—  3 décembre 2018

La réforme de la Politique Agricole Commune pour la période 2021-2027 est en cours à Bruxelles.

En juillet dernier, j’avais été nommé par mes pairs négociateur pour le PPE sur deux des trois dossiers qui constitue la réforme de la PAC. Elle se compose de trois dossiers : (1) les plans stratégiques relevant de la PAC qui couvrent les différentes mesures d’intervention de notre politique agricole, (2) les règles financières, de contrôles et d’audit, qui incarnent les rouages de cette politique et enfin (3) la révision de l’organisation commune du marché unique des produits agricoles, des règles de qualité et enfin du programme pour les DOM-TOM (POSEI).

Après un long travail d’analyse, de consultations et d’écoute des différents acteurs : agriculteurs, organisations non-gouvernementales et administrations nationales, j’ai acquis la conviction profonde que la proposition de la Commission européenne devait être réécrite en partie afin de proposer une PAC qui restera demain un cadre commun dans lesquels les agricultures de nos Etats membres pourraient s’épanouir. De même, je souhaité que cette politique soit adaptable aux défis auquel font face nos agriculteurs et que les aspects d’économie agricole puissent être renforcés, c’est tout l’objet de mon travail en faveur de la création d’un droit à l’erreur pour les agriculteurs, l’approfondissement de la gestion des risques et des crises dans la PAC et enfin le développement des outils de filières agricoles et de concentration de l’offre.

Je vous livre donc le fruit de mon travail, près de 500 amendements pour la PAC de demain :

 

—  25 octobre 2018

 

—  24 octobre 2018

Qualité de l’eau destinée à la consommation humaine: extraits du vote sur le rapport de Michel DANTIN (PPE, FR) et extraits du débat (22/10) et illustrations

Conférence de presse de Michel DANTIN (PPE, FR), rapporteur, sur la directive sur l’eau potable

—  24 octobre 2018

« L’avenir de l’humanité est l’avenir de l’eau », a déclaré Michel Dantin, rapporteur pour le Parlement européen sur la Révision de la directive relative à la qualité de l’eau potable. « L’initiative « Right2Water » a rassemblé plus de 1.8 millions de signatures. Nous devons la prendre au sérieux » a-t-il ajouté.

Les changements apportés à la directive aujourd’hui visent à améliorer la qualité de l’eau potable et l’accès à cette eau, ainsi qu’à mieux informer les consommateurs.

« Maintenant que le Parlement a adopté sa position, il est temps pour les États membres de faire de même. Nous pensons qu’il est important que les négociations se déroulent au plus vite, pour que les citoyens puissent en profiter rapidement » a expliqué le député européen.

Pour le Groupe PPE, il est également important de rappeler que le débat sur la qualité de l’eau potable ne consiste pas à déterminer qui devrait, ou ne devrait pas, avoir accès à l’eau.

« Il est entendu que tout le monde devrait avoir accès à une eau propre et de bonne qualité, et nous devrions faire tout ce qui est en notre pouvoir pour la rendre aussi abordable que possible pour tout le monde », a conclu Michel Dantin.

 

—  5 octobre 2018

Alors que la loi EGalim vient d’être adoptée, retrouvez mon entretien dans Agra Presse, sur la réforme de la fiscalité agricole, le bilan des EGA (Etats Généraux de l’Alimentation) et leurs impacts sur le débat européen et sur la PAC.

—  3 octobre 2018

Je suis intervenu le 1er octobre 2018, en plénière, lors du débat sur le programme de l’Union européenne pour les régions rurales, montagneuses et isolées.

Nous devons garantir le devenir des zones de montagne par des investissements porteurs d’avenir en matière économique et non en octroyant quelconques aides au fonctionnement. Nos territoires de montagne doivent être vivants et entretenus parce qu’ils préservent notre environnement et protègent ceux qui sont en contrebas. Sans une montagne entretenue la vie sera aussi impossible en bas dans les vallées.

