—  26 avril 2017

L’Europe serait aujourd’hui dans le débat public la source de tous les maux de la France, y compris pour l’agriculture. Il faudrait en sortir et alors mettre un terme à la politique agricole commune.

La désespérance des campagnes et du monde agricole est immense, la crise est à la fois morale, sociale et économique. Néanmoins, il nous faut regarder la réalité en face et le monde qui nous entoure.

Il faut sortir des affirmations qui jette l’opprobre sur l’Europe. Nous avons notre part de responsabilité, il faut que la France soit plus présente à Bruxelles pour imposer son point de vue et vienne très vite avec une proposition de la PAC du futur.

Utilisons ensemble l’Europe pour bâtir une agriculture plus puissance et conquérante !

—  24 mars 2017

À une époque où l’agriculture emploie environ 44% de l’eau prélevée en Europe et où le changement climatique accroît les stress hydriques (sécheresses et inondations), l’approvisionnement en eau de qualité en quantité suffisante est un facteur clé de compétitivité pour les agriculteurs. Pourtant, l’agriculture est à l’origine d’altération de la qualité de l’eau en Europe. L’irrigation intensive, les pesticides et les engrais ont un impact négatif sur 90% des bassins hydrographiques.

Si la Politique Agricole Commune, avec les mesures de développement rural, et la Directive Cadre sur l’Eau ont pour objectif d’améliorer l’état des cours d’eau, il n’en demeure pas moins que les écarts de mise en œuvre entravent la réalisation des objectifs.

En tant que Président du groupe de travail « eau et agriculture » du Parlement européen, j’ai ainsi souhaité réunir les acteurs de l’eau et de l’agriculture au niveau européen dans le cadre d’un débat mardi 21 mars. Invitées à intervenir, les directions générales de l’agriculture et de l’environnement de la Commission, l’ONG WWF, la fédération européenne des agriculteurs Copa-Cogeca, et celle des entreprises de l’eau Eureau, ont ainsi souligné l’importance de la responsabilisation des acteurs locaux sur la qualité de l’eau et la nécessité d’investir dans la recherche de solutions innovantes.

Retrouvez l’intégralité des documents de la réunion ici : http://ebcd.org/event/sustainable-management-water-agriculture-addressing-pressure-agriculture-achieve-goals-wfd/

 

—  22 mars 2017

A la demande des co-rapporteurs Paolo DE CASTRO et Albert DESS, j’ai fait des propositions de clarifications, de simplification du règlement portant création d’une organisation commune des marché. Ces propositions visent à renforcer la position de l’agriculteur au sein de la chaine via la simplification des possibilités d’organisation, des dérogations au droit de la concurrence plus poussée, l’instauration d’un droit au contrat écrit et des mesures de prévention et de gestion de crise.

Ce projet de rapport écrit à six mains est disponible au lien suivant : Projet de rapport sur le règlement Omnibus

—  10 mars 2017

La PAC prend l’Omnibus Pour la Montagne, Février 2017

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—  17 février 2017

Les députés européens, ont été très sollicités ces derniers mois quant à leur prise de position sur le CETA, qui a été voté en assemblée plénière à Strasbourg le 15 février 2017. Afin de clarifier ma position, je souhaite vous présenter ici les raisons pour lesquelles je me suis abstenu sur ce texte, vous présentant ainsi les aspects positifs de l’accord mais aussi ceux sur lesquels des doutes subsistent et m’ont poussé à m’abstenir sur le texte d’approbation. Les collectifs Anti CETA m’ont fait part de leurs arguments, il est désormais à mon tour de présenter les miens.

Le CETA constitue le premier accord jamais conclu entre l’Union Européenne et l’une des principales puissances économiques mondiales. Le CETA tend vers un niveau d’ambition très élevé puisqu’il traite non seulement des questions tarifaires mais vise aussi à harmoniser les mécanismes euro canadiens afin de faciliter les échanges et faire de la zone euro canadienne un des plus grands marchés des échanges du monde.

