—  21 juillet 2017

 

 « La décision d’augmenter le quota de prélèvement de loups en France va dans le bon sens, mais elle est loin d’offrir, à elle seule, les garanties nécessaires à la poursuite de cette activité dans des conditions sereines et durables » a réagi Michel Dantin, Député européen du Sud-Est, suite à la publication du décret du gouvernement autorisant le prélèvement de 40 loups pour l’exercice 2017-2018.

Depuis plusieurs années, la filière de l’élevage est confrontée à une forte augmentation des attaques de loups sur les troupeaux, qui menace la pérennité de l’activité et ses nombreuses filières en aval. Les régions montagneuses, notamment le sud-est de la France, sont les premières concernées par les attaques de loups. En cinq ans, le nombre de bêtes tuées a plus que doublé, passant à près de 9000 en 2017. Le nombre d’exploitations ovines est passé de 95 000 en 2010 à 70 000 en 2016.
« Fin mai, j’avais interpellé le Ministre à l’environnement par courrier pour demander l’abatage de 2 loups supplémentaires – et obtenu gain de cause – alors que le quota était déjà épuisé au moment où les éleveurs partaient en alpage », a rappelé Michel Dantin.

« Les éleveurs attendent à présent des solutions pérennes et des moyens efficaces pour assurer la protection de leurs troupeaux sur le long terme. L’abattage de loups est une mesure d’urgence à l’impact limité », a expliqué l’eurodéputé, « j’appelle le gouvernement à tout mettre en œuvre pour obtenir la révision de la Convention de Berne et le déclassement du loup en tant qu’espèce strictement protégée », a-t-il ajouté.
La Convention de Berne a été signée en 1979 et ratifiée par la France en 1990. Elle vise à assurer conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe. L’agro-pastoralisme – l’élevage en prairies – permet notamment de répondre à ces objectifs en participant à la préservation des paysages et de la biodiversité.
« Aujourd’hui, ce sont les éleveurs qui sont menacés d’extinction. On constate déjà un fort recul de l’installation des jeunes professionnels, alors que l’élevage est une activité structurante dans ces territoires ruraux en perte de vitesse. Il est source de dynamisme économique et de tourisme », a conclu Michel Dantin.

—  4 juillet 2017

—  30 juin 2017


C’est avec émotion, que je souhaite rendre hommage à Madame Simone VEIL, une européenne convaincue, femme de convictions profondes au destin exceptionnel, qui nous laisse un riche héritage européen à poursuivre.

Élue au suffrage universel au Parlement européen en 1979. Elle devient la première femme Présidente du Parlement européen. Persuadée que seule la construction européenne pouvait mettre fin aux guerres qui avaient ravagé le continent européen et causé tant de souffrance et dont sa famille fut directement victime, elle ne cessera de convaincre et de porter la réunification franco-allemande, préalable indispensable à la paix en Europe. Véritable ambassadrice de l’Europe et de la paix, elle portera et participera à l’élaboration des grandes étapes de la construction européenne inlassablement.

Elle laisse une empreinte indélébile de son passage au Parlement européen. Oui, encore aujourd’hui son ombre plane à Strasbourg et son exemple inspire.

Le respect d’autrui et son humanisme auront guidé son action tout au long de sa vie. Aux jeunes générations, aux Européens d’aujourd’hui et de demain, elle lègue ce message d’espérance et de tolérance, extrait de son discours présentant la loi IVG à l’Assemblée le 26 novembre 1974 : « Les jeunes générations nous surprennent parfois en ce qu’elles diffèrent de nous ; nous les avons nous-mêmes élevées de façon différente de celle dont nous l’avons été. Mais cette jeunesse est courageuse, capable d’enthousiasme et de sacrifices comme les autres. Sachons lui faire confiance pour conserver à la vie sa valeur suprême. ».

