—  14 juin 2018
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Huile de palme : « La France fait sourire par sa tentation à rajouter ceintures et bretelles à toute réglementation »

Treize raffineries et dépôts de carburants sont le théâtre de manifestations par les agriculteurs à l’appel de la FNSEA, en opposition à l’importation d’huile de palme en France.

Une plantation de palmiers à huile en Idonésie (ADEK BERRY / AFP)

De l’huile de palme va être importée cet été à la raffinerie de La Mède(Bouches-du-Rhône), en vertu d’un accord signé entre le groupe Total et le gouvernement précédent. Une situation qui provoque la colère de la FNSEA : les militants du syndicat agricole manifestaient devant 13 dépôts de carburants en France lundi 11 juin. À La Mède, un blocage a été finalement levé lundi à la mi-journée.

Sur franceinfo, le député européen Michel Dantin a dénoncé l’hypocrisie de l’État français. « Ce qui est paradoxal dans la position du gouvernement français, c’est qu’il est le premier à combattre la déforestation dans les accords internationaux, or on sait bien que la production d’huile de palme est la cause de la déforestation », a-t-il déploré.

« La France fait sourire en Europe par sa tentation naturelle à rajouter ceintures et bretelles à toute réglementation » a ajouté Michel Dantin, membre de la commission agriculture au Parlement européen. Celui-ci se trouve face à un « blocage » car « la France en particulier s’oppose à la non-introduction de l’huile de palme en Europe », a expliqué Michel Dantin.

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—  11 juin 2018

« Défendrez-vous l’agriculture française ou l’huile de palme importée Monsieur le Ministre ? », a déclaré Michel Dantin, Député européen, en amont de la dernière série de négociations interinstitutionnelles qui se déroulera cette semaine au sujet de la révision de la directive sur les énergies renouvelables.

Parlement européen, Conseil des Ministres et Commission se réunissent à Strasbourg pour les dernières négociations de trilogue, afin de trouver un accord global sur le texte, notamment sur l’épineuse question des biocarburants issus de culture. En France, FNSEA et JA ont entamé dimanche le blocage des raffineries qui importent de l’huile de palme pour produire du biodiesel.

« Alors la France et l’Europe disposent d’un fort potentiel en matières de cultures protéiques, qui permettent à la fois de produire des huiles végétales et de répondre au déficit européen en protéines animales, le gouvernement français et Nicolas Hulot défendent l’importation d’huile de palme de pays tiers, c’est incompréhensible, a réagi l’Eurodéputé. « Au Parlement européen, nous nous sommes prononcés pour l’interdiction de l’huile de palme dans la production des biocarburants ».

« Où sont passés les bonnes intentions du Ministre à l’environnement et le modèle d’agriculture responsable qu’il prône ? Les agriculteurs français doivent se conformer à des normes de production toujours plus strictes, mais ce sont les produits importés des pays tiers répondant à des normes de qualités inférieures qui sont favorisés sur notre marché, a regretté Michel Dantin. « Ce double discours et cette absence de réciprocité sont intenables », a-t-il ajouté.

« J’attends du gouvernement qu’il clarifie sa position sur l’huile de palme et qu’il protège enfin notre agriculture », a conclu Michel Dantin.

Retrouvez mon intervention sur Franceinfo dans « blocage des agriculteurs » à partir 15:11:45 jusqu’à 15:17:16

—  4 juin 2018

Michel Dantin (PPE): « Attention à ne pas signer à terme l’arrêt de mort de la PAC »

Le député européen (LR, PPE) regrette que « la France n’ait pas pris clairement position pour défendre le budget de la Politique agricole commune »;

Isabelle Marchais, L’Opinion, 1 June 2018,

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La Commission européenne présente vendredi ses propositions législatives de réforme de la politique agricole commune pour la période de programmation budgétaire 2021-2027, dans lesquelles elle devrait recommander de décentraliser au maximum les prises de décision. De quoi inquiéter les agriculteurs français, déjà fortement préoccupés par la réduction du budget de la PAC et du montant des aides directes annoncée le 2 mai.

Pourquoi avoir parlé de « hold-up organisé » à propos des orientations de la Commission pour le budget post 2020 de la PAC ?