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—  15 février 2017

L’accord entre l’Union européenne et le Canada a été adopté par une très large majorité par le Parlement européen. Je crois fondamentalement que le CETA est un accord équilibré pour l’Europe, dans son volet général comme dans son chapitre agricole, ce qui était l’une de mes lignes rouges.

Le CETA permet, pour la première fois, de protéger 143 indications géographiques (IGP) européennes, dont 42 françaises, pour la plupart déjà présentes sur le marché canadien. En outre, les secteurs du lait, des produits laitiers, des céréales, des vins et spiritueux, des produits transformés et des fruits et légumes sont pleinement gagnants.

Néanmoins, comment ne pas entendre les inquiétudes de la filière bovine, exprimées depuis des mois. J’ai effectué, en lien avec le secteur, la Commission européenne, les autorités françaises et canadiennes, un véritable travail technique, pour  me faire un avis sur l’impact potentiel de l’accord sur cette filière. Malheureusement, en dépit de l’existence de garanties sanitaires fortes et de clauses de sauvegarde, des doutes subsistent.

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—  2 février 2017

« La consultation annoncée par le Commissaire à l’agriculture Phil Hogan représente une étape importante dans la préparation de la prochaine Politique Agricole Commune (PAC). Fournir une alimentation de qualité et en quantité suffisante à 500 millions d’Européens reste la première vocation de cette politique » a déclaré Michel Dantin.

« Si je suis persuadé que la prochaine PAC n’interviendra pas avant 2023, il nous faut néanmoins la préparer en se posant sans tabou les questions stratégiques : est-ce que nous souhaitons que la PAC soit une politique économique ou seulement une politique sociale visant à assurer la subsistance des agriculteurs et des zones rurales ? Devons-nous rester dans le cadre contraignant de l’Organisation Mondiale du Commerce ou s’en affranchir comme tous nos concurrents internationaux ? C’est la base de la réflexion que je mène à l’heure actuelle au sein d’un groupe de travail du PPE et nous apporterons notre pierre à l’édifice » a ajouté Michel Dantin.

« J’invite les agriculteurs et les consommateurs à se saisir de cette opportunité pour défendre leur vision et de ne pas se faire voler cette consultation par des ONG ultra-organisées ne présentant qu’un seul point de vue » a conclu le député européen.

Voici le lien vers la consultation : https://ec.europa.eu/eusurvey/runner/FutureCAP# (en anglais pour l’instant)

—  27 janvier 2017

Le 24 janvier dernier, je suis intervenu en Commission Agriculture au nom du Groupe PPE dans le cadre d’un échange de vues avec Blairo Maggi, Ministre de l’Agriculture brésilien sur l’optique d’un accord commercial avec le MERCOSUR et la grande différence de standards de production entre l’Europe et le Brésil notamment.

 

—  25 janvier 2017

« La créosote est un produit de conservation du bois indispensable. La filière française du bois, qui représente 450 000 emplois en France, serait durement affectée par une interdiction de cette substance », a déclaré Michel Dantin, suite à l’annonce du ministère à l’environnement affichant l’intention de donner un avis défavorable à la créosote en France.

Au titre de la directive 98/8/CE, la créosote est enregistrée comme produit biocide depuis 2011 et doit faire l’objet d’une autorisation de mise sur le marché dans chacun des États membres.

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—  24 janvier 2017

Aujourd’hui la commission du Commerce international (INTA) du Parlement européen a voté en faveur de l’Accord Économique et Commercial Global avec le Canada (CETA). Le Parlement européen se prononcera définitivement sur le cet accord commercial le 15 février prochain en session Plénière à Strasbourg. Il s’agit donc d’une première étape en vue de l’adoption.

« Nous nous félicitons de ce vote. Après plusieurs années de négociation et de débat, le CETA respecte les lignes rouges fixées par le Parlement européen. Cela concerne en premier lieu les normes de sécurité alimentaire européennes, puisque les importations de produits agricoles canadiens dans l’Union européenne devront se plier à nos exigences, mais il offre aussi d’immenses opportunités pour les producteurs européens qui souhaitent développer leur marché à l’international », ont commenté les députés Angélique DELAHAYE et Michel DANTIN, tous deux membres de la commission Agriculture (AGRI) du Parlement européen.

