponse du Ministre Réponse du Ministre HULOT sur prédation du loup, 10.08.2017

—  21 juillet 2017

 

 « La décision d’augmenter le quota de prélèvement de loups en France va dans le bon sens, mais elle est loin d’offrir, à elle seule, les garanties nécessaires à la poursuite de cette activité dans des conditions sereines et durables » a réagi Michel Dantin, Député européen du Sud-Est, suite à la publication du décret du gouvernement autorisant le prélèvement de 40 loups pour l’exercice 2017-2018.

Depuis plusieurs années, la filière de l’élevage est confrontée à une forte augmentation des attaques de loups sur les troupeaux, qui menace la pérennité de l’activité et ses nombreuses filières en aval. Les régions montagneuses, notamment le sud-est de la France, sont les premières concernées par les attaques de loups. En cinq ans, le nombre de bêtes tuées a plus que doublé, passant à près de 9000 en 2017. Le nombre d’exploitations ovines est passé de 95 000 en 2010 à 70 000 en 2016.
« Fin mai, j’avais interpellé le Ministre à l’environnement par courrier pour demander l’abatage de 2 loups supplémentaires – et obtenu gain de cause – alors que le quota était déjà épuisé au moment où les éleveurs partaient en alpage », a rappelé Michel Dantin.

« Les éleveurs attendent à présent des solutions pérennes et des moyens efficaces pour assurer la protection de leurs troupeaux sur le long terme. L’abattage de loups est une mesure d’urgence à l’impact limité », a expliqué l’eurodéputé, « j’appelle le gouvernement à tout mettre en œuvre pour obtenir la révision de la Convention de Berne et le déclassement du loup en tant qu’espèce strictement protégée », a-t-il ajouté.
La Convention de Berne a été signée en 1979 et ratifiée par la France en 1990. Elle vise à assurer conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe. L’agro-pastoralisme – l’élevage en prairies – permet notamment de répondre à ces objectifs en participant à la préservation des paysages et de la biodiversité.
« Aujourd’hui, ce sont les éleveurs qui sont menacés d’extinction. On constate déjà un fort recul de l’installation des jeunes professionnels, alors que l’élevage est une activité structurante dans ces territoires ruraux en perte de vitesse. Il est source de dynamisme économique et de tourisme », a conclu Michel Dantin.

—  30 juin 2017

Question avec demande de réponse écrite

Franck Proust (PPE), Tokia Saïfi (PPE), Maurice Ponga (PPE), Michel Dantin (PPE), Angélique Delahaye (PPE), Gabriel Mato (PPE) et Cláudia Monteiro de Aguiar (PPE)

Objet: Mécanisme de stabilisation pour la banane du Nicaragua

Dans le cadre de l’accord de partenariat avec les pays d’Amérique du Sud et d’Amérique Centrale, la Commission européenne a négocié un mécanisme de stabilisation pour le secteur de la banane, afin que les préférences commerciales puissent être temporairement suspendues lorsqu’un certain seuil d’importations est dépassé. Il y a quelques jours, la Commission a publié des données indiquant que le Nicaragua a dépassé le seuil d’alerte de 80 % et a déjà rempli 88,9 % des 13 500 tonnes qu’il peut exporter vers l’Union européenne sans droit de douane.

Étant donné la récente révision du mécanisme de stabilisation pour les bananes et les informations transmises sur le dépassement du seuil d’alerte par le Nicaragua, la Commission peut-elle indiquer:

  1. les actions préparatoires qu’elle mène actuellement en vue d’un possible déclenchement du mécanisme de stabilisation?
  2. le calendrier et les échéances fixés pour déclencher le mécanisme de stabilisation pour les bananes du Nicaragua?
  3. De plus, la Commission peut-elle préciser quand et comment elle compte informer le Parlement européen ainsi que les producteurs européens de bananes du dépassement du seuil d’alerte et des prochaines étapes du processus?

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—  29 juin 2017
—  28 juin 2017

«Je suis choqué par la teneur des scénarios présentés aujourd’hui par la Commission européenne dans le cadre du document de réflexion sur l’avenir des finances de l’UE. Sur cinq scénarios, quatre prédisent une baisse significative du budget agricole européen alors que le scénario restant, c’est à dire l’augmentation des ressources de l’Union et de la Politique agricole commune, est malheureusement peu crédible », a expliqué Michel Dantin (eurodéputé LR, PPE, Fr).