—  25 septembre 2018
POLITIQUES SECTORIELLES
ENVIRONNEMENT
L’accès à l’eau potable propre pour tous doit être encouragé par les Etats membres, selon les députés

 

Bruxelles, 11/09/2018 (Agence Europe) – La commission de l’environnement du Parlement européen a souscrit, lundi 10 septembre à la proposition de révision de la directive ‘Eau potable’, en s’écartant très peu du texte mis sur la table par la Commission européenne en février pour renforcer les limites maximales de certains polluants, assurer la surveillance des niveaux de microplastiques et garantir à tous un accès à de l’eau propre dans l’UE (EUROPE 12073, 12048). Par sa proposition, la Commission entendait également répondre à l’Initiative citoyenne européenne ‘Right2Water‘.

Suivant leur rapporteur, le Français Michel Dantin (PPE), les députés ont toutefois rendu plus flexibles les mesures proposées concernant l’accessibilité à l’eau – mesures que la Commission souhaitait contraignantes. Le texte amendé a été voté par 30 voix (13 contre, 19 abstentions).

Ainsi, les députés estiment que les États membres devraient prendre des mesures pour améliorer l’accès à l’eau, comme ‘installation de fontaines gratuites dans les villes et les lieux publics, « lorsque cela est techniquement possible et proportionné ». Les États membres devraient par ailleurs encourager la fourniture d’eau du robinet dans les restaurants, les cantines et les services de restauration, à titre gratuit ou à faible coût. Ces amendements ont été votés pour respecter le principe de subsidiarité. Michel Dantin s’est réjoui que la commission parlementaire ait adopté « une position claire proposant une réponse pragmatique aux demandes de citoyens européens ».

S’agissant des valeurs limites, les députés n’ont pas modifié celle pour le plomb, qui devra être réduite de moitié, mais ils ont légèrement durci celle fixée pour les substances perfluoroalkylées (PFAS). Pour les perturbateurs endocriniens (bisphénol A et bêta-œstradiol), ils n’ont pas suivi le rapporteur favorable à une simple surveillance, plutôt qu’à de nouveaux plafonds.

La commission parlementaire a en outre rappelé que les États membres devraient se concentrer sur les besoins des groupes vulnérables de la société et identifier les personnes qui n’ont pas accès à l’eau ou disposent d’un accès limité, évaluer les solutions pour améliorer leur accès et les informer clairement des possibilités de raccordement au réseau de distribution ou des moyens d’accès alternatifs. Pour mémoire, l’initiative ‘Right2water’ demandait clairement la reconnaissance de l’eau comme droit humain et le droit universel d’accès à l’eau et à l’assainissement.

 

—  21 septembre 2018

Certains bergers sont armés afin de protéger leurs troupeaux des attaques de loups / © Franz Chavaroche / MaxPPP

Certains bergers sont armés afin de protéger leurs troupeaux des attaques de loups / © Franz Chavaroche / MaxPPP

Pour sa rentrée votre magazine de débat Dimanche en Politique transfrontalier vous propose d’aborder l’un des thèmes les plus chauds de ce dernier été en montagne : les attaques de loups ! Rendez-vous dimanche 23 septembre à 11h30 sur France 3 Alpes.

Par Fabrice Liégard 

 

« 600 bêtes tuées en Savoie dont 420 décimées par le loup ! », « 8 meutes identifiées en Savoie », « Les bergers manifestent contre le loup devant le siège de la région vallée d’Aoste »… tous ces titres de Une montrent que les solutions préconisées (filets de protections, chiens de défense…) sont loin d’avoir réglé la question de la cohabitation entre l’homme et le loup dans nos alpages.