« Le CETA apportera aussi la protection de 143 indications géographiques (IG) européennes, dont 42 françaises, pour la plupart déjà présentes sur le marché canadien. Cela est un net progrès par rapport à la situation actuelle. Par ailleurs, le CETA prévoit une clause de révision permettant d’étendre la liste des IG protégées au Canada », a insisté Angélique DELAHAYE.

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—  18 janvier 2017

« Les loups sont aux portes de Paris, combien de temps faudra-t-il encore attendre avant que la Ministre de l’environnement, Ségolène Royal, prenne toute la mesure du problème du loup en France ? » s’est interrogé Michel Dantin, député européen de la circonscription du Sud-est. « Les éleveurs crient depuis déjà des années leur impuissance face à la multiplication des attaques de loup, notamment dans les zones montagneuses », a-t-il ajouté.

Présent dans 66 départements de métropole, la dispersion du loup sur le territoire s’accélère, faisant monter la gronde des éleveurs et des populations rurales qui voient leur activité et leur sécurité menacées. En cinq ans, le nombre de victimes a plus que doublé, passant à près de 9000 en 2015.

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—  10 janvier 2017

Lancé en pleine crise agricole, le travail de la Task force sur les marchés agricoles a été, du fait de sa composition et son sérieux, en tout point remarquable. J’estime que ses conclusions, notamment sur le droit de la concurrence et les relations au sein de la chaine d’approvisionnement, sont particulièrement pertinentes. Elles sont en ligne avec une série de rapports de la Commission Agriculture et les conclusions récentes du Conseil des ministres de l’agriculture – les planètes s’alignent et notre responsabilité d’agir est donc grande.

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—  9 janvier 2017

Alors que nos éleveurs et les pouvoirs publics français font face à une série d’épizooties de grande ampleur depuis au moins deux ans dans le secteur aviaire, il m’a semblé important, avec mes collègues de la délégation française du PPE, d’interpeler de nouveau la Commission européenne sur la situation française et européenne.

Cela fait tout d’abord parti de notre mission de contrôle parlementaire et c’est une manière de montrer notre soutien aux éleveurs. Près d’un million de palmipèdes seront abattus en France d’ici au 20 janvier, ce n’est pas rien. D’une crise sanitaire, nous pouvons très bien nous diriger vers une crise économique de la filière !

Questions parlementaires
15 décembre 2016
 
Question avec demande de réponse écrite
à la Commission
Article 130 du règlement
Michel Dantin (PPE) , Franck Proust (PPE) , Elisabeth Morin-Chartier (PPE) , Arnaud Danjean (PPE) , Marc Joulaud (PPE) , Alain Cadec (PPE) , Renaud Muselier (PPE) , Jérôme Lavrilleux (PPE) , Angélique Delahaye (PPE) , Anne Sander (PPE) , Françoise Grossetête (PPE) , Maurice Ponga (PPE) , Michèle Alliot-Marie (PPE) , Rachida Dati (PPE) , Tokia Saïfi (PPE) , Brice Hortefeux (PPE) , Philippe Juvin (PPE) , Constance Le Grip (PPE) , Nadine Morano (PPE) , Alain Lamassoure (PPE)

Objet:  Crise sanitaire de la production aviaire française et européenne et mesures de marché

L’Union européenne subit une recrudescence du virus de l’influenza aviaire (H5N8) chez les oiseaux sauvages et la volaille. Quatorze foyers ont été identifiés en France, ce qui l’a obligée à déclarer le relèvement de son niveau de risque sur tout le territoire national. Ce statut impacte fortement les exportations, en dépit de la mise en place des normes de «régionalisation» de l’Organisation mondiale de la santé animale. D’autres foyers ont été également identifiés en Allemagne, en Hongrie, en Autriche, en Finlande, en Croatie, au Danemark, aux Pays-Bas et en Pologne.