Dans les premières analyses qui étaient sorties, la Commission évaluait la baisse du soutien direct au revenu des agriculteurs à 3,9 % en euros courants. J’ai aussitôt réagi en disant que la diminution, en euros constants, serait en fait beaucoup plus importante, de 15 % en 2027 pour les paiements directs, et de 25 % pour le second pilier, celui du développement rural. Depuis, de nouvelles informations sont sorties de la Commission, confirmant ces chiffres. Il ne faut pas oublier qu’en France, les aides directes représentent 47 % en moyenne du revenu des agriculteurs. Or, à l’inverse des mesures de développement rural, les pays ne pourront pas compenser la baisse des aides européennes puisqu’il n’y a pas de cofinancement possible sur le premier pilier. Toute réduction sera donc une perte sèche pour les agriculteurs.

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—  1 juin 2018

La Commission européenne vient d’arbitrer et de présenter ses propositions pour la future Politique Agricole Commune (PAC).

Je regrette que les positions adoptées par le Parlement européen à une très large majorité via le rapport de mon collègue Herbert Dorfmann soient autant ignorées. Tel que je le présentais depuis quelques jours, c’est une « programmation technocratique verdie à l’extrême » fondée sur des stratégies nationales potentiellement divergentes qui est proposée par la Commission européenne. On n’y trouve plus « la politique », on distingue à peine « l’agricole » et on observe la décomposition du « commun ».

L’intégration des enjeux environnementaux et climatiques se fait en dépit du bon sens, dans une logique de surcoûts et de surenchères, alors que les revenus agricoles ont chuté ces dernières années et que les agriculteurs vont prendre de plein fouet la baisse annoncée du budget agricole : la direction assumée est « faire plus avec moins », alors que seule la durabilité économique des exploitations peut permettre des avancées significatives en matière environnementale et climatique.

Si je me réjouis de certaines avancées sur les aspects économiques (mise en place de programmes opérationnels sectoriels et réforme de la réserve de crise), elles restent trop timides pour réellement répondre aux enjeux de volatilité des prix et des aléas au sein du marché unique.

Le Parlement européen devra prendre toute sa part dans la réforme qui débute, incarner une vraie ambition politique pour l’agriculture européenne et rétablir la PAC dans ses trois aspects les plus consubstantiels.

—  17 mai 2018

Dans le cadre du premier échange de vues sur la directive contre les pratiques commerciales déloyales, j’ai souhaité poser deux questions principales à la Commission européenne et proposer deux pistes de travail aux rapporteurs.

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—  17 mai 2018

Retrouvez l’échange de vues que nous avons mené cette semaine en Commission Agriculture sur la mission d’audit sanitaire que nous avons mené au Brésil débat avril afin de déterminer si les scandales sanitaires récents en viande bovine et de volaille sont des problèmes systémiques ou ponctuel du système de contrôle sanitaire brésilien.

—  11 mai 2018

Mardi 15 mai, je suis à l’initiative d’une conférence interparlementaire sur la prédation du Loup avec mon collègue José Bové et 8 autres Députés européens de France, d’Italie, d’Allemagne, d’Espagne et des Pays-Bas.

En présence du Commissaire européen à l’environnement Karmenu Vella, ce grand débat inédit rassemblera 80 parlementaires européens et nationaux pour échanger sur la gestion du loup en Europe et les conséquences de la prédation sur les élevages. Plus de 45 parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat seront présents.

Les temps forts de la conférence :

Un discours du Commissaire européen à l’environnement Karmenu VELLA
Trois panels de discussions thématiques avec des experts
• Dont un panel consacré à la clarification du droit européen en matière de protection du loup, notamment au regard des obligations qui découlent de la convention de Berne et des flexibilités accordées par la Directive Habitat
Un débat interparlementaire avec 80 membres du Parlement européen et de Parlements nationaux ou régionaux, en présence du Directeur de la DG Environnement de la Commission européenne, en charge de la directive Habitat
• La conférence sera disponible en direct en webstreaming

Retrouvez l’affiche et l’agenda de la conférence:

Draft agenda – interparliamentary conference on wolf predation – 15 May (009)


A venir : lien webstreaming pour suivre en direct le débat et revoir la vidéo

—  11 mai 2018

Le Canis Lupus est une espèce strictement protégée au titre de l’annexe IV de la directive européenne Habitat (1992), qui elle-même met en œuvre la Convention de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe a été signée en 1979 et ratifié par la France en 1990. Depuis les années 1990, le loup s’est réintroduit sur le continent européen. Sa population est estimée à 18 000 spécimens, dont 360 spécimens en France selon le comptage officiel de l’ONCFS.

