—  26 avril 2017

L’Europe serait aujourd’hui dans le débat public la source de tous les maux de la France, y compris pour l’agriculture. Il faudrait en sortir et alors mettre un terme à la politique agricole commune.

La désespérance des campagnes et du monde agricole est immense, la crise est à la fois morale, sociale et économique. Néanmoins, il nous faut regarder la réalité en face et le monde qui nous entoure.

Il faut sortir des affirmations qui jette l’opprobre sur l’Europe. Nous avons notre part de responsabilité, il faut que la France soit plus présente à Bruxelles pour imposer son point de vue et vienne très vite avec une proposition de la PAC du futur.

Utilisons ensemble l’Europe pour bâtir une agriculture plus puissance et conquérante !

—  5 avril 2017

Suite à l’adoption des recommandations de la commission d’enquête sur les émissions des véhicules #EMIS en session plénière du Parlement européen, retrouvez ma réaction dans le communiqué de presse de la délégation française du PPE et dans l’article de l’Actu Environnement.

—  24 mars 2017

L’Opinion 24.03.2017, Herman Van Rompuy: «Le coût d’une non-Europe serait gigantesque»

http://www.lopinion.fr/edition/international/herman-van-rompuy-cout-d-non-europe-serait-gigantesque-122637

http://www.lopinion.fr/edition/international/herman-van-rompuy-cout-d-non-europe-serait-gigantesque-122637

A la veille du soixantième anniversaire du traité de Rome, qui sera célébré le 25 mars, l’ancien président du Conseil européen Herman Van Rompuy, co-président du groupe de travail du PPE (Parti populaire européen) sur l’avenir de l’Europe, estime que la succession de crises a tellement augmenté l’incertitude et la peur que la confiance ne pourra pas revenir facilement. Convaincu que l’Europe est une grande réussite, il appelle à construire un nouveau récit.

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—  24 mars 2017

À une époque où l’agriculture emploie environ 44% de l’eau prélevée en Europe et où le changement climatique accroît les stress hydriques (sécheresses et inondations), l’approvisionnement en eau de qualité en quantité suffisante est un facteur clé de compétitivité pour les agriculteurs. Pourtant, l’agriculture est à l’origine d’altération de la qualité de l’eau en Europe. L’irrigation intensive, les pesticides et les engrais ont un impact négatif sur 90% des bassins hydrographiques.

Si la Politique Agricole Commune, avec les mesures de développement rural, et la Directive Cadre sur l’Eau ont pour objectif d’améliorer l’état des cours d’eau, il n’en demeure pas moins que les écarts de mise en œuvre entravent la réalisation des objectifs.

En tant que Président du groupe de travail « eau et agriculture » du Parlement européen, j’ai ainsi souhaité réunir les acteurs de l’eau et de l’agriculture au niveau européen dans le cadre d’un débat mardi 21 mars. Invitées à intervenir, les directions générales de l’agriculture et de l’environnement de la Commission, l’ONG WWF, la fédération européenne des agriculteurs Copa-Cogeca, et celle des entreprises de l’eau Eureau, ont ainsi souligné l’importance de la responsabilisation des acteurs locaux sur la qualité de l’eau et la nécessité d’investir dans la recherche de solutions innovantes.

Retrouvez l’intégralité des documents de la réunion ici : http://ebcd.org/event/sustainable-management-water-agriculture-addressing-pressure-agriculture-achieve-goals-wfd/

 

—  23 mars 2017

Le 24 juin 2015, le Parlement européen a adopté le plus grand plan d’investissement mis en œuvre par l’Union européenne. Le « plan Juncker » a pour objectif de stimuler l’économie en comblant l’insuffisance d’investissement en Europe. Doté de 21 milliards d’euros, ce Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS) est destiné à financer les secteurs porteurs de croissance comme le numérique, l’énergie, les réseaux de transports, la recherche, l’innovation ou encore l’éducation et la formation. Grâce à un effet de levier, il permettra de lever 315 milliards d’euros d’investissements supplémentaires dans les trois prochaines années, grâce aux fonds mobilisés par la Banque européenne d’investissement (BEI) et aux cofinancements publics et privés qui les compléteront. Avec 57 projets retenus, 4.1 milliards d’euros de financement approuvé par le groupe BEI et plus de 20 milliards d’euros d’investissement associés, la France est l’un des États membres de l’Union où les porteurs de projet se sont le mieux mobilisés. Plus de 1300 PME françaises ont également bénéficié d’un prêt à l’innovation. Cette vidéo présente les premiers projets soutenus par le plan Juncker et leurs impacts sur notre territoire.