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—  9 janvier 2017

L'eurodéputé Michel Dantin à l'écoute des agriculteurs du Massif Central

Pour « corriger ce qui ne marche pas » dans l’application de la Politique agricole commune (PAC 2014-2020), un texte, l’Omnibus, est en préparation. L’eurodéputé Michel Dantin, qui participe à sa rédaction, était hier en visite de terrain à Saint-Beauzire (Haute-Loire)

« Mon grand-père vendait son lait plus cher qu’aujourd’hui. Il vendait ses génisses grasses au boucher plus cher qu’aujourd’hui… Sans la PAC, il ne resterait plus beaucoup d’agriculteurs », résume Cédric Gauthier, éleveur à saint-Beauzire, en Haute-Loire.

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—  16 décembre 2016

Je suis intervenu lors du débat sur le rapport de ma collège Angélique DELAHAYE sur les outils de la PAC pour réduire la volatilité des prix. Il y a quatre ans, lorsque nous préparions la réforme de la PAC, la pensée qu’il n’y aurait plus de crise avait le vent en poupe. Tous les cours mondiaux étaient en tendance haussière et nous n’étions pas très nombreux à réclamer des outils. Ils ne vont pas assez loin, nous le savons aujourd’hui. Il nous faut donc, comme cela a été dit, nous servir de l’omnibus pour parfaire la copie et redonner aux agriculteurs des outils de gestion des marchés.

La volatilité, c’est d’abord le fruit de l’obscurantisme. La volatilité, ça touche aussi bien l’amont que l’aval de l’agriculture et, au final, l’agriculteur, parce qu’il est isolé, en est la victime. Il nous faut donc résolument non seulement trouver des outils, mais aussi accompagner les agriculteurs dans une meilleure organisation, leur donner des contrats qui, sur la durée, leur garantiront un débouché, un revenu, et qui permettront aux industriels d’avoir aussi une garantie d’approvisionnement, parce qu’on parle toujours des crises quand elles sont au détriment de l’agriculteur, mais nous avons connu dans un passé récent, des crises qui étaient aux détriments de l’aval, et l’aval sera bien heureux d’avoir des contrats qui assurent les choses dans la durée.

—  6 décembre 2016

Dans le cadre des propositions de la Commission européenne de révision à mi-parcours de la PAC, les co-rapporteurs m’ont chargé de travailler sur les aspects économiques et de marché de la PAC, à savoir la gestion des crises, l’organisation des filières et la gestion de risques. Je suis intervenu lors du premier échange de vues en commission Agriculture le 5 décembre dernier.

Voici ma première analyse : Je considère que compte tenu de la difficulté des dernières négociations et les difficultés de mise en œuvre, il est essentiel de préserver que les équilibres politiques de la dernière réforme et éviter de complexifier la PAC en créant des usines à gaz. Comme, les propositions de la Commission européenne sont des ajustements principalement techniques, je considère que les modifications du Parlement européen doivent s’inscrire dans une volonté de clarification des mesures existantes afin de les rendre plus efficaces.

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—  24 novembre 2016

La Commission européenne vient de publier le deuxième rapport, initialement prévu en 2018, sur la mise en place du « Paquet Lait » adopté en 2012, pour renforcer la position des agriculteurs au sein de la chaine d’approvisionnement alimentaire.

Après quatre ans de mise en œuvre, le bilan est positif : les agriculteurs européens utilisent de plus en plus les outils disponibles : organisations de producteurs, leurs associations, la négociation collective, les contrats écrits obligatoires et les interprofessions.

Ayant été rapporteur PPE sur ce dossier et rapporteur sur l’OCM unique, je tiens à rappeler que le Parlement européen s’est battu suite à la crise laitière de 2009 pour imposer ces outils face aux tenants d’une application dogmatique du droit de la concurrence au secteur laitier et qui ne voulaient pas en entendre parler !