Depuis le milieu des années 2000, la filière de l’élevage est confrontée à une forte augmentation des attaques de loups sur les troupeaux, qui menace la pérennité de l’activité et les nombreuses filières en aval. Les régions montagneuses, notamment le sud-est de la France, sont particulièrement concernées par les attaques de loups. En dix ans, le nombre de bêtes tuées en France est passé de 2500 en 2007 à 12 000 en 2017. Ce chiffre ne cesse de croître d’année en année. Le nombre d’exploitations ovines est passé de 95 000 en 2010 à 70 000 en 2016. En 2017, le coût de la politique loup et des indemnisations aux éleveurs en France a atteint 25 millions d’euros.

En dépit de la nécessaire protection du loup dans le cadre du droit européen, des mesures d’adaptation sont jugées nécessaires pour réduire les conséquences de la prédation du loup et assurer une meilleure protection des activités des hommes dans les territoires ruraux et montagneux.

Pour bien comprendre, voici quelques infographies : Infographies loup, Le Monde, « Entre loups et éleveurs, une cohabitation difficile » 19.02.2018

—  2 mai 2018

« Le Commissaire Oettinger s’apprête à annoncer une baisse de 9,5% du soutien direct aux revenus des agriculteurs et des mesures de marchés en euros courants. C’est une très mauvaise nouvelle ».

« Avec une coupe de près de 3,9 milliards euros en moyenne par an sur la période (dès la première année, le budget passerait à 40,5 milliards d’euros en 2021 à UE27 contre 44,1 milliards d’euros en 2020 à UE28), la Politique Agricole Commune sera amputée de plus de 100% de sa part liée au coût du Brexit (estimée à 2,7 milliards d’euros – 19 milliards sur la période budgétaire). Pire, la PAC va être sabordée pour financer d’autres politiques. La Commission utilise en effet des arguties budgétaires pour avancer masquée : en exprimant la baisse budgétaire en euros courants, elle cache la baisse annuelle liée à l’inflation qui automatiquement mènera à une baisse supplémentaire des paiements directs de 5,8% en 2022, 7,6% en 2023….jusqu’à 15% en 2027.

C’est un hold up organisé, le casse du siècle à hauteur de 8,5 milliards d’euros.

Je suis sidéré par ces annonces qui, à terme, conduiront à une baisse dans les mêmes proportions des revenus agricoles en France et en Europe et à un abandon total des campagnes. Je ne parle même pas des faillites et autres situations précaires que ces baisses vont engendrer.  La Commission est irresponsable: alors qu’elle entend demander aux agriculteurs de faire des efforts supplémentaires en termes de protection de l’environnement, elle leur inflige une double peine : augmentation de leurs coûts de production et baisse des aides ».

« Malheureusement, la France n’a pas été suffisamment claire jusqu’à présent et les agriculteurs en paient l’addition. J’en appelle au Président de la République et au gouvernement français de refuser cette proposition inique. Je m’emploierai au Parlement européen à la combattre ».

 

—  16 avril 2018

Retrouvez mon entretien dans agrapresse.fr sur ma mission au Brésil – les problèmes sanitaires sont réels (traçabilité & identification) mais c’est l’arbre qui cache la forêt. Le danger majeur reste l’impact du potentiel de production brésilien sur l’agriculture européenne.

UE/Mercosur : l’eurodéputé Michel Dantin plus préoccupé par le potentiel de production de viande que par le problème sanitaire du Brésil

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—  16 avril 2018
—  16 avril 2018

Retrouvez dans www.wikiagri.fr notre entretien commun avec Eric ANDRIEU sur mission d’audit parlementaire que nous avons mené au Brésil dans contexte des négociations : traçabilité & identification ne sont pas garanties pour viande.