Michel DANTIN

—  30 juin 2017

Question avec demande de réponse écrite

Franck Proust (PPE), Tokia Saïfi (PPE), Maurice Ponga (PPE), Michel Dantin (PPE), Angélique Delahaye (PPE), Gabriel Mato (PPE) et Cláudia Monteiro de Aguiar (PPE)

Objet: Mécanisme de stabilisation pour la banane du Nicaragua

Dans le cadre de l’accord de partenariat avec les pays d’Amérique du Sud et d’Amérique Centrale, la Commission européenne a négocié un mécanisme de stabilisation pour le secteur de la banane, afin que les préférences commerciales puissent être temporairement suspendues lorsqu’un certain seuil d’importations est dépassé. Il y a quelques jours, la Commission a publié des données indiquant que le Nicaragua a dépassé le seuil d’alerte de 80 % et a déjà rempli 88,9 % des 13 500 tonnes qu’il peut exporter vers l’Union européenne sans droit de douane.

Étant donné la récente révision du mécanisme de stabilisation pour les bananes et les informations transmises sur le dépassement du seuil d’alerte par le Nicaragua, la Commission peut-elle indiquer:

  1. les actions préparatoires qu’elle mène actuellement en vue d’un possible déclenchement du mécanisme de stabilisation?
  2. le calendrier et les échéances fixés pour déclencher le mécanisme de stabilisation pour les bananes du Nicaragua?
  3. De plus, la Commission peut-elle préciser quand et comment elle compte informer le Parlement européen ainsi que les producteurs européens de bananes du dépassement du seuil d’alerte et des prochaines étapes du processus?

(suite…)

—  29 juin 2017
—  28 juin 2017

«Je suis choqué par la teneur des scénarios présentés aujourd’hui par la Commission européenne dans le cadre du document de réflexion sur l’avenir des finances de l’UE. Sur cinq scénarios, quatre prédisent une baisse significative du budget agricole européen alors que le scénario restant, c’est à dire l’augmentation des ressources de l’Union et de la Politique agricole commune, est malheureusement peu crédible », a expliqué Michel Dantin (eurodéputé LR, PPE, Fr).

 « Dans ce débat, il convient de rappeler quelques vérités : la Politique agricole commune est encore à ce jour la politique la plus intégrée et aboutie de l’Union européenne. La PAC est par essence une politique européenne puisque les pères fondateurs ont fait le choix en 1962 de mutualiser les efforts agricoles nationaux et il n’existe plus aujourd’hui de politiques agricoles nationales stricto-sensu. Bien que cette politique représente 37% du budget européen, ce chiffre n’équivaut qu’à 0,6% des dépenses publiques européennes totales, soit 32 centimes par citoyen et par jour. Ces 32 centimes garantissent une production de produits agricoles de haute qualité, sains et sûrs pour 500 millions d’Européens, et font de l’Union européenne une puissance exportatrice et souveraine sur le plan alimentaire. Ces 32 centimes ont également permis l’aménagement et le développement rural de nos territoires ».

 « Alors que nos principaux concurrents (États-Unis, Inde, Chine et Brésil) ont, au cours des dernières années, augmenter leur soutien stratégique à l’agriculture et que les premières discussions sur le futur de la politique agricole commune s’engagent, ce document de réflexion est un très mauvais signal », a ajouté le député européen.

 « Je compte défendre bec et ongle le budget de l’agriculture, élément essentiel d’une politique agricole commune ambitieuse et efficace », a conclu Michel Dantin.

—  26 juin 2017

J’ai présidé, avec le Commissaire en charge de l’Agriculture, Phil Hogan, une conférence sur l’avenir de la PAC dans les zones fragiles organisée par Farm Europe le 22 juin dernier. Réunissant au cœur du massif du Vercors, décideurs européens, responsables économiques et agriculteurs, cette journée de travail s’est focalisée sur les enjeux suivants : comment faire vivre l’ambition d’une agriculture présente et dynamique sur l’ensemble des territoires, comment encourager la structuration des filières pour capter la valeur ajoutée et enfin répondre aux enjeux de la durabilité environnementale en zones économiquement fragiles.

(suite…)

—  26 juin 2017

Publié  LADEPECHE.FR

(AFP) – C’est une nouvelle étape dans la construction européenne: avec la fin de l’itinérance au sein de l’Union, le 15 juin prochain, les Européens en voyage pourront désormais appeler et surfer sur leur smartphone sans se soucier de leur facture téléphonique.