Alors que nous venons de traverser une nouvelle crise laitière, il convient de renouveler ces outils après 2020, renforcer la mise en œuvre par les États membres pour qu’ils exploitent et soutiennent ces outils voire aller plus loin : donner un véritable pouvoir économique aux interprofessions.

C’est tout l’objet de mon travail actuel en commission agriculture sur l’application du droit de la concurrence au secteur agricole.

Voici le rapport : com-2016-724_en

 

—  23 novembre 2016

Mobilisez-vous ce dimanche 27 novembre pour que François Fillon franchisse la ligne d’arrivée de la primaire de la droite et du centre !

—  18 novembre 2016

La campagne des primaires de la droite et du centre se termine. Le débat d’hier a montré les vrais visages des candidats de notre famille politique.

Ce débat a été l’occasion de confirmer la dynamique qui existe aujourd’hui autour de François Fillon. Dynamique dont je me félicite tant elle récompense l’engagement, les valeurs, la constance des positions, la hauteur de vues de l’homme que j’ai choisi de soutenir.

François Fillon reste le seul à dresser un constat sans concession de la situation économique et sociale française et à faire des propositions sérieuses, concrètes et chiffrées. Son programme agricole est celui qui me semble le plus abouti et le plus complet à ce jour, avec pour enjeu central la protection des agriculteurs et le rétablissement du rang de l’agriculture française en Europe et dans le monde !

François Fillon propose une stratégie forte qui remettra l’agriculteur, en tant qu’entrepreneur, au centre de son activité, débarrassé du carcan des normes inutiles ajoutées aux législations européennes. Il propose de protéger les agriculteurs de la variabilité des prix agricoles et de l’accroissement des aléas climatiques et sanitaires par une véritable politique publique de gestion des risques et des crises. Il souhaite que les agriculteurs puissent augmenter leurs marges en encadrant les négociations entre les producteurs, les industriels et les distributeurs au sein de la chaîne d’approvisionnement alimentaire et en renforçant l’organisation et le regroupement des agriculteurs au sein des filières.

Les Françaises et Français souffrent depuis trop longtemps du coût des crises non résolues, des réformes avortées et des renoncements des décideurs publics. Il est enfin temps de mettre un terme à ce déclin annoncé, et je reste convaincu qu’il est le seul qui en a la mesure.

Néanmoins, rien n’est encore gagné ! Il nous faut ce dimanche transformer l’essai en vue du second tour. Aussi mobilisez-vous dimanche et votez François Fillon !

Michel DANTIN

Votre bureau de vote : http://www.primaire2016.org/ou-voter/

—  15 novembre 2016

J’ai coprésidé ce matin la troisième réunion du groupe de travail du PPE sur le futur de la Politique Agricole Commune, en présence de Joseph Daul. Après un premier échange avec le groupe GROUPAMA sur son expérience en matière d’assurance, nous avons, avec le ministre fédéral de l’Agriculture Christian SCHMIDT, auditionné des réprésentants de la Commission européenne, des agriculteurs et des transformateurs sur les questions de fonctionnement de la chaine d’approvisionnement alimentaire.

Le travail continue !

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—  15 novembre 2016

Alors la France vient d’assigner Carrefour pour pratiques commerciales déloyales avec l’agriculture, à Bruxelles, un rapport réclame un rééquilibre de la relation entre agriculteurs et grande distribution.

Ironie du sort, le groupe de travail sur les marchés agricoles qui vient de sortir ce rapport attendu comptait parmi ses membres Jérôme Bédier, le directeur général délégué et secrétaire général de Carrefour.

L’enseigne française a été épinglée le 9 novembre par le ministère de l’Économie. Assigné devant la justice,  Carrefour est accusé d’avoir eu recours à des pratiques commerciales déloyales lors des négociations avec ses fournisseurs, afin de faire baisser les prix de vente.

Une participation qui n’est pas passée inaperçue. « Quand on sait que le Groupe Carrefour fait l’objet de poursuites par l’État français pour pratiques commerciales abusives, c’est un peu gros ! » a déclaré le vice-président de la commission Agriculture du Parlement européen, Éric Andrieu.