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        La Banque Européenne d'Investissement en bref

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—  22 mars 2017

A la demande des co-rapporteurs Paolo DE CASTRO et Albert DESS, j’ai fait des propositions de clarifications, de simplification du règlement portant création d’une organisation commune des marché. Ces propositions visent à renforcer la position de l’agriculteur au sein de la chaine via la simplification des possibilités d’organisation, des dérogations au droit de la concurrence plus poussée, l’instauration d’un droit au contrat écrit et des mesures de prévention et de gestion de crise.

Ce projet de rapport écrit à six mains est disponible au lien suivant : Projet de rapport sur le règlement Omnibus

—  14 mars 2017

Adoption à une large majorité du rapport mercure en session plénière du parlement européen : 663 voix pour, 8 contre, 28 abstentions ! En tant que Rapporteur pour le groupe PPE, je me félicite de cette réforme ambitieuse qui place le continent européen en tête de la lutte contre la pollution aux métaux lourds dans le monde.

Le nouveau texte prévoit notamment de restreindre le commerce du mercure et de réduire la teneur en mercure de certains produits. Concernant les amalgames dentaires, seules les formes encapsulées sont autorisées garantissant à la fois la santé des patients et des praticiens. Les dentistes devront également s’équiper de séparateurs d’amalgame pour éviter tout rejet dans l’environnement. Pour les populations à risque (enfants, femmes enceintes), l’utilisation des amalgames est interdite, sauf avis médical contraire. Enfin, je me suis battu avec collègues du groupe PPE pour obtenir le stockage des déchets de mercure à l’état le plus sûre, c’est-à-dire après un processus de stabilisation.

Face à la pollution aux métaux lourds, le règlement mercure est l’exemple d’une Europe efficace qui protège ses citoyens. Retrouvez mon intervention

 

—  10 mars 2017

La PAC prend l’Omnibus Pour la Montagne, Février 2017

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—  17 février 2017

Les députés européens, ont été très sollicités ces derniers mois quant à leur prise de position sur le CETA, qui a été voté en assemblée plénière à Strasbourg le 15 février 2017. Afin de clarifier ma position, je souhaite vous présenter ici les raisons pour lesquelles je me suis abstenu sur ce texte, vous présentant ainsi les aspects positifs de l’accord mais aussi ceux sur lesquels des doutes subsistent et m’ont poussé à m’abstenir sur le texte d’approbation. Les collectifs Anti CETA m’ont fait part de leurs arguments, il est désormais à mon tour de présenter les miens.

Le CETA constitue le premier accord jamais conclu entre l’Union Européenne et l’une des principales puissances économiques mondiales. Le CETA tend vers un niveau d’ambition très élevé puisqu’il traite non seulement des questions tarifaires mais vise aussi à harmoniser les mécanismes euro canadiens afin de faciliter les échanges et faire de la zone euro canadienne un des plus grands marchés des échanges du monde.

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—  15 février 2017

L’accord entre l’Union européenne et le Canada a été adopté par une très large majorité par le Parlement européen. Je crois fondamentalement que le CETA est un accord équilibré pour l’Europe, dans son volet général comme dans son chapitre agricole, ce qui était l’une de mes lignes rouges.

Le CETA permet, pour la première fois, de protéger 143 indications géographiques (IGP) européennes, dont 42 françaises, pour la plupart déjà présentes sur le marché canadien. En outre, les secteurs du lait, des produits laitiers, des céréales, des vins et spiritueux, des produits transformés et des fruits et légumes sont pleinement gagnants.