Non, la viande brésilienne ne répond pas aux critères des consommateurs européens

 

—  16 avril 2018

Retrouvez ci-dessous ma réaction dans www.euractiv.fr sur la proposition sur les pratiques commerciales déloyales – dans-le-secteur-agroalimentaire –

Une nouvelle étape est franchie en faveur du rééquilibrage et l’assainissement des relations entre les producteurs, les industriels et les distributeurs ! 

Bruxelles s’attaque aux pratiques commerciales déloyales dans l’agroalimentaire

—  27 mars 2018

—  22 mars 2018

A deux semaines de mon déplacement au #Brésil dans le cadre d’une mission parlementaire d’audit, j’ai interrogé la Commission européenne sur les résultats des audits menées suite au scandale de la viande bovine avariée de mars 2017 (niveau de formation des vétérinaires, niveau de corruption et solidité du système de contrôle brésilien) et sur les suites que la Commission européenne souhaite donner au scandale relatif à la falsification des résultats des laboratoires en viande de volaille.

—  15 mars 2018

Retrouvez mon passage dans « La faute à l’Europe » du 10 et 11 mars sur les thèmes :

  • Protectionnisme américain : une guerre perdue d’avance ?
  • Emmanuel Macron et les agriculteurs : des inquiétudes et des ambiguités
  • Fraude à l’étiquetage : les viticulteurs prêts à casser la barrique
  • L’Italie fait tousser l’Europe

 

 

—  8 mars 2018

Retrouvez mon interview Grande distribution: «Quand il s’agit de contourner les règles, l’imagination humaine est sans limite» dans L’Opinion du 8.03.2018, par Emmanuelle DUCROS. Copyright 2018 L’Opinion All Rights Reserved

—  1 mars 2018

Je viens de passer deux jours au Salon International de l’Agriculture du 27 au 28 février dernier. Au fil des rencontres avec les agriculteurs, des rendez-vous avec les organisations professionnelles, les différentes filières végétales et de l’élevage et enfin les décideurs publics nationaux, j’ai pu évoquer la réforme à venir de la Politique Agricole Commune, le budget européen et l’impact du Brexit, les négociations commerciales en cours notamment avec le Mercosur, la sécurité sanitaire et la loi faisant suite aux États Généraux de l’alimentation.

Replay de mes interventions :

  • Dans un monde volatile, quelle PAC pour une agriculture résiliente ? (Emission TV AGRI)

  • La sécurité sanitaire (Emission sur Public Sénat)

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—  22 février 2018

Chiche ! Je suis prêt à soutenir les propositions de réforme de la PAC mais nous devons obtenir au préalable plus de précisions sur le contenu des plans stratégiques nationaux !

J’ai demandé aujourd’hui à la DG AGRI de nous transmettre un plan stratégique type qu’elle propose de mettre en place dans le cadre de la nouvelle architecture de la PAC. On nous promet la simplificaiton et la modernisation. Le risque est néanmoins la distorsion de concurrence entre les agriculteurs, l’usine à gaz administratives, les apurements successifs pour les Etats membres et la perte de pouvoir des colégislateurs en matière de contrôle de la PAC au profit de relations bilatérales entre chaque Etat et la Commission européenne.

Le diable étant dans les détails, je souhaite juger sur pièce.

 

—  19 février 2018

« Sans surprise, le gouvernement français confirme son entêtement et reste sourd aux appels des éleveurs et du monde rural. Des mois de consultation avec les organisations professionnelles qui n’ont pour résultat que la continuité d’une politique qui a été désastreuse pour tout le monde » a réagit Michel Dantin, Député européen du Sud-Est, à la suite de la publication du Plan loup 2018-2023.

« En cinq ans, le loup a fait plusieurs dizaines de milliers de victimes, un chiffre qui ne cesse de croitre. Les mesures de protection des troupeaux demeurent largement inefficaces. Pourtant, le gouvernement prévoit d’augmenter la population de loups de 360 à 500 spécimens sur le territoire. Nous devons nous attendre à des dommages collatéraux dès le printemps prochain ! », a alerté Michel Dantin.

« Cette politique est dépassée car le loup n’est plus menacé d’extinction aujourd’hui. En revanche, la population de loup et le niveau de dégâts enregistré par les éleveurs n’ont plus rien à voir avec ceux du début des années 2000. Les méthodes doivent donc évoluer comme l’autorise le droit européen. Rappelons que cette politique a un coût substantiel pour le contribuable : plus de 25 millions d’euros l’an dernier en moyens de protection et indemnisation des éleveurs. L’idéologie a pris le pas sur le réalisme ! », a-t-il ajouté.