Concrètement, les Européens n’auront plus à payer de frais supplémentaires pour utiliser leur smartphone une fois sortis de leur pays, une nouvelle qui tombe à pic à quelques semaines des vacances d’été.

« Certains forfaits proposaient déjà cette possibilité mais désormais on passe d’une situation où seuls les clients premium, qui payaient plus, en profitaient, à quelque chose qui sera désormais pour tout le monde. Donc merci la réglementation européenne sur ce point », se félicite auprès de l’AFP Antoine Autier, chargé de mission nouvelles technologies au sein de l’association française de consommateurs UFC-Que Choisir.

Des limites ont cependant été intégrées par la Commission européenne avec un objectif: empêcher un consommateur d’un pays d’aller prendre un forfait dans un autre pays, moins cher, et l’utiliser chez lui. Et pour cause: le prix des forfaits peuvent être multipliés par 8 d’un pays à l’autre. (suite…)

—  26 juin 2017

A mon initiative en tant que rapporteur de la Commission Agriculture sur la politique de concurrence, les Commissaires en charge de l’Agriculture, Phil HOGAN, et en charge de la politique européenne de concurrence, Margrethe VESTAGER, ont pu débattre avec les députés européens de la Commission Agriculture. Cet échange, nécessaire afin de mieux comprendre les points de vues sur les interactions entre politique de concurrence et politique agricole, par nature dérogatoire, était d’une importance essentielle.

(suite…)

—  23 juin 2017

Je souhaite la bienvenue à tous les participants de la 6ème édition de la Semaine européenne des abeilles que j’organise avec ma collègue Mariya Gabriel du 26 au 28 juin. #BeeWeek

Retrouvez l’intégralité du programme #EU4Bees en ligne sur le site: http://www.beeweek.eu/ ou la page European Week of Bees and Pollination

—  15 juin 2017

Mise en œuvre du verdissement de la PAC, j’explique mon vote en session plénière du Parlement européen au sujet des surfaces d’intérêt écologique. Je souhaite que nous accompagnions les agriculteurs vers une agriculture durable. Pour cela, les chefs d’exploitation doivent retrouver leur capacité d’entreprise et d’innovation sur le terrain.

—  9 juin 2017

Face à la situation extrême dans laquelle se trouvent les éleveurs suite à l’épuisement du quota de prélèvement de loups, j’ai interpellé, avec mes collègues de la délégation française du groupe PPE, le Ministre à l’environnement Nicolas HULOT et le Ministre à l’agriculture Jacques MEZARD pour qu’ils se saisissent du dossier sans attendre et propose des solutions concrètes aux éleveurs partis en alpage. Relire mon courrier : MEZARD Jacques – Prédation du loup  HULOT Nicolas – Prédation du loup

Réaction du Ministre : à la suite de mon courrier sur la prédation du loup, réaction encourageante du nouveau Ministre à l’agriculture Jacques Mézard pour les éleveurs : 2 tirs de défense sont autorisés jusqu’au 30 juin. De plus, le quota de prélèvement est relevé à 40 loups pour 2017/18.

(suite…)

—  2 juin 2017

Hier, le Président Trump a décidé de se retirer de l’Accord de Paris. Je le regrette profondément.

Cet accord historique, porté par la France, réuni l’ensemble des pays du monde autour d’un objectif commun : limiter la hausse des températures à 2°C. L’impact des activités humaines sur le réchauffement climatique fait aujourd’hui consensus dans la communauté scientifique. Il y a urgence à agir. La coopération et la confiance mutuelle entre nations du monde sont donc des prérogatives essentielles à cette démarche commune.

Par sa décision, le Président des États-Unis franchit une nouvelle étape dans l’isolement de son pays. Il expose les citoyens américains et toute la communauté internationale aux risques des dérèglements climatiques.

Pour l’heure, beaucoup d’incertitudes planent sur les modalités de retrait d’un État partie à l’Accord, et sur ses conséquences à moyen et long terme. Les États-Unis demeurent le deuxième plus gros émetteur de gaz à effet de serre.

Ne perdons pas espoir pour autant !