Néanmoins, comment ne pas entendre les inquiétudes de la filière bovine, exprimées depuis des mois. J’ai effectué, en lien avec le secteur, la Commission européenne, les autorités françaises et canadiennes, un véritable travail technique, pour  me faire un avis sur l’impact potentiel de l’accord sur cette filière. Malheureusement, en dépit de l’existence de garanties sanitaires fortes et de clauses de sauvegarde, des doutes subsistent.

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—  3 février 2017

J’ai organisé le 1er février, une conférence sur le thème de la gouvernance de l’eau, en tant que Président du groupe de travail « Gestion de l’eau et agriculture » du Parlement européen. Problématique au cœur du changement climatique, la politique européenne de l’eau est un instrument clé pour assurer l’approvisionnement en eau de qualité en quantité suffisante pour les décennies à venir. Autour d’experts, responsables politiques et acteurs du secteur, cet événement vise à débattre des solutions de bonne gouvernance pour améliorer la qualité de l’eau en Europe.

 

—  2 février 2017

« La consultation annoncée par le Commissaire à l’agriculture Phil Hogan représente une étape importante dans la préparation de la prochaine Politique Agricole Commune (PAC). Fournir une alimentation de qualité et en quantité suffisante à 500 millions d’Européens reste la première vocation de cette politique » a déclaré Michel Dantin.

« Si je suis persuadé que la prochaine PAC n’interviendra pas avant 2023, il nous faut néanmoins la préparer en se posant sans tabou les questions stratégiques : est-ce que nous souhaitons que la PAC soit une politique économique ou seulement une politique sociale visant à assurer la subsistance des agriculteurs et des zones rurales ? Devons-nous rester dans le cadre contraignant de l’Organisation Mondiale du Commerce ou s’en affranchir comme tous nos concurrents internationaux ? C’est la base de la réflexion que je mène à l’heure actuelle au sein d’un groupe de travail du PPE et nous apporterons notre pierre à l’édifice » a ajouté Michel Dantin.

« J’invite les agriculteurs et les consommateurs à se saisir de cette opportunité pour défendre leur vision et de ne pas se faire voler cette consultation par des ONG ultra-organisées ne présentant qu’un seul point de vue » a conclu le député européen.

Voici le lien vers la consultation : https://ec.europa.eu/eusurvey/runner/FutureCAP# (en anglais pour l’instant)

—  27 janvier 2017

Le 24 janvier dernier, je suis intervenu en Commission Agriculture au nom du Groupe PPE dans le cadre d’un échange de vues avec Blairo Maggi, Ministre de l’Agriculture brésilien sur l’optique d’un accord commercial avec le MERCOSUR et la grande différence de standards de production entre l’Europe et le Brésil notamment.

 

—  25 janvier 2017

Une employée fabriquant le drapeau de l’Union européenne, le 29 septembre 2015, à Kamenz (Allemagne). / ARNO BURGI/AFP

La Croix, 23.01.2017, TRIBUNE Manfred Weber, président du groupe PPE au Parlement européen et Guy Verhofstadt, président du groupe ADLE au Parlement européen, demandent « un bilan sincère et d’une discussion franche sur l’avenir de l’Europe »

L’Europe est au pied du mur, cernée par le nationalisme et le populisme qui tentent, tant de l’extérieur que de l’intérieur, de l’affaiblir, et même de la détruire. Cyberattaques, campagnes de désinformation et fausses nouvelles orchestrées par le Kremlin la bouscule. En son sein, des forces telles que le Front national ou l’Alternativ für Deutschland entendent la faire vaciller et, pour certaines, amplifier le Brexit.

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—  25 janvier 2017

« La créosote est un produit de conservation du bois indispensable. La filière française du bois, qui représente 450 000 emplois en France, serait durement affectée par une interdiction de cette substance », a déclaré Michel Dantin, suite à l’annonce du ministère à l’environnement affichant l’intention de donner un avis défavorable à la créosote en France.

Au titre de la directive 98/8/CE, la créosote est enregistrée comme produit biocide depuis 2011 et doit faire l’objet d’une autorisation de mise sur le marché dans chacun des États membres.