 « Dans ce débat, il convient de rappeler quelques vérités : la Politique agricole commune est encore à ce jour la politique la plus intégrée et aboutie de l’Union européenne. La PAC est par essence une politique européenne puisque les pères fondateurs ont fait le choix en 1962 de mutualiser les efforts agricoles nationaux et il n’existe plus aujourd’hui de politiques agricoles nationales stricto-sensu. Bien que cette politique représente 37% du budget européen, ce chiffre n’équivaut qu’à 0,6% des dépenses publiques européennes totales, soit 32 centimes par citoyen et par jour. Ces 32 centimes garantissent une production de produits agricoles de haute qualité, sains et sûrs pour 500 millions d’Européens, et font de l’Union européenne une puissance exportatrice et souveraine sur le plan alimentaire. Ces 32 centimes ont également permis l’aménagement et le développement rural de nos territoires ».

 « Alors que nos principaux concurrents (États-Unis, Inde, Chine et Brésil) ont, au cours des dernières années, augmenter leur soutien stratégique à l’agriculture et que les premières discussions sur le futur de la politique agricole commune s’engagent, ce document de réflexion est un très mauvais signal », a ajouté le député européen.

 « Je compte défendre bec et ongle le budget de l’agriculture, élément essentiel d’une politique agricole commune ambitieuse et efficace », a conclu Michel Dantin.

—  26 juin 2017

J’ai présidé, avec le Commissaire en charge de l’Agriculture, Phil Hogan, une conférence sur l’avenir de la PAC dans les zones fragiles organisée par Farm Europe le 22 juin dernier. Réunissant au cœur du massif du Vercors, décideurs européens, responsables économiques et agriculteurs, cette journée de travail s’est focalisée sur les enjeux suivants : comment faire vivre l’ambition d’une agriculture présente et dynamique sur l’ensemble des territoires, comment encourager la structuration des filières pour capter la valeur ajoutée et enfin répondre aux enjeux de la durabilité environnementale en zones économiquement fragiles.

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—  26 juin 2017

A mon initiative en tant que rapporteur de la Commission Agriculture sur la politique de concurrence, les Commissaires en charge de l’Agriculture, Phil HOGAN, et en charge de la politique européenne de concurrence, Margrethe VESTAGER, ont pu débattre avec les députés européens de la Commission Agriculture. Cet échange, nécessaire afin de mieux comprendre les points de vues sur les interactions entre politique de concurrence et politique agricole, par nature dérogatoire, était d’une importance essentielle.

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—  23 juin 2017

Je souhaite la bienvenue à tous les participants de la 6ème édition de la Semaine européenne des abeilles que j’organise avec ma collègue Mariya Gabriel du 26 au 28 juin. #BeeWeek

Retrouvez l’intégralité du programme #EU4Bees en ligne sur le site: http://www.beeweek.eu/ ou la page European Week of Bees and Pollination

—  15 juin 2017

Mise en œuvre du verdissement de la PAC, j’explique mon vote en session plénière du Parlement européen au sujet des surfaces d’intérêt écologique. Je souhaite que nous accompagnions les agriculteurs vers une agriculture durable. Pour cela, les chefs d’exploitation doivent retrouver leur capacité d’entreprise et d’innovation sur le terrain.

—  9 juin 2017

Face à la situation extrême dans laquelle se trouvent les éleveurs suite à l’épuisement du quota de prélèvement de loups, j’ai interpellé, avec mes collègues de la délégation française du groupe PPE, le Ministre à l’environnement Nicolas HULOT et le Ministre à l’agriculture Jacques MEZARD pour qu’ils se saisissent du dossier sans attendre et propose des solutions concrètes aux éleveurs partis en alpage. Relire mon courrier : MEZARD Jacques – Prédation du loup  HULOT Nicolas – Prédation du loup

Réaction du Ministre : à la suite de mon courrier sur la prédation du loup, réaction encourageante du nouveau Ministre à l’agriculture Jacques Mézard pour les éleveurs : 2 tirs de défense sont autorisés jusqu’au 30 juin. De plus, le quota de prélèvement est relevé à 40 loups pour 2017/18.

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—  2 juin 2017
—  2 juin 2017

L’intégration d’énergies renouvelables dans les transports est un enjeu clé pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris. Or, la Commission veut mettre un terme aux biocarburants de première génération (fabriqués à partir de produits agricoles, ex. sucre de betterave, maïs, blé) dans son projet de révision de la Directive énergies renouvelables. Je m’y oppose ! Nous tirons de nombreux bénéfices à la production de biocarburants issus de cultures européennes, tant en termes agricole, climatique et environnementale.