« Mobilisé pour faire évoluer le cadre juridique européen, je suis à l’initiative d’une réunion interparlementaire le 15 mai prochain à Bruxelles, afin d’évoquer cette question en présence de députés européens, de parlementaires nationaux et du Commissaire européen à l’environnement Karmenu Vella », a conclu Michel Dantin.

—  15 février 2018

La Commission européenne vient de présenter un catalogue d’options pour le futur cadre financier pluriannuel de l’Union européenne 2020 – 2027. Ces hypothèses de travail sont néanmoins peu réalistes : si le maintien des crédits de la PAC est un objectif que je partage, la baisse annoncée de 15 à 30% du budget agricole n’a qu’un seul but : effrayer les États membres et leurs agriculteurs en vue de leur faire avaler à terme une baisse moins importante mais néanmoins substantielle.

La PAC est certes l’un des premiers postes budgétaires européen, mais elle est également l’une des seule politiques qui n’a plus d’équivalent national ! La baisse des crédits européens ne sera pas compensée par des crédits nationaux.

La majorité des aides étant des aides aux revenus de 7 millions d’agriculteurs, c’est tout un secteur qui est sur le point d’être déstabilisé. Le secteur agricole est pourtant un de nos secteurs stratégiques : 22 millions de personnes travaillent de manière régulière dans le secteur agricole alors que le secteur agroalimentaire emploie près de 44 millions d’européens. En outre, l’UE exporte par an plus de 130 milliards d’euros de produits agricoles.

Disons franchement les conséquences futures de ces coupes radicales: des faillites d’exploitations, des territoires ruraux désertés et la souveraineté et la sécurité alimentaire des 500 millions de citoyens mise à mal.

Communication de la Commission européenne : https://ec.europa.eu/commission/sites/beta-political/files/communication-new-modern-multiannual-financial-framework_fr.pdf

Infographie : https://ec.europa.eu/commission/sites/beta-political/files/what-kind-of-europe-for-our-future_fr.pdf

 

—  15 février 2018

A mon initiative, j’ai remis avec ma collègue Esther HERRANZ GARCIA, une première position des pays du Sud de l’Europe sur la future politique agricole commune au rapporteur du Parlement européen Herbert DORFMANN. Se fondant sur la position du PPE adoptée le 4 septembre dernier, dont j’étais l’un des rédacteurs, nous avons souhaité à la fois répondre aux premières propositions de la Commission européenne et mettre en avant les spécificités méditerranéennes.

MEDAGRI POSITION ON THE FUTURE OF THE CAP

—  6 février 2018

« La commission spéciale glyphosate est un tambour pour faire du bruit, certainement pas pour améliorer la santé des citoyens européens », a déclaré Michel Dantin, Député européen.

Mardi 6 février, les députés européens se prononceront en session plénière du parlement sur l’instauration d’une commission spéciale concernant la procédure d’autorisation des pesticides, en réponse aux inquiétudes suite à la ré-autorisation du glyphosate pour cinq ans.

« Les promoteurs de cette commission spéciale ont un train de retard car la Commission européenne va proposer au printemps des règles révisées de la procédure d’autorisation des pesticides dans l’UE », rappelle Michel Dantin.

« Les conclusions d’une telle commission n’interviendraient pas avant la fin 2018, en décalage total avec notre travail parlementaire », a-t-il ajouté.

La Commission a lancé une consultation publique le 23 janvier dernier sur « la transparence et la durabilité de l’évaluation des risques de l’Union dans la chaîne alimentaire », qui sera suivie d’une proposition législative en mai 2018.

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—  1 février 2018

Retrouvez ma dernière lettre d’information parlementaire N°16 – janvier 2018

—  1 février 2018

La présentation du projet de loi du gouvernement fait suite aux débats des États Généraux de l’Alimentation. C’est un projet de loi touffu qu’il conviendra d’analyser en détail dans le cadre du débat parlementaire. La compatibilité de certaines mesures avec le droit européen et nos intérêts dans le marché unique devront être vérifiés. L’intention du gouvernement de renforcer la position des agriculteurs, d’assainir la conduite mortifère des négociations commerciales et de mettre fin à la destruction de valeur à l’aval de la chaine sont néanmoins des ambitions partagées.