Saisissons d’abord les opportunités. La France et l’Union européenne doivent être les chefs de file de la transition vers une économie bas-carbone. Nous devons poursuivre nos efforts pour investir dans la recherche & l’innovation, développer les technologies qui feront le monde de demain, adopter des modes de vie plus respectueux de l’environnement. L’économie verte et bleue recèle un potentiel de croissance et d’emplois extraordinaires.

Protégeons aussi nos entreprises d’une concurrence déloyale. Les efforts « environnementaux » ne devraient pas pénaliser les acteurs européens face aux partenaires américains. L’Union européenne doit mettre en place les instruments de défense commerciale adaptés.

Je m’engage, en tant que membre des commissions de l’agriculture et de l’environnement du parlement européen, à poursuivre les objectifs de l’Accord de Paris.

 

—  2 juin 2017
—  2 juin 2017

L’intégration d’énergies renouvelables dans les transports est un enjeu clé pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris. Or, la Commission veut mettre un terme aux biocarburants de première génération (fabriqués à partir de produits agricoles, ex. sucre de betterave, maïs, blé) dans son projet de révision de la Directive énergies renouvelables. Je m’y oppose ! Nous tirons de nombreux bénéfices à la production de biocarburants issus de cultures européennes, tant en termes agricole, climatique et environnementale.

En France, premier pays producteur européen, seul 1% des terres arables est consacré aux biocarburants. En 10 ans, on constate qu’il n’y a pas eu de concurrence avec la production alimentaire ou de hausse du prix des denrées. C’est par contre une source de diversification et un complément de revenu essentiel pour les agriculteurs européens. Cette activité permet aussi de produire des protéines animales – car c’est un coproduit – dont l’Europe est dépendante à 70% des importations de l’extérieur.

Rappelons enfin que les investisseurs de la première génération sont les mêmes qui investiront dans les biocarburants avancés. Je m’engage donc, aux côtés de mes collègues du groupe PPE, à défendre les investissements des agriculteurs européens et de la filière et les nombreux emplois directs, dans le cadre des négociations au Parlement et au Conseil.

—  24 mai 2017

—  18 mai 2017

Après les réformes portuaire et ferroviaire adoptées à Bruxelles en décembre 2016, le député européen Renaud Muselier s’est félicité de l’adoption, aujourd’hui en session plénière, d’une résolution du Parlement européen sur les transports routiers dans l’Union européenne. « C’est un message fort envoyé à la Commission européenne, à quelques jours de la présentation de son paquet routier. Ce projet vise à étendre le travail d’harmonisation des législations européennes en matière de transports, au secteur routier ».

« Le paquet routier sera l’évènement politique des prochains mois au sein de la Commission transport et tourisme du Parlement européen. Résolution du problème du cabotage (camions qui roulent à vide), réduction de l’empreinte écologique, renforcement des contrôles contre les fraudes, lutte contre la concurrence déloyale sur l’ensemble du territoire européen : les enjeux sont majeurs. » a-t-il expliqué.

« Cette réforme est un véritable symbole face aux extrêmes qui accusent l’Europe de libéralisme sauvage. Non, l’Europe protège lorsqu’on sait s’en servir ! Notre ligne est restée la même : pas de libéralisation du secteur avant une harmonisation sociale des Etats-membres au préalable. Nous y veillerons de très près lors des négociations qui s’ouvriront fin mai »,  ont déclaré Renaud Muselier et Elisabeth Morin-Chartier, rapporteure au Parlement européen sur la révision de la directive sur les travailleurs détachés

 

—  16 mai 2017

Le 15 mai en commission Agriculture, j’ai rappelé au Commissaire HOGAN, qui vient de lancer une large consultation sur le futur de la politique agricole commune (PAC), que la politique agricole commune est avant tout une politique économique !

Alors que certains groupes d’intérêts tentent d’infléchir cette politique vers une politique principalement environnementale, il convient de rappeler dans le contexte de la préparation de la réforme à venir, la vocation économique de la PAC, comme préalable à toutes autres considérations environnementales et sociales que l’on souhaiterait voir cette politique remplir.