Outre sa participation, le représentant de Carrefour s’est finalement désolidarisé des conclusions du panel d’expert.  « Je regrette […]que le représentant du secteur de la distribution au sein de la Task force se soit désolidarisé de ces conclusions. Ce secteur avait pourtant une opportunité de participer de manière constructive à la lutte contre des pratiques déloyales, qui sont et doivent rester minoritaires » a relevé l’eurodéputé français Michel Dantin (PPE ).

Pratique déloyale  des grandes surfaces

Composé de 12 membres, le groupe de travail sur les marchés agricoles a rendu le 14 novembre un  rapport appelant la Commission à légiférer pour soutenir les agriculteurs européenne dans les négociations avec le secteur de la grande distribution.

« Notre mission était d’améliorer la position des agriculteurs dans la chaine d’alimentation » a expliqué Cees Veerman, le président de la task force.

« Dans la chaine d’approvisionnement, il y a d’énormes déséquilibres dans le pouvoir de négociations entre les parties contractantes, ce qui peut entrainer des pratiques commerciales déloyales et est source d’incertitudes pour les agriculteurs » a-t-il poursuivi.

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—  14 novembre 2016

La Commission européenne a mis en place en janvier dernier, un groupe de haut niveau, composés de 12 experts représentant tous les maillons de la chaine d’approvisionnement alimentaire, avec pour mandat de faire des propositions concrètes pour améliorer la position des agriculteurs au sein de la chaine. Le rapport a été publié aujourd’hui (rapport disponible ici)

Voici ma réaction : « Manque de transparence, pratiques commerciales déloyales et position de faiblesse structurelle des agriculteurs, autant dire que le rapport de la Task Force était très attendu, tant il est nécessaire d’améliorer le fonctionnement de la chaine d’approvisionnement alimentaire. Le Parlement européen a travaillé depuis des mois pour proposer des solutions concrètes à ces défis, je me réjouis que la plupart soit reprise dans le rapport de la Task Force, en termes de gestion des risques, de transparence, de règles d’organisation collective agricole et de lutte contre les pratiques déloyales sur la chaine. J’appelle maintenant le Commissaire Phil HOGAN à donner toutes les suites nécessaires, notamment législatives, à ce rapport.  

Je tiens à saluer les propositions ambitieuses de la Task Force en faveur d’un cadre législatif européen pour lutter contre les pratiques commerciales déloyales, qui pèsent et se répercutent d’un acteur à l’autre de la chaine menaçant à termes la viabilité économique du premier maillon : les agriculteurs. Je regrette néanmoins, que le représentant du secteur de la distribution au sein de la Task force se soit désolidarisé de ces conclusions. Ce secteur avait pourtant une opportunité de participer de manière constructive à la lutte contre des pratiques déloyales, qui sont et doivent rester minoritaires.

Enfin, en proposant également d’adapter le droit de la concurrence aux spécificités agricoles, la task force a fait le choix courageux de rompre avec le dogme dominant et de revenir simplement à la lettre des traités : la primauté du droit agricole sur le droit de la concurrence ! Je remarque que les esprits évoluent, lors de la dernière réforme de la PAC, j’avais fait adopté au Parlement européen une proposition similaire, qui avait fait l’objet d’un veto du Conseil et du scepticisme de la Commission européenne ; mais depuis la crise est passée par là. »

—  7 novembre 2016

J’ai participé lundi 24 octobre à la conférence organisée par la Présidence slovaque de l’Union européenne sur le thème de l’eau et l’agriculture. Confrontés aux défis de l’amélioration de la qualité de l’eau en Europe et d’une agriculture durable capable de répondre aux besoins d’une population en constante augmentation, cette conférence a eu pour objectif de réunir les décideurs politiques, représentants nationaux, membres de collectivités territoriales et experts, afin d’échanger sur l’impact des activités agricoles sur l’eau, et les solutions pour y remédier.