En France, premier pays producteur européen, seul 1% des terres arables est consacré aux biocarburants. En 10 ans, on constate qu’il n’y a pas eu de concurrence avec la production alimentaire ou de hausse du prix des denrées. C’est par contre une source de diversification et un complément de revenu essentiel pour les agriculteurs européens. Cette activité permet aussi de produire des protéines animales – car c’est un coproduit – dont l’Europe est dépendante à 70% des importations de l’extérieur.

Rappelons enfin que les investisseurs de la première génération sont les mêmes qui investiront dans les biocarburants avancés. Je m’engage donc, aux côtés de mes collègues du groupe PPE, à défendre les investissements des agriculteurs européens et de la filière et les nombreux emplois directs, dans le cadre des négociations au Parlement et au Conseil.

—  16 mai 2017

Le 15 mai en commission Agriculture, j’ai rappelé au Commissaire HOGAN, qui vient de lancer une large consultation sur le futur de la politique agricole commune (PAC), que la politique agricole commune est avant tout une politique économique !

Alors que certains groupes d’intérêts tentent d’infléchir cette politique vers une politique principalement environnementale, il convient de rappeler dans le contexte de la préparation de la réforme à venir, la vocation économique de la PAC, comme préalable à toutes autres considérations environnementales et sociales que l’on souhaiterait voir cette politique remplir.

 

—  16 mai 2017

Question avec demande de réponse écrite à la Commission – Renaud Muselier (PPE), Michel Dantin (PPE), Tokia Saïfi (PPE) et Franck Proust (PPE)

Objet: Accord de libre-échange avec le Mercosur – secteur bovin

La Commission européenne a publié en novembre 2016 une étude sur les effets cumulés des accords de libre-échange sur le secteur agricole européen. Les auteurs de cette étude ont analysé l’effet économique cumulé de douze accords commerciaux, qu’ils soient conclus ou non, dont celui en cours avec le Mercosur.

Alors que le secteur des vins et spiritueux sort renforcé de ces accords, il apparaît, suite à cette étude, que la conclusion d’accords de libre-échange aurait globalement une incidence négative sur le secteur de la viande bovine, la viande ovine, la volaille, le riz et le sucre. Problème déjà identifié lors des négociations avec le Canada, l’équilibre des carcasses semble être ignoré, alors que l’importation de morceaux nobles risque d’avoir une incidence sur la valorisation de toute la carcasse.

  1. La Commission confirme-t-elle qu’elle caractérise comme étant sensible le secteur de la viande bovine dans le cadre des négociations avec le Mercosur, tel qu’acté par la Commission en mai 2016?
  2. Compte tenu du scandale alimentaire dévoilé au Brésil le 17 mars, où un gigantesque réseau de commercialisation frauduleuse de viande avariée a été démantelé, la Commission compte-t-elle exclure de l’accord la viande bovin

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—  15 mai 2017

Retrouvez mon audition par la Section de l’agriculture, de la pêche et de l’alimentation du CESE dans le cadre de la saisine : « Quels leviers pour renforcer la compétitivité de l’agriculture et de l’agroalimentaire français ? ».

—  9 mai 2017

Face à des ministres de l’agriculture timorés, les députés européens ont pris la mesure de leurs responsabilités et décidé d’appuyer sur l’accélérateur de “l’Omnibus” en proposant des ajustements de bon sens pour la Politique agricole commune. L’approche suggérée par le rapport de la commission de l’Agriculture du Parlement  permettrait de donner aux agriculteurs, dès 2018, les moyens d’être plus résilients face aux crises et plus forts au sein de la chaîne alimentaire.

Sans attendre une réforme de la PAC à l’agenda  incertain, la ligne proposée par le rapport, adopté le 5 mai par la commission de l’agriculture, permettrait d’achever et de simplifier la réforme de 2013 sur deux volets clefs : les outils de gestion des risques et le droit de la concurrence. Les amendements, négociés principalement par trois acteurs clefs de la réforme de 2013 – Albert Dess (Allemagne), de Paolo de Castro (Italie) et de Michel Dantin (France) – prévoient les améliorations suivantes:

– Faciliter la reconnaissance des Organisations de Producteurs par les Etats membres ; renforcer leurs prérogatives matière de transformation, vente, transport ou conditionnement ; permettre à ces organisations de gérer les volumes en leur sein, ainsi que la mise en marché et la négociation de contrats et leurs conditions au nom de leurs adhérents: telles sont quelques-unes des initiatives qu’ils demandent sur le volet « chaine alimentaire ».