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—  25 janvier 2017

Retrouvez mon intervention en session plénière du Parlement européen sur les corridors transeuropéens. Ces grands axes de transport connectent les pays européens entre eux et renforcent le fonctionnement du marché intérieur grâce à un réseau logistique efficace. Lors du débat, j’ai notamment rappelé l’importance d’engager une politique de décarbonisation des transports, condition sine qua non à la réalisation de l’Accord de Paris et l’amélioration de la qualité de l’air pour les citoyens européens.

—  24 janvier 2017

Aujourd’hui la commission du Commerce international (INTA) du Parlement européen a voté en faveur de l’Accord Économique et Commercial Global avec le Canada (CETA). Le Parlement européen se prononcera définitivement sur le cet accord commercial le 15 février prochain en session Plénière à Strasbourg. Il s’agit donc d’une première étape en vue de l’adoption.

« Nous nous félicitons de ce vote. Après plusieurs années de négociation et de débat, le CETA respecte les lignes rouges fixées par le Parlement européen. Cela concerne en premier lieu les normes de sécurité alimentaire européennes, puisque les importations de produits agricoles canadiens dans l’Union européenne devront se plier à nos exigences, mais il offre aussi d’immenses opportunités pour les producteurs européens qui souhaitent développer leur marché à l’international », ont commenté les députés Angélique DELAHAYE et Michel DANTIN, tous deux membres de la commission Agriculture (AGRI) du Parlement européen.

« Le CETA apportera aussi la protection de 143 indications géographiques (IG) européennes, dont 42 françaises, pour la plupart déjà présentes sur le marché canadien. Cela est un net progrès par rapport à la situation actuelle. Par ailleurs, le CETA prévoit une clause de révision permettant d’étendre la liste des IG protégées au Canada », a insisté Angélique DELAHAYE.

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—  18 janvier 2017

« Les loups sont aux portes de Paris, combien de temps faudra-t-il encore attendre avant que la Ministre de l’environnement, Ségolène Royal, prenne toute la mesure du problème du loup en France ? » s’est interrogé Michel Dantin, député européen de la circonscription du Sud-est. « Les éleveurs crient depuis déjà des années leur impuissance face à la multiplication des attaques de loup, notamment dans les zones montagneuses », a-t-il ajouté.

Présent dans 66 départements de métropole, la dispersion du loup sur le territoire s’accélère, faisant monter la gronde des éleveurs et des populations rurales qui voient leur activité et leur sécurité menacées. En cinq ans, le nombre de victimes a plus que doublé, passant à près de 9000 en 2015.

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—  12 janvier 2017

20202_shutterstock_70646686« Le mercure est un métal lourd très toxique qui représente une menace pour la santé des hommes et pour l’environnement. Aujourd’hui, nous donnons un tour de vis supplémentaire à son utilisation en Europe et nous encouragerons les acteurs économiques à investir dans les alternatives sans mercure » s’est félicité Michel Dantin, Rapporteur pour le Groupe PPE sur la révision du règlement mercure et la ratification à la Convention de Minamata, votée aujourd’hui en commission de l’Environnement et de la santé publique au Parlement européen.

La révision du règlement, dont les règles actuelles datent de 2008, a pour objectif d’encadrer l’utilisation du mercure sur l’ensemble du cycle de vie, de l’extraction minière à la gestion et au stockage des déchets, en passant par le commerce du mercure et la fabrication des produits contenant du mercure ou les procédés industriels.

« Le recours aux amalgames dentaires sera limité aux seules formes encapsulées et interdit pour les enfants, les femmes enceintes ou allaitantes. Autre pierre angulaire de ce texte, les déchets de mercure devront être stabilisés à l’état le plus sûr, avant d’être stockés de manière permanente en sites protégés », a expliqué Michel Dantin. 

« L’Union européenne envoie un message fort au reste du monde », a ajouté l’eurodéputé, en vue de la ratification à la Convention de Minamata, l’accord international sur le mercure. « En intégrant dans notre droit les règles les plus ambitieuses, nous marquons un pas important vers l’élimination progressive du mercure et encourageons les autres pays à aller dans ce sens » a-t-il conclu.