Il est pourtant essentiel de rappeler qu’une partie de ces mesures s’inscrivent, voir découlent du cadre agricole européen et de la politique de la concurrence européen. C’est d’ailleurs une aubaine pour le gouvernement : les avancées récentes du règlement Omnibus, dont j’ai été l’un des négociateurs, permettent aujourd’hui les propositions du gouvernement afin de renforcer les pouvoirs des organisations de producteurs ou encore la refonte de la contractualisation et du partage de la valeur.

Nous ne vivons pas en vaste clos mais au sein d’un marché unique européen, j’ai regretté que les États Généraux n’ait été que trop franco-français, il n’est pas trop tard pour prendre de la hauteur : j’invite le gouvernement et les parlementaires à mettre en place une mission parlementaire pour aller observer les réponses politiques mise en place par nos partenaires européens pour répondre aux mêmes enjeux, avant de légiférer.

—  1 février 2018

Après des mois de négociations, la Commission européenne pourrait officialiser des concessions supplémentaires aux pays du Mercosur, avec notamment une augmentation à 99 000 tonnes du contingent accordé de viande bovine, prix à payer pour semble-t-il clore un accord au profit des secteurs industriels européens. Ce chiffre, quasiment irréel, est en contradiction avec les annonces faites par les négociateurs européens devant la Commission Agriculture du Parlement européen il y a quelques mois.

Je dénonce une telle concession alors même que, suite au scandale sanitaire de viande bovine de mars 2017, un audit de la Commission européenne est en cours au Brésil, principal producteur de viande bovine du bloc.

Je dénonce une telle concession alors même que nous ne disposons d’aucune clarté sur l’impact commercial du Brexit en mars 2019, notamment sur le sort des 2 millions de tonnes de viande bovine fournies par les pays de l’UE au Royaume-Uni.

Enfin, je dénonce une telle concession sans la moindre proposition de mesures de compensation pour les secteurs agricoles sacrifiés.

—  25 janvier 2018

« À quoi servent les consultations avec les organisations professionnelles si on ne les écoute pas ? L’indifférence du gouvernement aux problématiques des éleveurs dans le cadre du plan loup 2018-2023 est injustifiable », a déclaré Michel Dantin, Député européen du Sud-Est, première région touchée par la prédation du loup sur les élevages.

Le gouvernement prévoit d’augmenter la population de loups de 350 à 500 spécimens en France et de plafonner le quota de retraits autorisés à 40 loups par an. Pourtant, on enregistre plus de 12 000 ovins victimes du loup en 2017, un chiffre qui a doublé en 5 ans.

« Le loup est strictement protégé depuis plus de 30 ans et n’est plus menacé d’extinction. En revanche, les conséquences de la prédation menacent toute une filière, qui joue un rôle structurant dans beaucoup de territoires ruraux. Comment expliquer cet entêtement qui a coûté 25 millions d’euros au contribuable l’an dernier en moyens de protection et indemnisation des éleveurs ? J’ai peur que l’idéologie n’ait pris le pas sur le réalisme, dans la gestion de ce dossier au gouvernement », a-t-il regretté.

« Au travers des éleveurs, c’est tout le monde rural qui se sent abandonné », a souligné Michel Dantin.

« Mobilisé pour faire évoluer le cadre juridique européen, je suis à l’initiative d’une réunion interparlementaire le 15 mai prochain à Bruxelles, afin d’évoquer cette question en présence de députés européens, de parlementaires nationaux et du Commissaire européen à l’environnement Karmenu Vella », a-t-il conclu.

—  16 janvier 2018

« La Commission européenne a lancé une consultation publique pour s’attaquer au déclin des pollinisateurs, c’est une excellente nouvelle ! C’est la première étape en vue de la proposition de mesures en faveur de la protection et l’amélioration de la santé des abeilles en Europe », s’est félicité Michel Dantin, député européen, Président de la Semaine européenne des abeilles (EU BeeWeek) et du Groupe de travail Apiculture au Parlement européen.

La Commission européenne a lancé, jeudi 11 janvier, une consultation ouverte au public jusqu’au 5 avril, en vue d’une initiative européenne visant à s’attaquer à ce fléau.