Pour en parler avec nous sur le plateau de notre rendez-vous mensuel France 3 Alpes/Rai vallée d’Aoste, installé ce mois-ci au parlement européen de Strasbourg :

  • Michel Dantin, député européen et maire de Chambéry
  • José Bové, euro député écologiste, co-organisateur avec Michel dantin, à Bruxelles en juin dernier, d’une conférence européenne pour faire le point sur le dossier du loup et pousser la commission européenne à élaborer un vrai plan à l’échelle du continent
  • Paolo De Castro, euro député italien et ancien ministre de l’agriculture dans le gouvernement de  Romano Prodi

Magazine préparé et présenté par :

  • Renato Willien, journaliste TGR3 Rai vallée d’Aosta
  • Fabrice Liégard, journaliste France 3 Alpes
—  3 août 2018

Retrouvez la tribune de Michel Barnier, négociateur en chef pour la Commission européenne, Un partenariat ambitieux avec le Royaume-Uni après le Brexit.

Tribune de Michel Barnier, chef de la négociation avec le Royaume-Uni pour la Commission européenne
Le Royaume-Uni quittera l’Union européenne le 29 mars 2019. Nous regrettons son départ, mais nous respectons sa décision souveraine. Notre tâche est maintenant d’organiser les modalités du retrait du Royaume-Uni des institutions et des politiques de l’Union européenne. Nous devons également nous tourner vers l’avenir.

Après le Brexit, l’UE restera un acteur majeur sur la scène internationale, avec 440 millions de citoyens et l’une des plus grandes économies mondiales. Le Royaume-Uni est membre de l’UE depuis 45 ans : nous partageons des valeurs communes et un certain nombre d’intérêts communs. Le Royaume-Uni, membre du G7 et du Conseil de sécurité des Nations unies, peut être un partenaire important de l’UE sur les plans économique et stratégique. Dans le contexte géopolitique actuel, nous avons intérêt non seulement à renforcer le rôle de l’UE dans le monde, mais aussi à coopérer avec le Royaume-Uni en tant que partenaire proche.

Comment parvenir à un nouveau partenariat ?

Premièrement, nous devons veiller à ce que la sortie du Royaume-Uni soit ordonnée. Nous sommes déjà d’accord sur 80 % de l’accord de retrait. Nous protégerons les droits de plus de 4 millions de citoyens de l’UE résidant au Royaume-Uni et de citoyens britanniques résidant dans l’UE. Il s’agissait de notre première priorité et d’un point de vigilance essentiel pour le Parlement européen. Le Royaume-Uni a également accepté d’honorer tous les engagements financiers pris en tant que membre de l’UE. Une période de transition de 21 mois donnera aux entreprises et aux administrations le temps de s’adapter, puisque le Royaume-Uni restera membre du marché unique et de l’union douanière jusqu’au 31 décembre 2020. (suite…)

—  6 juillet 2018

Michel Dantin a été nommé rapporteur pour le Groupe PPE sur deux des trois règlements proposés par la Commission européenne dans le cadre de la réforme de la Politique Agricole Commune post-2020. Il sera notamment en charge de la réforme de l’organisation commune des marchés et des règles financières et de contrôle de la PAC.

« Le PPE est enfin en ordre de marche ! Je tiens à féliciter ma collègue Esther Herranz Garcia, désignée rapporteur sur les plans stratégiques de la PAC. Compte tenu de l’imbrication des dossiers, nous travaillerons de concert pour améliorer la proposition de la Commission européenne et restaurer le caractère commun de cette politique » a déclaré Michel Dantin.

« La Politique Agricole Commune est avant tout une politique économique et la gestion des marchés en fait partie. Cet aspect est bien trop négligé dans le cadre de la proposition du Commissaire Phil Hogan et les propositions sur la réserve de crise agricole trop timides. Il me paraît également essentiel de développer les programmes opérationnels sectoriels et de préserver les avancées en matière de droit de la concurrence, obtenus en 2017 dans le cadre de la révision à mi-parcours de la PAC (règlement « Omnibus »). Enfin, les agriculteurs attendent de nous une réelle simplification des règles. Nous devons sortir des contrôles tatillons et rendre à l’agriculteur sa liberté d’action. Beaux défis en perspective ! » a ajouté le député européen.

« Caractère commun de la PAC, économie agricole et simplification seront les aspects fondamentaux de mon action » a conclu Michel Dantin.

—  22 juin 2018

—  14 juin 2018

A moins d’un an des élections européennes de 2019, retrouvez le bilan des actions des députés européens de la délégation française du Groupe PPE depuis mai 2014.