—  11 janvier 2017

—  10 janvier 2017

Lancé en pleine crise agricole, le travail de la Task force sur les marchés agricoles a été, du fait de sa composition et son sérieux, en tout point remarquable. J’estime que ses conclusions, notamment sur le droit de la concurrence et les relations au sein de la chaine d’approvisionnement, sont particulièrement pertinentes. Elles sont en ligne avec une série de rapports de la Commission Agriculture et les conclusions récentes du Conseil des ministres de l’agriculture – les planètes s’alignent et notre responsabilité d’agir est donc grande.

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—  9 janvier 2017

Alors que nos éleveurs et les pouvoirs publics français font face à une série d’épizooties de grande ampleur depuis au moins deux ans dans le secteur aviaire, il m’a semblé important, avec mes collègues de la délégation française du PPE, d’interpeler de nouveau la Commission européenne sur la situation française et européenne.

Cela fait tout d’abord parti de notre mission de contrôle parlementaire et c’est une manière de montrer notre soutien aux éleveurs. Près d’un million de palmipèdes seront abattus en France d’ici au 20 janvier, ce n’est pas rien. D’une crise sanitaire, nous pouvons très bien nous diriger vers une crise économique de la filière !

Questions parlementaires
15 décembre 2016
 
Question avec demande de réponse écrite
à la Commission
Article 130 du règlement
Michel Dantin (PPE) , Franck Proust (PPE) , Elisabeth Morin-Chartier (PPE) , Arnaud Danjean (PPE) , Marc Joulaud (PPE) , Alain Cadec (PPE) , Renaud Muselier (PPE) , Jérôme Lavrilleux (PPE) , Angélique Delahaye (PPE) , Anne Sander (PPE) , Françoise Grossetête (PPE) , Maurice Ponga (PPE) , Michèle Alliot-Marie (PPE) , Rachida Dati (PPE) , Tokia Saïfi (PPE) , Brice Hortefeux (PPE) , Philippe Juvin (PPE) , Constance Le Grip (PPE) , Nadine Morano (PPE) , Alain Lamassoure (PPE)

Objet:  Crise sanitaire de la production aviaire française et européenne et mesures de marché

L’Union européenne subit une recrudescence du virus de l’influenza aviaire (H5N8) chez les oiseaux sauvages et la volaille. Quatorze foyers ont été identifiés en France, ce qui l’a obligée à déclarer le relèvement de son niveau de risque sur tout le territoire national. Ce statut impacte fortement les exportations, en dépit de la mise en place des normes de «régionalisation» de l’Organisation mondiale de la santé animale. D’autres foyers ont été également identifiés en Allemagne, en Hongrie, en Autriche, en Finlande, en Croatie, au Danemark, aux Pays-Bas et en Pologne.

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—  9 janvier 2017

L'eurodéputé Michel Dantin à l'écoute des agriculteurs du Massif Central

Pour « corriger ce qui ne marche pas » dans l’application de la Politique agricole commune (PAC 2014-2020), un texte, l’Omnibus, est en préparation. L’eurodéputé Michel Dantin, qui participe à sa rédaction, était hier en visite de terrain à Saint-Beauzire (Haute-Loire)

« Mon grand-père vendait son lait plus cher qu’aujourd’hui. Il vendait ses génisses grasses au boucher plus cher qu’aujourd’hui… Sans la PAC, il ne resterait plus beaucoup d’agriculteurs », résume Cédric Gauthier, éleveur à saint-Beauzire, en Haute-Loire.

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—  16 décembre 2016

Je suis intervenu lors du débat sur le rapport de ma collège Angélique DELAHAYE sur les outils de la PAC pour réduire la volatilité des prix. Il y a quatre ans, lorsque nous préparions la réforme de la PAC, la pensée qu’il n’y aurait plus de crise avait le vent en poupe. Tous les cours mondiaux étaient en tendance haussière et nous n’étions pas très nombreux à réclamer des outils. Ils ne vont pas assez loin, nous le savons aujourd’hui. Il nous faut donc, comme cela a été dit, nous servir de l’omnibus pour parfaire la copie et redonner aux agriculteurs des outils de gestion des marchés.