 

—  16 mai 2017

Question avec demande de réponse écrite à la Commission – Renaud Muselier (PPE), Michel Dantin (PPE), Tokia Saïfi (PPE) et Franck Proust (PPE)

Objet: Accord de libre-échange avec le Mercosur – secteur bovin

La Commission européenne a publié en novembre 2016 une étude sur les effets cumulés des accords de libre-échange sur le secteur agricole européen. Les auteurs de cette étude ont analysé l’effet économique cumulé de douze accords commerciaux, qu’ils soient conclus ou non, dont celui en cours avec le Mercosur.

Alors que le secteur des vins et spiritueux sort renforcé de ces accords, il apparaît, suite à cette étude, que la conclusion d’accords de libre-échange aurait globalement une incidence négative sur le secteur de la viande bovine, la viande ovine, la volaille, le riz et le sucre. Problème déjà identifié lors des négociations avec le Canada, l’équilibre des carcasses semble être ignoré, alors que l’importation de morceaux nobles risque d’avoir une incidence sur la valorisation de toute la carcasse.

  1. La Commission confirme-t-elle qu’elle caractérise comme étant sensible le secteur de la viande bovine dans le cadre des négociations avec le Mercosur, tel qu’acté par la Commission en mai 2016?
  2. Compte tenu du scandale alimentaire dévoilé au Brésil le 17 mars, où un gigantesque réseau de commercialisation frauduleuse de viande avariée a été démantelé, la Commission compte-t-elle exclure de l’accord la viande bovin

(suite…)

—  15 mai 2017

Retrouvez mon audition par la Section de l’agriculture, de la pêche et de l’alimentation du CESE dans le cadre de la saisine : « Quels leviers pour renforcer la compétitivité de l’agriculture et de l’agroalimentaire français ? ».

—  11 mai 2017

La directive sur l’organisation des soins de santé transfrontaliers est une réussite ! C’est ce qu’a déclaré la Commission européenne, lors d’un échange de vues en commission parlementaire de l’environnement, le 3 mai dernier. Introduite en 2011, cette directive a pour objectif de garantir l’offre de soins pour les patients pris en charge dans un autre État membre. Pour un accident survenu pendant un séjour touristique par exemple. Dans une Europe où de plus en plus de patients reçoivent des soins dans d’autres pays de l’UE et où les praticiens travaillent dans plusieurs États membres, ce texte permet de clarifier le droit des patients et apporte un cadre de coopération permettant d’assurer l’offre de soins au-delà des frontières.

Suite au un premier examen de mise en œuvre de la directive, la Commission transmettra un rapport au Parlement européen d’ici octobre 2018. Il aura pour objectif de dresser un panorama global de la mise en œuvre de la directive dans les différents États membres, et mettra en avant les bonnes pratiques, les projets de coopération, mais aussi les cas violations. Les problèmes identifiés concernent notamment les remboursements réduits pour les soins à l’étranger, les tarifs défavorables pour les patients originaires d’autres États membres, les procédures administratives lourdes, et les problèmes en cas de recours contre un praticien. À la publication de ce rapport, la Commission formulera également des propositions pour améliorer la coopération dans les régions transfrontalières. (suite…)

—  9 mai 2017

Face à des ministres de l’agriculture timorés, les députés européens ont pris la mesure de leurs responsabilités et décidé d’appuyer sur l’accélérateur de “l’Omnibus” en proposant des ajustements de bon sens pour la Politique agricole commune. L’approche suggérée par le rapport de la commission de l’Agriculture du Parlement  permettrait de donner aux agriculteurs, dès 2018, les moyens d’être plus résilients face aux crises et plus forts au sein de la chaîne alimentaire.

Sans attendre une réforme de la PAC à l’agenda  incertain, la ligne proposée par le rapport, adopté le 5 mai par la commission de l’agriculture, permettrait d’achever et de simplifier la réforme de 2013 sur deux volets clefs : les outils de gestion des risques et le droit de la concurrence. Les amendements, négociés principalement par trois acteurs clefs de la réforme de 2013 – Albert Dess (Allemagne), de Paolo de Castro (Italie) et de Michel Dantin (France) – prévoient les améliorations suivantes:

– Faciliter la reconnaissance des Organisations de Producteurs par les Etats membres ; renforcer leurs prérogatives matière de transformation, vente, transport ou conditionnement ; permettre à ces organisations de gérer les volumes en leur sein, ainsi que la mise en marché et la négociation de contrats et leurs conditions au nom de leurs adhérents: telles sont quelques-unes des initiatives qu’ils demandent sur le volet « chaine alimentaire ».