Investissements dans des secteurs stratégiques grâce au Plan Juncker, sécurité renforcée avec la création du Corps européen de garde-côtes et garde-frontières Frontex, Europe de la défense, défense de l’agriculture de la ruralité, commerce mondial, lutte contre la concurrence déloyale en Europe et à l’international…Chaque jour, nous agissons pour une Europe qui vous protège !

—  14 juin 2018
franceinfo Radio France

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Huile de palme : « La France fait sourire par sa tentation à rajouter ceintures et bretelles à toute réglementation »

Treize raffineries et dépôts de carburants sont le théâtre de manifestations par les agriculteurs à l’appel de la FNSEA, en opposition à l’importation d’huile de palme en France.

Une plantation de palmiers à huile en Idonésie (ADEK BERRY / AFP)

De l’huile de palme va être importée cet été à la raffinerie de La Mède(Bouches-du-Rhône), en vertu d’un accord signé entre le groupe Total et le gouvernement précédent. Une situation qui provoque la colère de la FNSEA : les militants du syndicat agricole manifestaient devant 13 dépôts de carburants en France lundi 11 juin. À La Mède, un blocage a été finalement levé lundi à la mi-journée.

Sur franceinfo, le député européen Michel Dantin a dénoncé l’hypocrisie de l’État français. « Ce qui est paradoxal dans la position du gouvernement français, c’est qu’il est le premier à combattre la déforestation dans les accords internationaux, or on sait bien que la production d’huile de palme est la cause de la déforestation », a-t-il déploré.

« La France fait sourire en Europe par sa tentation naturelle à rajouter ceintures et bretelles à toute réglementation » a ajouté Michel Dantin, membre de la commission agriculture au Parlement européen. Celui-ci se trouve face à un « blocage » car « la France en particulier s’oppose à la non-introduction de l’huile de palme en Europe », a expliqué Michel Dantin.

(suite…)

—  11 juin 2018

« Défendrez-vous l’agriculture française ou l’huile de palme importée Monsieur le Ministre ? », a déclaré Michel Dantin, Député européen, en amont de la dernière série de négociations interinstitutionnelles qui se déroulera cette semaine au sujet de la révision de la directive sur les énergies renouvelables.

Parlement européen, Conseil des Ministres et Commission se réunissent à Strasbourg pour les dernières négociations de trilogue, afin de trouver un accord global sur le texte, notamment sur l’épineuse question des biocarburants issus de culture. En France, FNSEA et JA ont entamé dimanche le blocage des raffineries qui importent de l’huile de palme pour produire du biodiesel.

« Alors la France et l’Europe disposent d’un fort potentiel en matières de cultures protéiques, qui permettent à la fois de produire des huiles végétales et de répondre au déficit européen en protéines animales, le gouvernement français et Nicolas Hulot défendent l’importation d’huile de palme de pays tiers, c’est incompréhensible, a réagi l’Eurodéputé. « Au Parlement européen, nous nous sommes prononcés pour l’interdiction de l’huile de palme dans la production des biocarburants ».

« Où sont passés les bonnes intentions du Ministre à l’environnement et le modèle d’agriculture responsable qu’il prône ? Les agriculteurs français doivent se conformer à des normes de production toujours plus strictes, mais ce sont les produits importés des pays tiers répondant à des normes de qualités inférieures qui sont favorisés sur notre marché, a regretté Michel Dantin. « Ce double discours et cette absence de réciprocité sont intenables », a-t-il ajouté.

« J’attends du gouvernement qu’il clarifie sa position sur l’huile de palme et qu’il protège enfin notre agriculture », a conclu Michel Dantin.

Retrouvez mon intervention sur Franceinfo dans « blocage des agriculteurs » à partir 15:11:45 jusqu’à 15:17:16

—  11 juin 2018

« Près de vingt ans après son entrée en vigueur, la révision de la directive eau potable est nécessaire pour aligner les paramètres de qualité aux progrès de la science et aux substances émergentes. La priorité de cette directive est bien de garantir la santé publique liée à la consommation d’eau potable », a déclaré Michel Dantin, rapporteur pour le Parlement européen sur la révision de la directive sur l’eau destinée à la consommation humaine.