La volatilité, c’est d’abord le fruit de l’obscurantisme. La volatilité, ça touche aussi bien l’amont que l’aval de l’agriculture et, au final, l’agriculteur, parce qu’il est isolé, en est la victime. Il nous faut donc résolument non seulement trouver des outils, mais aussi accompagner les agriculteurs dans une meilleure organisation, leur donner des contrats qui, sur la durée, leur garantiront un débouché, un revenu, et qui permettront aux industriels d’avoir aussi une garantie d’approvisionnement, parce qu’on parle toujours des crises quand elles sont au détriment de l’agriculteur, mais nous avons connu dans un passé récent, des crises qui étaient aux détriments de l’aval, et l’aval sera bien heureux d’avoir des contrats qui assurent les choses dans la durée.

—  12 décembre 2016

La politique européenne de l’eau délivre des résultats. En plus de 40 ans, la qualité des eaux de baignade et côtière, de l’eau potable, de l’eau douce ou des eaux résiduaires, s’est nettement améliorée dans l’Union. Fort d’un cadre de gouvernance autour des bassins hydrographiques, le dispositif législatif de l’Union couvre le grand cycle de l’eau.

Pourtant, L’union accuse des retards de mise en œuvre dans les Etats membres et des écarts d’interprétation qui ralentissent l’atteinte du bon état de l’eau. D’autres défis freinent cet objectif, le changement climatique et l’intensification des activités humaines en tête. Considérant que l’eau est la ressource stratégique de demain, nous devons, en Europe, réapprendre à l’économiser.
Dans mon discours devant les représentants européens des territoires au Comité des Régions, je plaide donc pour l’intégration des principes de l’économie circulaire à la gestion de l’eau, pour une clarification des termes de la législation et pour une approche multisectorielle de la politique de l’eau, afin de mieux prendre en compte l’impact des secteurs de l’économie, notamment de l’agriculture, l’industrie et la santé.

Retrouver l’intégralité de mon discours en cliquant sur le lien ci-après :discours-michel-dantin-du-1er-decembre-au-comite-des-regions

—  6 décembre 2016

Dans le cadre des propositions de la Commission européenne de révision à mi-parcours de la PAC, les co-rapporteurs m’ont chargé de travailler sur les aspects économiques et de marché de la PAC, à savoir la gestion des crises, l’organisation des filières et la gestion de risques. Je suis intervenu lors du premier échange de vues en commission Agriculture le 5 décembre dernier.

Voici ma première analyse : Je considère que compte tenu de la difficulté des dernières négociations et les difficultés de mise en œuvre, il est essentiel de préserver que les équilibres politiques de la dernière réforme et éviter de complexifier la PAC en créant des usines à gaz. Comme, les propositions de la Commission européenne sont des ajustements principalement techniques, je considère que les modifications du Parlement européen doivent s’inscrire dans une volonté de clarification des mesures existantes afin de les rendre plus efficaces.

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—  1 décembre 2016

—  24 novembre 2016

La Commission européenne vient de publier le deuxième rapport, initialement prévu en 2018, sur la mise en place du « Paquet Lait » adopté en 2012, pour renforcer la position des agriculteurs au sein de la chaine d’approvisionnement alimentaire.

Après quatre ans de mise en œuvre, le bilan est positif : les agriculteurs européens utilisent de plus en plus les outils disponibles : organisations de producteurs, leurs associations, la négociation collective, les contrats écrits obligatoires et les interprofessions.

Ayant été rapporteur PPE sur ce dossier et rapporteur sur l’OCM unique, je tiens à rappeler que le Parlement européen s’est battu suite à la crise laitière de 2009 pour imposer ces outils face aux tenants d’une application dogmatique du droit de la concurrence au secteur laitier et qui ne voulaient pas en entendre parler !

Alors que nous venons de traverser une nouvelle crise laitière, il convient de renouveler ces outils après 2020, renforcer la mise en œuvre par les États membres pour qu’ils exploitent et soutiennent ces outils voire aller plus loin : donner un véritable pouvoir économique aux interprofessions.

C’est tout l’objet de mon travail actuel en commission agriculture sur l’application du droit de la concurrence au secteur agricole.

Voici le rapport : com-2016-724_en