« Je me réjouis que l’exécutif européen se saisisse enfin du sujet, car Il y a urgence à agir. Le nombre d’abeilles dans l’Union diminue drastiquement depuis plusieurs décennies et de nombreuses espèces de pollinisateurs sont menacées d’extinction. Ils sont pourtant indispensables à la biodiversité et pollinisent 90% de nos cultures agricoles », a rappelé l’eurodéputé.

« Ce bilan alarmant est le fruit de réflexions engagées depuis 2011 dans le cadre de la Semaine européenne des Abeilles. Les causes de mortalité sont multifactorielles et appellent à une approche collective. Autre enjeu prioritaire, la BeeWeek vient de mandater l’EFSA pour collecter et harmoniser les études scientifiques sur les abeilles, afin d’assurer un socle de connaissances commun », a complété Michel Dantin.

La BeeWeek est un événement attendu qui rassemble chaque année l’ensemble des parties prenantes – scientifiques, ONG, autorités publiques, apiculteurs, agriculteurs, citoyens – pour débattre durant trois jours et proposer des mesures visant à endiguer le phénomène de surmortalité des abeilles.

« La 7è édition de la BeeWeek se tiendra cette année du 18 au 20 juin et sera consacrée au thème : « Quelle mobilisation du monde agricole pour les abeilles ? » Nous comptons notamment sur la Commission pour venir contribuer à nos travaux », a conclu l’eurodéputé.

—  9 janvier 2018

Derrière les belles paroles des États Généraux de l’Alimentation, on voit bien que le Président de la République est dans la continuité du mandat socialiste précédent : désintérêt manifeste pour la Politique Agricole Commune (PAC) et défense timide de son budget.

La note des autorités françaises à la Commission européenne relative au cadre financier pluriannuel, dévoilée par la presse, en est la preuve flagrante : la défense du budget des « vieilles politiques » (Politique Agricole et Cohésion) est reléguée à la deuxième page de sa note au profit de nouvelles politiques (défense, sécurité, emploi des jeunes) qui sont maintenant la priorité française. Un sinistre marchandage semble alors se profiler : la France, acceptant des coupes sur la PAC, se ferait acheter par un chèque sur l’emploi des jeunes et le financement de la défense européenne.

Ne nions pas l’évidence : la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne et l’émergence de nouveaux défis sécuritaires et de défense obligent à des efforts budgétaires et à une réforme des politiques européennes. Nous avons commencé avec le règlement Omnibus et allons continuer à y travailler au Parlement européen en 2018 avec les propositions de la Commission européenne.

Néanmoins, je dénonce le refus français de vouloir incarner un leadership en faveur du budget agricole. Si le gouvernement a fait le choix d’enterrer définitivement les espoirs de ceux qui pensaient encore que la France se voulait un pays agricole et la première et traditionnelle défenseur de la PAC, ce n’est pas le mien !

—  15 décembre 2017

Question avec demande de réponse écrite à la Commission

Michel Dantin (PPE)

Objet : 11e conférence ministérielle de l’OMC et la PAC

La 11conférence ministérielle de l’OMC se tiendra du 10 au 13 décembre 2017 à Buenos Aires. Dans ce cadre, la question du soutien interne sera débattue pour répondre à l’attente d’une grande majorité de membres de l’OMC.

Bien que les résultats d’une telle négociation soient incertains, la Commission européenne a souhaité proposer avec le Brésil, la Colombie, le Pérou et l’Uruguay un abaissement du plafond autorisé des aides à caractère distorsif pour les échanges, mesuré en pourcentage de la valeur de production agricole (boîte orange) et un engagement à une négociation ultérieure visant à réduire également les soutiens notifiés dans le cadre de la boîte bleue.

  1. Dans quelle mesure une telle proposition est-elle de nature à apporter des gains économiques et sociaux à l’agriculture européenne? La Commission pourrait-elle transmettre au Parlement européen l’analyse d’impact sur les conséquences d’une telle proposition, si celle-ci a été bien menée?
  2. La Commission peut-elle confirmer que cette position est un point d’arrivée de la négociation et en aucun cas un point de départ, qui pourrait préempter de manière indue la prochaine réforme de la PAC?

(suite…)