Ce texte est présenté ce matin en commission de l’Environnement du Parlement européen.

« Cette révision est aussi l’occasion de réaffirmer des droits pour les citoyens européens en matière d’eau. Je plaide pour un renforcement de la transparence et de l’information au public sur la qualité de l’eau desservie. Les consommateurs doivent avoir accès à des informations clés et compréhensibles par tous. La qualité et le prix de l’eau ou la consommation du ménage sont des éléments qui devraient apparaitre sur la facture d’eau partout en Europe. Ces informations sont de nature à sensibiliser les citoyens sur le coût du service d’eau et l’importance d’une consommation raisonnée pour économiser cette ressource », a ajouté le député.

« Je propose enfin d’affirmer un principe de solidarité. L’eau potable demeure une ressource essentielle à la vie. Nous nous devons d’assurer l’accès à l’eau pour les groupes vulnérables et marginalisés qui n’ont pas ou ont un accès restreint à l’eau potable. Cette solidarité doit être une responsabilité collective de l’Union, des États, des autorités locales et des citoyens », a conclu Michel Dantin.

—  4 juin 2018

Michel Dantin (PPE): « Attention à ne pas signer à terme l’arrêt de mort de la PAC »

Le député européen (LR, PPE) regrette que « la France n’ait pas pris clairement position pour défendre le budget de la Politique agricole commune »;

Isabelle Marchais, L’Opinion, 1 June 2018,

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La Commission européenne présente vendredi ses propositions législatives de réforme de la politique agricole commune pour la période de programmation budgétaire 2021-2027, dans lesquelles elle devrait recommander de décentraliser au maximum les prises de décision. De quoi inquiéter les agriculteurs français, déjà fortement préoccupés par la réduction du budget de la PAC et du montant des aides directes annoncée le 2 mai.

Pourquoi avoir parlé de « hold-up organisé » à propos des orientations de la Commission pour le budget post 2020 de la PAC ?

Dans les premières analyses qui étaient sorties, la Commission évaluait la baisse du soutien direct au revenu des agriculteurs à 3,9 % en euros courants. J’ai aussitôt réagi en disant que la diminution, en euros constants, serait en fait beaucoup plus importante, de 15 % en 2027 pour les paiements directs, et de 25 % pour le second pilier, celui du développement rural. Depuis, de nouvelles informations sont sorties de la Commission, confirmant ces chiffres. Il ne faut pas oublier qu’en France, les aides directes représentent 47 % en moyenne du revenu des agriculteurs. Or, à l’inverse des mesures de développement rural, les pays ne pourront pas compenser la baisse des aides européennes puisqu’il n’y a pas de cofinancement possible sur le premier pilier. Toute réduction sera donc une perte sèche pour les agriculteurs.

(suite…)

—  1 juin 2018

La Commission européenne vient d’arbitrer et de présenter ses propositions pour la future Politique Agricole Commune (PAC).

Je regrette que les positions adoptées par le Parlement européen à une très large majorité via le rapport de mon collègue Herbert Dorfmann soient autant ignorées. Tel que je le présentais depuis quelques jours, c’est une « programmation technocratique verdie à l’extrême » fondée sur des stratégies nationales potentiellement divergentes qui est proposée par la Commission européenne. On n’y trouve plus « la politique », on distingue à peine « l’agricole » et on observe la décomposition du « commun ».

L’intégration des enjeux environnementaux et climatiques se fait en dépit du bon sens, dans une logique de surcoûts et de surenchères, alors que les revenus agricoles ont chuté ces dernières années et que les agriculteurs vont prendre de plein fouet la baisse annoncée du budget agricole : la direction assumée est « faire plus avec moins », alors que seule la durabilité économique des exploitations peut permettre des avancées significatives en matière environnementale et climatique.