Au terme de cette journée, j’ai adressé un message clair : l’ensemble des acteurs locaux concernés – agriculteurs, entreprises, autorités locales, associations – doivent être impliqués au portage de solutions exemplaires et réplicables sur le tout territoire. Les nouvelles technologies permettront aux agriculteurs de réduire leur empreinte environnementale tout en garantissant la compétitivité et la résilience de l’agriculture européenne sur le long terme.

L’eau est une ressource rare essentielle à la vie, relevons le défi de l’innovation !

 

—  6 novembre 2016

LEuropean Flag merged with Canada Flages enjeux agricoles du CETA : quelques questions précisions…

Dans le cadre de ses activités parlementaires, Michel DANTIN s’intéresse particulièrement aux enjeux de politique commerciale, et particulièrement aux enjeux agricoles. Dans ce cadre, il a développé une coopération étroite avec les services de la Commission Européenne en charge de ces négociations.

Ainsi, émettant plusieurs interrogations sur l’accord commercial avec le Canada, il a obtenu des réponses précises de la Commission Européenne.

D’abord, concernant la possibilité pour les États-Unis de profiter du CETA du fait de leur accord commercial privilégié avec le Canada, l’ALENA : comment le CETA peut-il éviter que des produits américains puissent être exportés vers l’Union Européenne en bénéficiant des avantages (tarifaires en particulier) du CETA ?

Selon la Commission Européenne, ni l’ALENA, ni les autres accords commerciaux ne faciliteront l’accès des produits des pays tiers au marché de l’UE. Les préférences du CETA ne seront accordées qu’aux marchandises originaires du Canada, c’est-à-dire qui correspondent aux règles d’origine définies dans l’accord. Ces règles d’origine exigent que les marchandises soient produites au Canada et qu’elles aient un contenu canadien suffisant, à hauteur de 80% pour les produits transformés. Les produits américains qui sont expédiés uniquement par le Canada ne seront pas admissibles en tant que produits canadiens et ne bénéficieront donc pas des préférences du CETA. De même, les biens américains qui ne sont pas suffisamment transformés au Canada ne bénéficieront pas non plus des préférences de l’accord.

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—  3 novembre 2016

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—  29 octobre 2016

Cette semaine, était voté un rapport d’initiative non-législatif portant sur la contribution de la PAC à l’emploi en zone rurale, porté par mon collègue socialiste Éric ANDRIEU. Ce vote était l’aboutissement de mois de débats en commission Agriculture sur ce sujet.

Si je soutiens parfaitement le principe de ce rapport, que j’avais largement amendé, l’orientation donnée et le contenu de ce dernier a créé la controverse dès son examen en commission. Il a d’ailleurs été adopté par une courte majorité en séance plénière, un plus grand nombre de députés européens s’étant opposés (201 votes contre) ou abstenus (67 abstentions) à l’adoption de ce rapport que l’ayant franchement soutenus (238 votes pour).

Ce rapport s’est construit sur l’opposition systématique des modèles agricoles pour promouvoir une vision surannée de l’agriculture, fondée sur les petites fermes, la suspicion face au progrès et un repli de l’Europe sur elle-même en termes de commerce. En outre, le rapporteur a fait de ce rapport une tribune pour proposer sa vision d’une refondation de la PAC, évoquant la gestion de crise, la volatilité, le commerce international et d’autres sujets, certes liés indirectement à l’emploi mais étant en dehors du mandat confié pour la rédaction de ce rapport.

Bien que le rapport ait été largement corrigé et que je soutienne une grande partie des idées défendues dans le rapport final, en matière de promotion de l’emploi, de gestion de crise, de rééquilibrage des aides entre exploitations et territoires et le soutien aux production de niche, j’ai estimé nécessaire de m’opposer à ce rapport. Je considère qu’il rompt l’équilibre politique durement atteint de la dernière réforme de la PAC et remet en cause les fondements d’une politique qui vient d’être difficilement mise en place.

Notre action se doit de promouvoir la stabilité des politiques publiques, pas les usines à gaz.