(suite…)

—  5 mai 2017

Hier, je suis intervenu sur Euradionantes dans le cadre de l’émission « On n’est pas sorti d’Europe ! » sur le futur de la Politique Agricole, la récente adoption du règlement Omnibus qui vise à réviser à mi-parcours cette politique fondamentale européenne. Vous pouvez accéder à mon entretien (à partir de la 65ème minute) en cliquant sur le photo ci-dessous.

thumb_34922_default_large

 

—  3 mai 2017

Retrouvez ma tribune Agriculture : les mirages et l’impasse lepénistes en ligne sur www.latribune.fr en cliquant sur l’image ci-dessous.

Le désespoir dans les campagnes est immense. La mise en œuvre de la nouvelle réforme de la PAC dans notre pays est catastrophique. Alors que nos 27 partenaires européens profitent déjà des bénéfices de cette dernière, le quinquennat socialiste a laissé toute une profession exsangue. On annonce alors que les agriculteurs seraient séduits par les sirènes de Madame Le Pen et de son programme agricole proposant le protectionnisme, le repli de l’agriculture française sur elle-même et la sortie de l’Union européenne. En cette dernière semaine de campagne, j’ai trop de respect pour les paysans français pour rester muet, il est nécessaire de rappeler ce qu’est l’agriculture française et de déconstruire un programme agricole fondé sur de vaines promesses.

Le rôle structurant de la PAC

Notre agriculture est par nature diversifiée, connue pour la qualité de ses produits et résolument ouverte sur le monde. Deux tiers des exploitations agricoles sont tournées vers l’exportation permettant à la France de dégager en 2015 un excédent commercial de l’ordre de 9,2 milliards d’euros (dont 2,7 milliards sur le marché européen) et en dépit d’une année noire, l’excédent se maintient à 6,1 milliards d’euros en 2016. La Politique Agricole Commune a depuis 55 ans eu un rôle structurant dans le développement de notre agriculture en lui donnant l’accès à un marché intérieur de 500 millions de consommateurs. Cette politique continue à mobiliser près de 10 milliards d’euros par an en soutien à l’investissement agricole et au revenu des agriculteurs, protégeant plus de 54% d’entre eux de la faillite.

En agriculture comme dans d’autres secteurs, il faut du concret. Marine le Pen souhaite transformer la Politique Agricole Commune (PAC) en Politique Agricole Française (PAF) fondée sur un protectionnisme agricole. Une telle promesse a pour préalable la sortie de l’Union européenne, à la manière du Brexit. La négociation qui s’engage avec les Britanniques nous donne déjà une idée de ce que pourrait être son application en France… (suite…)

—  3 mai 2017

« Le règlement Omnibus est finalement sur les rails. Aujourd’hui, nous avons adopté des points clés, notamment la simplification des règles relatives aux paiements directs, dont les aides pour les jeunes agriculteurs et le verdissement, l’amélioration des outils de gestion des risques et d’accès aux instruments financiers et surtout le renforcement des possibilités d’organisation des filières agricoles et la clarification de leur lien avec le droit de la concurrence », a déclaré Michel Dantin, à la suite du vote sur le volet agricole du règlement “Omnibus” en commission de l’Agriculture au Parlement européen.

Le règlement Omnibus, proposé en novembre par la Commission européenne, visait à réviser et simplifier les principales politiques publiques européennes, dont la Politique Agricole Commune.