Si je me réjouis de certaines avancées sur les aspects économiques (mise en place de programmes opérationnels sectoriels et réforme de la réserve de crise), elles restent trop timides pour réellement répondre aux enjeux de volatilité des prix et des aléas au sein du marché unique.

Le Parlement européen devra prendre toute sa part dans la réforme qui débute, incarner une vraie ambition politique pour l’agriculture européenne et rétablir la PAC dans ses trois aspects les plus consubstantiels.

—  18 mai 2018
A retrouver en ligne sur https://www.euractiv.fr/ Le retour des loups passe mal auprès des éleveurs

Le retour des loups inquiète surtout en France et en Allemagne. [Shutterstock]

 

Eleveurs et eurodéputés se sont réunis à Bruxelles pour dénoncer la politique européenne vis-à-vis des loups et réclamer une nouvelle stratégie. La position de la Commission européenne,  très acquise à la cause des grands carnivores, contrarie les éleveurs.

Élus nationaux, eurodéputés et représentants des chasseurs et éleveurs se sont réunis au Parlement européen, le 15 mai, pour parler de loups. Les institutions européennes, Commission en tête, sont souvent accusées d’adopter une position dogmatique sur les grands mammifères, s’inquiétant davantage du bien-être des loups que de celui des élevages, quitte à mettre l’animal au-dessus de l’humain selon les anti-loups.

« Ce n’est pas vrai », a répliqué Karmenu Vella, commissaire européen à l’environnement, qui assure que la Commission suit de près le dossier, sans position manichéenne. « Nous ne pouvons pas sortir une baguette magique et effacer tous les problèmes liés au loup. »

Pour lui, les problèmes se posent avant tout dans des zones où les grands prédateurs ont disparu pendant des années, et où les éleveurs ont donc abandonné leurs pratiques de protection et de prévention. Il a également souligné la possibilité des Etats de mettre en place des mesures de gestion des populations.

Il a aussi assuré l’assemblée de la volonté de la Commission de tout faire pour promouvoir des solutions locales, et aider les éleveurs à gérer la présence du loup, faisant référence à des dizaines de projets en ce sens, notamment dans le cadre du programme LIFE.

Des propos mal accepté dans une salle qui s’est furieusement opposée à lui quand il a proposé de se servir de cette présence pour promouvoir le tourisme local, par exemple. Il a fini par quitter la salle sous les huées. (suite…)

—  17 mai 2018

Dans le cadre du premier échange de vues sur la directive contre les pratiques commerciales déloyales, j’ai souhaité poser deux questions principales à la Commission européenne et proposer deux pistes de travail aux rapporteurs.

(suite…)

—  17 mai 2018

Retrouvez l’échange de vues que nous avons mené cette semaine en Commission Agriculture sur la mission d’audit sanitaire que nous avons mené au Brésil débat avril afin de déterminer si les scandales sanitaires récents en viande bovine et de volaille sont des problèmes systémiques ou ponctuel du système de contrôle sanitaire brésilien.

—  16 mai 2018

La dernière loi de finances a été saignante pour les agences de l’eau avec 20% de leur budget prélevé au profit de l’Etat et d’autres opérateurs. A l’origine de cette ponction, Bercy aurait estimé que les agences sont assez riches pour payer le prix. On en parle dans cette nouvelle émission.

243 millions d’euros au profit de l’Agence française pour la biodiversité (AFB), 37 millions d’euros pour l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), sans compter les 200 millions d’euros affectés aux caisses de l’Etat. Les agences de l’eau ont perdu une belle somme avec la dernière loi de finances votée à l’automne 2017 ! Ces établissements publics, qui sont à la fois sous tutelle du ministère de l’Environnement et de celui des Finances, vont dorénavant consacrer 20% de leur budget aux caisses de l’Etat et à ces deux opérateurs de l’environnement.