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—  5 mai 2017

Hier, je suis intervenu sur Euradionantes dans le cadre de l’émission « On n’est pas sorti d’Europe ! » sur le futur de la Politique Agricole, la récente adoption du règlement Omnibus qui vise à réviser à mi-parcours cette politique fondamentale européenne. Vous pouvez accéder à mon entretien (à partir de la 65ème minute) en cliquant sur le photo ci-dessous.

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—  3 mai 2017

Retrouvez ma tribune Agriculture : les mirages et l’impasse lepénistes en ligne sur www.latribune.fr en cliquant sur l’image ci-dessous.

Le désespoir dans les campagnes est immense. La mise en œuvre de la nouvelle réforme de la PAC dans notre pays est catastrophique. Alors que nos 27 partenaires européens profitent déjà des bénéfices de cette dernière, le quinquennat socialiste a laissé toute une profession exsangue. On annonce alors que les agriculteurs seraient séduits par les sirènes de Madame Le Pen et de son programme agricole proposant le protectionnisme, le repli de l’agriculture française sur elle-même et la sortie de l’Union européenne. En cette dernière semaine de campagne, j’ai trop de respect pour les paysans français pour rester muet, il est nécessaire de rappeler ce qu’est l’agriculture française et de déconstruire un programme agricole fondé sur de vaines promesses.

Le rôle structurant de la PAC

Notre agriculture est par nature diversifiée, connue pour la qualité de ses produits et résolument ouverte sur le monde. Deux tiers des exploitations agricoles sont tournées vers l’exportation permettant à la France de dégager en 2015 un excédent commercial de l’ordre de 9,2 milliards d’euros (dont 2,7 milliards sur le marché européen) et en dépit d’une année noire, l’excédent se maintient à 6,1 milliards d’euros en 2016. La Politique Agricole Commune a depuis 55 ans eu un rôle structurant dans le développement de notre agriculture en lui donnant l’accès à un marché intérieur de 500 millions de consommateurs. Cette politique continue à mobiliser près de 10 milliards d’euros par an en soutien à l’investissement agricole et au revenu des agriculteurs, protégeant plus de 54% d’entre eux de la faillite.

En agriculture comme dans d’autres secteurs, il faut du concret. Marine le Pen souhaite transformer la Politique Agricole Commune (PAC) en Politique Agricole Française (PAF) fondée sur un protectionnisme agricole. Une telle promesse a pour préalable la sortie de l’Union européenne, à la manière du Brexit. La négociation qui s’engage avec les Britanniques nous donne déjà une idée de ce que pourrait être son application en France… (suite…)

—  3 mai 2017

« Le règlement Omnibus est finalement sur les rails. Aujourd’hui, nous avons adopté des points clés, notamment la simplification des règles relatives aux paiements directs, dont les aides pour les jeunes agriculteurs et le verdissement, l’amélioration des outils de gestion des risques et d’accès aux instruments financiers et surtout le renforcement des possibilités d’organisation des filières agricoles et la clarification de leur lien avec le droit de la concurrence », a déclaré Michel Dantin, à la suite du vote sur le volet agricole du règlement “Omnibus” en commission de l’Agriculture au Parlement européen.

Le règlement Omnibus, proposé en novembre par la Commission européenne, visait à réviser et simplifier les principales politiques publiques européennes, dont la Politique Agricole Commune.

« Sur demande des rapporteurs, j’ai fait toutes une série de propositions pour gérer plus efficacement les crises, pour renforcer la position des agriculteurs au sein de la chaîne d’approvisionnement et donner au monde agricole les moyens de s’organiser et de négocier la vente de leur production sans craindre les foudres des autorités de concurrence. En outre, un droit au contrat écrit pour les agriculteurs est nouvellement créé et des clauses de partage de l’évolution de valeur ajoutée entre les producteurs, les industriels et la distribution pourront à l’avenir être négociées. Enfin, nous demandons à la Commission d’adopter d’ici à juin 2018 un cadre règlementaire pour lutter contre les pratiques commerciales déloyales qui sont un véritable fléau ! » a précisé le député européen.

« Je reste convaincu qu’il y a plus d’argent à gagner pour les producteurs dans un fonctionnement sain de la chaîne d’approvisionnement alimentaire que dans une hypothétique revalorisation des aides directes. Face à la montée du populisme, le Parlement européen apporte des réponses concrètes aux demandes des agriculteurs. La balle est maintenant dans le camp du Conseil et de la Commission ! » a conclu Michel Dantin.

—  2 mai 2017

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