—  9 janvier 2017

L'eurodéputé Michel Dantin à l'écoute des agriculteurs du Massif Central

Pour « corriger ce qui ne marche pas » dans l’application de la Politique agricole commune (PAC 2014-2020), un texte, l’Omnibus, est en préparation. L’eurodéputé Michel Dantin, qui participe à sa rédaction, était hier en visite de terrain à Saint-Beauzire (Haute-Loire)

« Mon grand-père vendait son lait plus cher qu’aujourd’hui. Il vendait ses génisses grasses au boucher plus cher qu’aujourd’hui… Sans la PAC, il ne resterait plus beaucoup d’agriculteurs », résume Cédric Gauthier, éleveur à saint-Beauzire, en Haute-Loire.

« Corriger ce qui ne marche pas. »

Cette fameuse Politique agricole commune (PAC 2014-2020) était au cœur des échanges, ce 4 janvier, lors de la visite de l’eurodéputé Michel Dantin (*), invité par la FRSEA Massif Central. « Sa mise en place est parfois assez éloignée de la volonté du législateur », déplore-t-il. Membre de la commission agriculture du parlement européen, il participe à la rédaction de l’Omnibus, texte qui entre en application fin 2017 et qui doit « corriger ce qui ne marche pas. » Michel Dantin souhaite notamment garantir la liberté de négociation des agriculteurs réunis en organisation de producteurs, sans qu’ils tombent sous le coup de l’autorité de la concurrence.

La FRSEA fait des propositions

Lors de la visite de la ferme des frères Gauthier, il a pu échanger avec les agriculteurs présents sur la PAC mais aussi répondre à leurs questions sur l’avancée de certains textes ou sur les conséquences du Brexit. La FRSEA a profité de cette rencontre pour présenter ses propositions et sensibiliser l’eurodéputé aux particularités de la région. « Le premier atout du Massif Central, c’est d’avoir encore un tissu agricole très structuré pour une zone de montagne, estime Michel Dantin. La bonne technicité des éleveurs leur a permis de résister aux crises successives. »