Perturbation du programme d’investissements des agences

De quoi perturber leur programme d’investissement pour la préservation de l’eau. La feuille de route des six agences est en effet fixée par des programmes d’actions de six ans, qui définissent leurs priorités, les modalités financières ainsi que les modalités d’intervention. Pour leur 10ème programme qui s’achève cette année, les agences ont par exemple estimé leurs dépenses à 13,3 milliards d’euros pour mener leur mission de distribution et d’épuration de l’eau, assurer la qualité des eaux et des milieux aquatiques et la préservation et la restauration de la biodiversité, compétences qui leur ont été ajoutées suite à la loi de reconquête de la biodiversité en 2016. Malgré la multiplicité des interventions des agences, curatives et préventives, et malgré que 2027 sera la dernière échéance pour la réalisation des objectifs de la directive cadre sur l’eau pour laquelle la France n’a pour le moment pas justifié de bons résultats, Bercy a décidé de puiser dans leurs caisses au prétexte que les agences « thésaurisent ».

De l’argent qui dort que l’Etat n’apprécie pas ? Reste que cette ponction budgétaire pourrait ébranler tout un système. Le principe tant vanté de « l’eau paye l’eau » est-il sur le point de s’effondrer en France ? Quel impact cette diminution budgétaire aura-t-elle sur le renouvellement des réseaux ? La qualité des eaux ? Les usagers en paieront-ils aussi le prix ?

Pour en parler, Marie Jo Sader reçoit sur ce nouveau plateau Actu-Environnement :

Bernard Barraqué
Directeur de recherche émérite au CNRS, spécialiste de la ressource en eau et de sa gestion
Michel Dantin
Député européen du Parti populaire européen, maire de Chambéry et ancien président du comité de bassin Rhône-Méditerranée
—  11 mai 2018

Mardi 15 mai, je suis à l’initiative d’une conférence interparlementaire sur la prédation du Loup avec mon collègue José Bové et 8 autres Députés européens de France, d’Italie, d’Allemagne, d’Espagne et des Pays-Bas.

En présence du Commissaire européen à l’environnement Karmenu Vella, ce grand débat inédit rassemblera 80 parlementaires européens et nationaux pour échanger sur la gestion du loup en Europe et les conséquences de la prédation sur les élevages. Plus de 45 parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat seront présents.

Les temps forts de la conférence :

Un discours du Commissaire européen à l’environnement Karmenu VELLA
Trois panels de discussions thématiques avec des experts
• Dont un panel consacré à la clarification du droit européen en matière de protection du loup, notamment au regard des obligations qui découlent de la convention de Berne et des flexibilités accordées par la Directive Habitat
Un débat interparlementaire avec 80 membres du Parlement européen et de Parlements nationaux ou régionaux, en présence du Directeur de la DG Environnement de la Commission européenne, en charge de la directive Habitat
• La conférence sera disponible en direct en webstreaming

Retrouvez l’affiche et l’agenda de la conférence:

Draft agenda – interparliamentary conference on wolf predation – 15 May (009)


A venir : lien webstreaming pour suivre en direct le débat et revoir la vidéo

—  11 mai 2018

Le Canis Lupus est une espèce strictement protégée au titre de l’annexe IV de la directive européenne Habitat (1992), qui elle-même met en œuvre la Convention de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe a été signée en 1979 et ratifié par la France en 1990. Depuis les années 1990, le loup s’est réintroduit sur le continent européen. Sa population est estimée à 18 000 spécimens, dont 360 spécimens en France selon le comptage officiel de l’ONCFS.

Depuis le milieu des années 2000, la filière de l’élevage est confrontée à une forte augmentation des attaques de loups sur les troupeaux, qui menace la pérennité de l’activité et les nombreuses filières en aval. Les régions montagneuses, notamment le sud-est de la France, sont particulièrement concernées par les attaques de loups. En dix ans, le nombre de bêtes tuées en France est passé de 2500 en 2007 à 12 000 en 2017. Ce chiffre ne cesse de croître d’année en année. Le nombre d’exploitations ovines est passé de 95 000 en 2010 à 70 000 en 2016. En 2017, le coût de la politique loup et des indemnisations aux éleveurs en France a atteint 25 millions d’euros.