« Sur demande des rapporteurs, j’ai fait toutes une série de propositions pour gérer plus efficacement les crises, pour renforcer la position des agriculteurs au sein de la chaîne d’approvisionnement et donner au monde agricole les moyens de s’organiser et de négocier la vente de leur production sans craindre les foudres des autorités de concurrence. En outre, un droit au contrat écrit pour les agriculteurs est nouvellement créé et des clauses de partage de l’évolution de valeur ajoutée entre les producteurs, les industriels et la distribution pourront à l’avenir être négociées. Enfin, nous demandons à la Commission d’adopter d’ici à juin 2018 un cadre règlementaire pour lutter contre les pratiques commerciales déloyales qui sont un véritable fléau ! » a précisé le député européen.

« Je reste convaincu qu’il y a plus d’argent à gagner pour les producteurs dans un fonctionnement sain de la chaîne d’approvisionnement alimentaire que dans une hypothétique revalorisation des aides directes. Face à la montée du populisme, le Parlement européen apporte des réponses concrètes aux demandes des agriculteurs. La balle est maintenant dans le camp du Conseil et de la Commission ! » a conclu Michel Dantin.

—  3 mai 2017

Bruxelles – Les comptes devront être soldés entre le Royaume-Uni et l’Union européenne à l’occasion du Brexit et ce n’est « pas une punition », a soutenu mercredi le négociateur européen en chef Michel Barnier lors d’une conférence de presse à Bruxelles.

« Le Royaume-Uni devra honorer au terme d’un règlement financier unique (…) tous les engagements. Il ne s’agit pas d’une punition ni d’une taxe de sortie », a expliqué M. Barnier à l’occasion de la présentation de son mandat pour la négociation à venir, proposé par la Commission aux 27 Etats membres restants.

L’objectif de M. Barnier et de son équipe est de se « mettre d’accord sur une méthodologie rigoureuse pour calculer ces engagements » financiers.

Le Français, désigné par les institutions et les Etats membres pour négocier au nom de l’UE, a refusé de qualifier de « facture » la somme qui sera demandée à Londres, mais aussi d’avancer un quelconque chiffre.

« Nous devons solder le passé, c’est clairement établi (…) mais quand bien même nous serons précis sur la méthodologie on ne pourra pas donner les chiffres définitifs », a-t-il souligné.

Il s’agira bien sûr de respecter les engagements pris dans le cadre financier pluriannuel adopté en 2013, et qui court pour la période 2014-2020, a-t-il précisé.

Ces sommes sont « engagées » et des « problèmes » seraient inévitables si les « programmes devaient être amputés ou suspendus ».

Mais la somme des engagements est susceptible d’évoluer car le Royaume-Uni est encore membre de l’UE jusqu’à ce qu’il se retire officiellement, à la date prévue du 29 mars 2019, a expliqué Michel Barnier.

« Il y a sur cette question comme sur les autres des positions différentes » avec Londres, a encore reconnu le négociateur en chef. Cela était ressorti du dîner une semaine plus tôt entre lui, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et la Première ministre britannique Theresa May.

Le Brexit ne sera pas facile, a-t-il souligné, renvoyant la balle dans le camp britannique, qui doit encore se mettre en ordre de bataille après des élections prévues le 8 juin.

« Certains créent l’illusion que le Brexit n’aura pas d’impact matériel sur nos vies ou que les négociations pourraient être conclues rapidement », a-t-il regretté.

(©AFP / 03 mai 2017 12h08)

—  3 mai 2017

Retrouvez l’article dans son intégralité en cliquant sur le lien ci-après : L’inflation affecte les dépenses des Britanniques et pèse sur l’activité, Le Monde

2017-05-03_11-10-12

 

—  2 mai 2017

Screenshot_20170430-205411

—  26 avril 2017

L’Europe serait aujourd’hui dans le débat public la source de tous les maux de la France, y compris pour l’agriculture. Il faudrait en sortir et alors mettre un terme à la politique agricole commune.

La désespérance des campagnes et du monde agricole est immense, la crise est à la fois morale, sociale et économique. Néanmoins, il nous faut regarder la réalité en face et le monde qui nous entoure.

Il faut sortir des affirmations qui jette l’opprobre sur l’Europe. Nous avons notre part de responsabilité, il faut que la France soit plus présente à Bruxelles pour imposer son point de vue et vienne très vite avec une proposition de la PAC du futur.

Utilisons ensemble l’Europe pour bâtir une agriculture plus puissance et conquérante !