—  28 octobre 2016

L’Union européenne vient d’adopter la réforme de son système de contrôle et de lutte contre les aléas sanitaires qui pourraient toucher les végétaux. J’ai souhaité m’exprimer sur ce dossier sur lequel je m’étais mobilisé, car il incarne parfaitement l’action de l’Union européenne pour protéger ses citoyens.

Ce texte me paraît d’autant plus nécessaire que l’opinion publique et nous-mêmes souhaitons l’utilisation de moins de pesticides pour protéger nos cultures. Or la meilleure manière de protéger les cultures, c’est d’éviter l’infection primaire. Pour qu’il n’y ait pas d’infection primaire, il faut que nous ayons des contrôles qui soient plus actifs sur les différentes circulations des marchandises, qui vont croissantes du fait de la mondialisation. Je préfère en effet avoir des contrôles efficaces à l’aéroport d’Anvers ou Paris, plutôt que nos agriculteurs restent les bras ballants devant des cultures infectées, incapables de les traiter parce que nous n’aurons pas de produit pour le faire et parce que la recherche ne va pas assez vite.

On le voit bien avec Xylella, un fléau qui touche ma circonscription ! Avec cette législation, un cas comme Xyllela pourra dans l’avenir être éviter.

—  24 octobre 2016
Canada and European Union relations concept with diagonally merged flags

Canada and European Union relations concept with diagonally merged flags

« Premier accord conclu entre l’UE et l’une des principales puissances économiques mondiales, le CETA offre à l’Europe l’opportunité de continuer à peser économiquement et culturellement dans le monde de demain. Ayons confiance en nos atouts car développer le commerce international avec nos partenaires, c’est promouvoir l’emploi et donner des opportunités à nos entreprises !» a estimé Michel DANTIN.

Cet accord très ambitieux permettra aux entreprises européennes de s’émanciper des coûts importants des barrières tarifaires et non-tarifaires et de faciliter leur accès aux marchés publics canadiens. La zone euro-canadienne deviendra de facto un des plus grands marchés économiques au monde grâce à une accélération des échanges de 25% et une croissance du PIB européen de 12 milliards d’euros.

« Pour les marchés agricoles, l’équilibre est toujours difficile à trouver entre les secteurs compétitifs à l’international en demande de nouveaux marchés pour exporter et ceux qui, de nature sensible méritent d’être protégés. À ce titre, le CETA peut servir d’exemple, souligne Michel DANTIN, « c’est un accord équilibré qui ne brade pas les intérêts des secteurs agricoles pour ceux de l’industrie. Au contraire, -ajoute-t-il- cet accord constitue un renouveau des négociations commerciales, avec la reconnaissance du système français, et aujourd’hui européen, des indications géographiques qui n’ont jamais aussi bien été protégées dans un accord commercial. C’est une vraie réussite pour l’Union Européenne» s’est réjoui le député européen.

Alors que la procédure de ratification rencontre des difficultés du fait de la résistance de la Wallonie, le député européen a souhaité revenir sur la campagne de désinformation menée depuis des mois : « Ne soyons pas naïfs, ce type d’accord est le fruit d’un compromis et il contient des points très positifs et des points moins satisfaisants pour l’Union Européenne, mais avant tout il vise à aménager la mondialisation. Il est néanmoins très important de déconstruire les arguments faciles fondés sur la peur des citoyens d’une mondialisation sauvage. Certains ONG et partis politiques ont mené depuis des mois une véritable cabale, qui a empêché les citoyens d’avoir un débat apaisé sur cet accord qui, ne l’oublions pas, vise à renforcer les liens présents entre l’UE et le Canada, une grande démocratie proche de nos valeurs ».

« Le CETA sera en outre un test supplémentaire pour l’Union européenne, car si les État Membres n’approuvent pas cet accord, c’est toute la politique commerciale européenne qui sera mise en péril. Dans un monde en constante globalisation, l’Union européenne doit trouver des alliés de taille, permettant de faire face aux géants grandissants des pays tiers. » a conclu Michel DANTIN.