En dépit de la nécessaire protection du loup dans le cadre du droit européen, des mesures d’adaptation sont jugées nécessaires pour réduire les conséquences de la prédation du loup et assurer une meilleure protection des activités des hommes dans les territoires ruraux et montagneux.

Pour bien comprendre, voici quelques infographies : Infographies loup, Le Monde, « Entre loups et éleveurs, une cohabitation difficile » 19.02.2018

—  2 mai 2018

« Le Commissaire Oettinger s’apprête à annoncer une baisse de 9,5% du soutien direct aux revenus des agriculteurs et des mesures de marchés en euros courants. C’est une très mauvaise nouvelle ».

« Avec une coupe de près de 3,9 milliards euros en moyenne par an sur la période (dès la première année, le budget passerait à 40,5 milliards d’euros en 2021 à UE27 contre 44,1 milliards d’euros en 2020 à UE28), la Politique Agricole Commune sera amputée de plus de 100% de sa part liée au coût du Brexit (estimée à 2,7 milliards d’euros – 19 milliards sur la période budgétaire). Pire, la PAC va être sabordée pour financer d’autres politiques. La Commission utilise en effet des arguties budgétaires pour avancer masquée : en exprimant la baisse budgétaire en euros courants, elle cache la baisse annuelle liée à l’inflation qui automatiquement mènera à une baisse supplémentaire des paiements directs de 5,8% en 2022, 7,6% en 2023….jusqu’à 15% en 2027.

C’est un hold up organisé, le casse du siècle à hauteur de 8,5 milliards d’euros.

Je suis sidéré par ces annonces qui, à terme, conduiront à une baisse dans les mêmes proportions des revenus agricoles en France et en Europe et à un abandon total des campagnes. Je ne parle même pas des faillites et autres situations précaires que ces baisses vont engendrer.  La Commission est irresponsable: alors qu’elle entend demander aux agriculteurs de faire des efforts supplémentaires en termes de protection de l’environnement, elle leur inflige une double peine : augmentation de leurs coûts de production et baisse des aides ».

« Malheureusement, la France n’a pas été suffisamment claire jusqu’à présent et les agriculteurs en paient l’addition. J’en appelle au Président de la République et au gouvernement français de refuser cette proposition inique. Je m’emploierai au Parlement européen à la combattre ».

 

—  16 avril 2018

Retrouvez mon entretien dans agrapresse.fr sur ma mission au Brésil – les problèmes sanitaires sont réels (traçabilité & identification) mais c’est l’arbre qui cache la forêt. Le danger majeur reste l’impact du potentiel de production brésilien sur l’agriculture européenne.

UE/Mercosur : l’eurodéputé Michel Dantin plus préoccupé par le potentiel de production de viande que par le problème sanitaire du Brésil

(suite…)

—  16 avril 2018
—  16 avril 2018

Retrouvez dans www.wikiagri.fr notre entretien commun avec Eric ANDRIEU sur mission d’audit parlementaire que nous avons mené au Brésil dans contexte des négociations : traçabilité & identification ne sont pas garanties pour viande.

Non, la viande brésilienne ne répond pas aux critères des consommateurs européens

 

—  16 avril 2018

Retrouvez ci-dessous ma réaction dans www.euractiv.fr sur la proposition sur les pratiques commerciales déloyales – dans-le-secteur-agroalimentaire –

Une nouvelle étape est franchie en faveur du rééquilibrage et l’assainissement des relations entre les producteurs, les industriels et les distributeurs ! 

Bruxelles s’attaque aux pratiques commerciales déloyales dans l’agroalimentaire

—  27 mars 2018

—  22 mars 2018

A deux semaines de mon déplacement au #Brésil dans le cadre d’une mission parlementaire d’audit, j’ai interrogé la Commission européenne sur les résultats des audits menées suite au scandale de la viande bovine avariée de mars 2017 (niveau de formation des vétérinaires, niveau de corruption et solidité du système de contrôle brésilien) et sur les suites que la Commission européenne souhaite donner au scandale relatif à la falsification des résultats des laboratoires en viande de volaille.