Actus générales

Prédation du loup : les éleveurs attendent du gouvernement des solutions pérennes

—  21 juillet 2017

 

 « La décision d’augmenter le quota de prélèvement de loups en France va dans le bon sens, mais elle est loin d’offrir, à elle seule, les garanties nécessaires à la poursuite de cette activité dans des conditions sereines et durables » a réagi Michel Dantin, Député européen du Sud-Est, suite à la publication du décret du gouvernement autorisant le prélèvement de 40 loups pour l’exercice 2017-2018.

Depuis plusieurs années, la filière de l’élevage est confrontée à une forte augmentation des attaques de loups sur les troupeaux, qui menace la pérennité de l’activité et ses nombreuses filières en aval. Les régions montagneuses, notamment le sud-est de la France, sont les premières concernées par les attaques de loups. En cinq ans, le nombre de bêtes tuées a plus que doublé, passant à près de 9000 en 2017. Le nombre d’exploitations ovines est passé de 95 000 en 2010 à 70 000 en 2016.
« Fin mai, j’avais interpellé le Ministre à l’environnement par courrier pour demander l’abatage de 2 loups supplémentaires – et obtenu gain de cause – alors que le quota était déjà épuisé au moment où les éleveurs partaient en alpage », a rappelé Michel Dantin.

« Les éleveurs attendent à présent des solutions pérennes et des moyens efficaces pour assurer la protection de leurs troupeaux sur le long terme. L’abattage de loups est une mesure d’urgence à l’impact limité », a expliqué l’eurodéputé, « j’appelle le gouvernement à tout mettre en œuvre pour obtenir la révision de la Convention de Berne et le déclassement du loup en tant qu’espèce strictement protégée », a-t-il ajouté.
La Convention de Berne a été signée en 1979 et ratifiée par la France en 1990. Elle vise à assurer conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe. L’agro-pastoralisme – l’élevage en prairies – permet notamment de répondre à ces objectifs en participant à la préservation des paysages et de la biodiversité.
« Aujourd’hui, ce sont les éleveurs qui sont menacés d’extinction. On constate déjà un fort recul de l’installation des jeunes professionnels, alors que l’élevage est une activité structurante dans ces territoires ruraux en perte de vitesse. Il est source de dynamisme économique et de tourisme », a conclu Michel Dantin.

Hommage à Madame Simone VEIL, une européenne convaincue

—  30 juin 2017


C’est avec émotion, que je souhaite rendre hommage à Madame Simone VEIL, une européenne convaincue, femme de convictions profondes au destin exceptionnel, qui nous laisse un riche héritage européen à poursuivre.

Élue au suffrage universel au Parlement européen en 1979. Elle devient la première femme Présidente du Parlement européen. Persuadée que seule la construction européenne pouvait mettre fin aux guerres qui avaient ravagé le continent européen et causé tant de souffrance et dont sa famille fut directement victime, elle ne cessera de convaincre et de porter la réunification franco-allemande, préalable indispensable à la paix en Europe. Véritable ambassadrice de l’Europe et de la paix, elle portera et participera à l’élaboration des grandes étapes de la construction européenne inlassablement.

Elle laisse une empreinte indélébile de son passage au Parlement européen. Oui, encore aujourd’hui son ombre plane à Strasbourg et son exemple inspire.

Le respect d’autrui et son humanisme auront guidé son action tout au long de sa vie. Aux jeunes générations, aux Européens d’aujourd’hui et de demain, elle lègue ce message d’espérance et de tolérance, extrait de son discours présentant la loi IVG à l’Assemblée le 26 novembre 1974 : « Les jeunes générations nous surprennent parfois en ce qu’elles diffèrent de nous ; nous les avons nous-mêmes élevées de façon différente de celle dont nous l’avons été. Mais cette jeunesse est courageuse, capable d’enthousiasme et de sacrifices comme les autres. Sachons lui faire confiance pour conserver à la vie sa valeur suprême. ».

Michel DANTIN

[QUESTION ECRITE] Mécanisme de stabilisation pour la banane du Nicaragua

—  30 juin 2017

Question avec demande de réponse écrite

Franck Proust (PPE), Tokia Saïfi (PPE), Maurice Ponga (PPE), Michel Dantin (PPE), Angélique Delahaye (PPE), Gabriel Mato (PPE) et Cláudia Monteiro de Aguiar (PPE)

Objet: Mécanisme de stabilisation pour la banane du Nicaragua

Dans le cadre de l’accord de partenariat avec les pays d’Amérique du Sud et d’Amérique Centrale, la Commission européenne a négocié un mécanisme de stabilisation pour le secteur de la banane, afin que les préférences commerciales puissent être temporairement suspendues lorsqu’un certain seuil d’importations est dépassé. Il y a quelques jours, la Commission a publié des données indiquant que le Nicaragua a dépassé le seuil d’alerte de 80 % et a déjà rempli 88,9 % des 13 500 tonnes qu’il peut exporter vers l’Union européenne sans droit de douane.

Étant donné la récente révision du mécanisme de stabilisation pour les bananes et les informations transmises sur le dépassement du seuil d’alerte par le Nicaragua, la Commission peut-elle indiquer:

  1. les actions préparatoires qu’elle mène actuellement en vue d’un possible déclenchement du mécanisme de stabilisation?
  2. le calendrier et les échéances fixés pour déclencher le mécanisme de stabilisation pour les bananes du Nicaragua?
  3. De plus, la Commission peut-elle préciser quand et comment elle compte informer le Parlement européen ainsi que les producteurs européens de bananes du dépassement du seuil d’alerte et des prochaines étapes du processus?

(suite…)

[COMMUNIQUE] Perspectives financières de l’UE: Le budget de l’agriculture doit être préservé !

—  28 juin 2017

«Je suis choqué par la teneur des scénarios présentés aujourd’hui par la Commission européenne dans le cadre du document de réflexion sur l’avenir des finances de l’UE. Sur cinq scénarios, quatre prédisent une baisse significative du budget agricole européen alors que le scénario restant, c’est à dire l’augmentation des ressources de l’Union et de la Politique agricole commune, est malheureusement peu crédible », a expliqué Michel Dantin (eurodéputé LR, PPE, Fr).

 « Dans ce débat, il convient de rappeler quelques vérités : la Politique agricole commune est encore à ce jour la politique la plus intégrée et aboutie de l’Union européenne. La PAC est par essence une politique européenne puisque les pères fondateurs ont fait le choix en 1962 de mutualiser les efforts agricoles nationaux et il n’existe plus aujourd’hui de politiques agricoles nationales stricto-sensu. Bien que cette politique représente 37% du budget européen, ce chiffre n’équivaut qu’à 0,6% des dépenses publiques européennes totales, soit 32 centimes par citoyen et par jour. Ces 32 centimes garantissent une production de produits agricoles de haute qualité, sains et sûrs pour 500 millions d’Européens, et font de l’Union européenne une puissance exportatrice et souveraine sur le plan alimentaire. Ces 32 centimes ont également permis l’aménagement et le développement rural de nos territoires ».

 « Alors que nos principaux concurrents (États-Unis, Inde, Chine et Brésil) ont, au cours des dernières années, augmenter leur soutien stratégique à l’agriculture et que les premières discussions sur le futur de la politique agricole commune s’engagent, ce document de réflexion est un très mauvais signal », a ajouté le député européen.

 « Je compte défendre bec et ongle le budget de l’agriculture, élément essentiel d’une politique agricole commune ambitieuse et efficace », a conclu Michel Dantin.


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